Au moment où les esprits sont taraudés par le passage à témoin de l’administration d’Issoufou à la prochaine mandature, certains responsables se donnent un malin plaisir de vouloir assurer leurs arrières en plaçant leurs amis, parents et connaissances à des postes de responsabilité. C’est présentement le cas dans un ministère du secteur de l’éducation, si on n’y prend garde. Cette mauvaise pratique doit être dénoncée et combattue par les plus autorités en place.

Des sources bien informées, un nouveau ministre du secteur de l’éducation aurait instruit ses directeurs à procéder à des affections à l’échelle nationale dans le simple but de placer ses ouailles.  A la sortie de cette insolite réunion, les directeurs étaient très déçus de la décision du ministre qu’ils estiment inopportune et clientéliste de la part du ministre.

En effet, vouloir engager une vaste mutation dans le secteur de l’éducation en janvier dans ce contexte de la pandémie de la Covid et électoral parait très suspect et contreproductif aux yeux des responsables techniques de ce ministère.

D’aucuns se demandent pourquoi ce ministre est si pressé de troubler le système éducatif juste pour placer ses amis, parents et connaissances ? Dans le contexte actuel, le bon sens aurait voulu que les ministres en place suspendent les nominations et autres promotions sauf cas de force de majeure.

Et à notre humble avis, il appartient aux plus hautes autorités du pays de freiner cette ardeur ou disons ces mauvaises pratiques qui consistent à perturber l’administration publique avec une visée purement clientéliste.

Il faudrait laisser à la nouvelle administration le soin de redynamiser le système selon sa vision et les réformes envisagées pour booster la performance du secteur.

Ces mauvaises pratiques visant à instrumentaliser l’administration doivent être combattues avec la dernière énergie. En effet, le fait que chaque ministre doit changer les cadres même lorsqu’ils sont valeureux nuit beaucoup à l’administration. L’état c’est une continuité mais que vaut une continuité sans rationalité ?

Si chaque ministre doit placer simplement ses amis, parents et amis c’est la voie la plus sûre pour appauvrir l’administration. Et ce mal ne date pas d’aujourd’hui. On en parle mais dans la réalité, nous sommes encore très loin du principe selon lequel il faut mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Il parait que cela a perdre et fait perdre des financements pour le Niger.

C’est en cela justement qu’il faut dénoncer le clientélisme politique exacerbé par la pléthore des partis politiques. La tendance voudrait que mêmes les cadres compétents se réduisent à des simples courtisans pour espérer faire carrière. Il est évident que dans ce contexte la carte d’un parti politique a plus de valeur qu’un diplôme quel que soit le grade auquel il donne droit. Le monde à l’envers.

Avec un tel état d’esprit comment inverser la tendance à la médiocrité dans l’administration publique ?  Comment surtout asseoir une bonne gouvernance dans le pays ? Comment peut-on relever les défis qui tirent le Niger vers le bas dans le classement de l’Indice du développement humain ?  C’est dire simplement que le Haut-commissariat pour la réforme de l’administration a du pain sur la planche.

EMS

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