Depuis sa désignation comme candidat du PNDS aux prochaines élections présidentielles et son départ du gouvernement, Bazoum Mohamed  boude volontiers les salons à polémique intarissable de Niamey, convaincu que la victoire se jouera sur « la proximité » avec les militants et l’occupation du terrain. Depuis lors, il ne chôme pratiquement pas et les militants de son parti le réclament de partout. Il s’est déjà rendu dans les régions d’Agadez, de Dosso, de Tillaberi, de Tahoua et de Zinder…

 

Le goût de l’aventure !

C’est dans la suite de cette lancée qu’il a effectué la première partie de cette tournée dite de « proximité » avec les militants de son parti dans la région de Maradi, du mardi 25 août au mardi 1er septembre 2020. Quatre départements sur les huit étaient concernés. Il s’agit de Bermo, Dakoro, Mayahi et Tessaoua. Aussitôt après avoir foulé le tarmac de l’aéroport de Maradi, il mit le cap sur le grand nord, une zone réputée difficile d’accès, particulièrement en cette période d’intenses activités orageuses. Un véritable chassé-croisé de plus d’une semaine qui le mènera sur les routes défoncées de l’hinterland du Gobir et du Katsina.

Après les étapes « faciles » de Sabon Machi, Kornaka, Ajé Koriya, Birnin Lallé, Dakoro, Mayahi, Sarkin Haoussa Maijirgui et Tessaoua, des localités « situées sur le goudron », « l’enfant de Tesker », en habitué des grands espaces, arpenta les routes tant redoutées de Dan Goulbi, Goula, Soly, Maiyara, dans le département de Dakoro, de Bermo et Gadabédji dans le département de Bermo, puis Guidan Amoumoune, Attantané, Tchaké, Issawane, Maireyré, Kanembakaché dans le département de Mayahi et d’Ourafane, Baoudéta, Korgom, Hawan Dawaki, Koona dans le département de Tessaoua. Toutes ces « grosses bourgades », chefs-lieux de communes, présentent la particularité d’être situées loin de la RN1 et de n’être reliées à celle-ci que par de minces filets latéritiques dégradés ou même pas du tout.

Sur ces routes quasiment impraticables, les véhicules ont tant souffert. Le président du PNDS l’a appris lui-même à ses dépens, quand sa V8 s’est embourbée sur le tronçon sableux entre Tchaké et Maireyré. La partie « aventure » de ce périple s’arrête là !

« Sai Bazoum » !!!

Pour le reste, que du bonheur pour le candidat Bazoum Mohamed ! Partout sur son trajet, malgré les travaux champêtres en cours, des foules sont sorties massives, compactes et disciplinées pour l’accueillir et l’acclamer, sur les bords de la route ou les militants sur les lieux des meetings, souvent sous un soleil de plomb où même jusqu’à la tombée du jour, scandant à tue-tête le slogan « sai Bazoum ».

Kalla Hankouraou, Coordonnateur régional du PNDS, Ministre des Affaires étrangères, est tout aussi émerveillé par tant de mobilisation. « C’est incontestablement le fruit du travail abattu par notre parti dans cette région », a-t-il confié aux journalistes. « C’est aussi la preuve que notre parti a beaucoup progressé et que sa machine de mobilisation est plus que performante », renchérit Moctar Gado Sabo, Président du BEF, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à la tête du comité d’organisation. « Alhamdou lillah », s’était écrié Bazoum lui-même, levant les mains vers le ciel pour remercier Dieu et les militants de son parti, c’était à la dernière étape de Koona.

De l’avis de tous les observateurs, cette tournée de Bazoum dans la région de Maradi vient de balayer et d’enterrer définitivement toutes les médisances colportées par les opposants locaux à son encontre et dissiper ainsi tous les scepticismes. « Ici tout est acquis », pouvait-on en effet lire sur des pancartes dans tous les lieux de meetings. La prochaine confirmation est attendue lors de la deuxième phase de cette tournée dans les départements d’Aguié, Gazaoua, Guidan Roumdji, Madarounfa et Maradi ville, où militants, sympathisants et autres « grands mobilisateurs » piaffent d’ores et déjà d’impatience !

El Kaougé Mahamane Lawaly, Le Souffle de Maradi

Niger Inter

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