SOMMET POUR UN NOUVEAU PACTE FINANCIER MONDIAL : le Président Bazoum porte la voix du Niger

Le Président de la République, Mohamed Bazoum prend part  au sommet pour un nouveau pacte financier mondial qui se déroule du 22 au 23 Juin 2023 au Palais Brongniart à Paris. Cette  rencontre d’envergure internationale regroupant une cinquantaine de Chefs d’Etats et de Gouvernements, est placée sous l’égide du Président français, Emmanuel Macron, de la présidence indienne du G20 et de la première ministre de la Barbade Mia Mottley.

 

L’objectif annoncé de cette rencontre est de jeter les bases d’un nouveau système pour relever les défis mondiaux communs, en particulier la lutte contre les inégalités, le changement climatique et la protection de la biodiversité, de définir les principes des réformes à venir et de fixer une trajectoire vers un partenariat financier plus équilibré entre le Sud et le Nord.

Ce Sommet de Paris décliné à travers six tables rondes de haut niveau et  40 événements parallèles, sera l’occasion d’examiner les interactions entre réforme des banques multilatérales de développement, la mobilisation des capitaux privés, le financement pour le climat, les infrastructures vertes et la réponse aux enjeux de la dette.

Il est annoncé plus de 27 000 milliards de dollars qui devront être mobilisés pour  lutter contre la pauvreté, les inégalités et faire face aux changements climatiques dans les pays en développement  d’ici à 2030, soit environ 3 900 milliards de dollars par an.

La participation du Président Mohamed BAZOUM à cet important Sommet dénote de l’intérêt particulier qu’il a toujours porté à toutes ces préoccupations transversales qui intéressent autant le Niger que l’Afrique. C’est pourquoi, le président nigérien entend porter la voix de son pays à ce sommet  pour un nouveau pacte financier mondial.  Un cadre de concertation et de réflexion qui va permettre de jeter les nouvelles bases pour un nouvel ordre mondial, en matière de développement.

 Le monde est actuellement confronté aux conditions les plus difficiles depuis des décennies. Les défis liés à l’explosion de la dette publique, l’inflation et le resserrement de la politique monétaire occasionnant la volatilité financière ont plombé le climat des affaires et la croissance économique.

En outre, l’effort de réduction de la pauvreté observé  depuis plusieurs décennies s’est interrompu, voire inversé, entraînant des écarts économiques grandissants à l’échelle mondiale.

Le Niger qui est sur une pente ascendante, en matière de structuration et de durabilité d’une croissance établie cette année à 7% et 12% attendues en 2024, peut doublement tirer parti de ce raout, en raison des efforts du gouvernement pour le développement intégral et la lutte contre la péjoration climatique, à travers la mobilisation des ressources financières. L’occasion pour le Niger  d’avoir plus de visibilité et de partenaires afin d’anticiper sur les dettes publiques et éviter les catastrophes.

Il ressort d’un entretien  tenu ce mardi 20 juin 2023, à l’Ambassade de France au Niger que ledit sommet a pour but principal de redéfinir la politique du développement, de discuter d’une nouvelle vision de financement pour ainsi trouver un levier de financement commun. Aussi, il est question de créer des groupes de travail sur le cofinancement des projets en marge du G20 (INDE) à venir au Brésil, car il faudrait travailler ensemble pour trouver des solutions, de manière complémentaire en changeant les méthodes actuelles,  vu l’évolution du monde.

Ibrahima Oumarou Galadima