Sommet du 10 décembre de la CEDEAO : Les trois (03) options des Chefs dEtats

Le Niger vit sous embargo, l’un des plus draconiens, imposé par la CEDEAO depuis l’avènement le 26 juillet dernier du pouvoir militaire du CNSP. Après avoir échoué à faire lever
ces sanctions devant la cour de justice de l’organisation sous régionale le Niger espère y parvenir la conférence des chefs d’Etats et de Gouvernement prévu ce 10 décembre.

La question que tous se posent à Niamey et ailleurs est celle de savoir que décideront les chefs d’Etats de la CEDEAO ? Et elle vaut son pesant d’or au vue de la gravité et l’urgence de la
situation dans ce pays de l’hinterland. La réponse à cette question se trouve dans trois hypothèses selon tous les analystes.

Elle est la plus redoutée par les nigériens et elle consiste en un maintien du blocus sur ce pays
peuplé de plus de 20 millions d’âmes. C’est celle que souhaitent les partisans de l’ancien président Mohamed Bazoum et défendue par eux chaque fois que de besoin. Ils y tiennent
mordicus depuis leur exil doré sans se soucier du sort de leurs parents demeurés au pays.

A contrario, les dirigeants ouest africains peuvent se montrer sensibles à la tragédie qui se profile
à l‘horizon si le blocus perdure. Ce qui les conduira à procéder à la levée des sanctions afin de soulager les souffrances des populations de part et d’autres des frontières nigériennes.

C’est l’espoir que nourrissent ces populations qui ne demandent qu’à vaquer à leurs échanges
commerciaux librement et y tirer leurs pitances.

A côté de ces deux possibilités existe une autre, intermédiaire celle-là. Il s’agira pour les dirigeants de la CEDEAO de casser la poire en deux. Procéder à une levée partielle des sanctions et conditionner le reste à un engagement vers le retour à l’ordre démocratique dans un délai
raisonnable.

Cette dernière semble être celle qui a le mérite de concilier la recherche de solutions à la crise politique que traverse le Niger à l’impératif d’éviter la survenue d’une crise humanitaire qui naitrait de la prolongation du blocus.

Mourtala Issa