De proche en proche, dans le traitement du scandale Ibou Karadjé la montagne est en passe d’accoucher d’une souris. La rocambolesque affaire Ibrahim Moussa alias Ibou Karadjé, l’ex chef du service transport de la Présidence, écroué pour détournement des deniers publics et faux et usage de faux en écriture publique ne cesse de révéler ses secrets. Ce scandale s’est produit plutôt au trésor national et non à la Présidence de la République comme il a été annoncé par certains. Ceux qui font la fixation sur le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou et d’autres personnalités du régime d’Issoufou Mahamadou risquent de déchanter dans la mesure où le faussaire Ibou Karadjé a fait son cirque au ministère des finances.

 A l’épreuve des faits, les charges sont accablantes contre Ibou Karadjé et ses complices au ministère des finances en ce sens qu’il est prouvé scientifiquement que les LAP (Lettres d’autorisation de paiement préalable) en question sont fausses.

Une affaire, disons-le, qui a été révélée au public par les soins des autorités nigériennes. En effet, après les étapes administratives, l’affaire est pendante devant le prétoire sans qu’aucune tentative d’obstruction ne vienne de l’exécutif. En saisissant la justice sans aucun atermoiement,  son Excellence Mohamed Bazoum, Président de la République chef de l’Etat, vient d’administrer la preuve de son engagement sans faille à lutter la corruption et que son message sur ce sujet lors de son discours d’investiture n’est pas une simple déclaration de circonstance. N’a-t-il pas, en effet, affirmé que « quiconque a une responsabilité dans l’administration publique répondra désormais tout seul et entièrement de ses actes ». Ceci ne semble ne pas être du goût de certains compatriotes. De toute évidence, ils veulent que la procédure prenne une autre voie. Non pas celle de la recherche de la vérité et de la justice mais celle de la satisfaction de leurs désidératas et volonté malsaine.

En effet, certains acteurs ont comme par magie ont oublié le fond de l’affaire. D’autres se sont mués en avocats défenseurs du principal mis en cause. On les voit dans leurs écrits (réseaux sociaux et colonnes de journaux) tenter, tels des prestidigitateurs de détourner l’attention des nigériens de cette affaire ou à tout le moins indiquer d’autres coupables dont les noms ne sont listés que dans les esprits de ceux qui désirent les voir mordre la poussière.

En tête de  liste de ces personnes, la première dame Malika Issoufou et le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou, Directeur du Cabinet de l’ancien président de la République Issoufou Mahamadou. Ils en prennent de toutes les couleurs. Mais cela ne doit pas faire perdre de vue l’objectif qui est celui de disculper Ibou Karadjé ; le présenter en victime et ce à « la lumière des preuves » qu’il pourrait avoir fournies non pas à ceux qui sont en charge de son dossier mais à des charlatans et autres apprentis sorciers qui tentent de lui façonner une autre image et tenter d’influer sur la procédure. Et bien ! Qu’il produise ces preuves à la justice si tant est-il qu’elles existent.

Cette entreprise vise par-dessus tout à atteindre le Président Issoufou Mahamadou dont les opposants perçoivent l’avatar dans la nomination du Chef du Gouvernement. Nous sommes donc en présence d’une tentative (une de plus) de chercher noise à l’ancien Président de la République Issoufou Mahamadou et à tous ceux qui lui sont proches. Cette tentative, faisant suite à toutes les précédentes qui ont échoué semble connaitre le même sort car contenant comme toutes les précédentes les défauts de fabrication qui les empêchent de prospérer : ces attaques ne sont soutenues par aucun principe ou volonté de faire éclater une quelconque vérité au nom de l’intérêt public. Loin s’en faut !

Le désir malsain de voir l’autre échouer ou à défaut le voir trainer dans la boue du déshonneur en constitue le seul moteur. Ce moteur alimenté par la haine ; une haine nourrie sur plusieurs décennies qui va crescendo au fil des ans et des échecs ayant jalonné l’entreprise du mal conduite par des suppôts de Satan et leurs disciples. Et comme on dirait au pays d’Houphouët « ils ont tapé poteau » ! Oui, car loin de tout ce brouhaha, le Chef du Gouvernement continue d’accomplir sa mission au profit du Niger et de son peuple. Les racontars, leurs tasses de thé ! la malhonnêteté leur style de vie.

L’acharnement contre Ouhoumoudou Mahamadou

Comment comprendre sinon cette fixation faite sur la personne du Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou ? Primo, son nom n’a été cité par aucun rapport d’enquête à quelque niveau qu’il soit. Secundo, toutes les personnes interpellées jusqu’ici, à l’exception notable du principal mis en cause, sont des agents relevant du trésor ou tout au moins du circuit des finances allant de la Direction du Budget à la Caisse du Trésor.

La police nationale, qui dispose des moyens scientifiques d’investigation a facilement mis en évidence que toutes les signatures figurant sur les documents incriminés sont grossièrement imitées et les cachets fabriqués des responsables. Il y a là un faisceau d’indices pour affirmer qu’Ibou Karadjé a bénéficié d’un réseau de complicité dans le « circuit » et nullement d’une protection supérieure comme on tente maladroitement de le faire croire.

Mais c’est sans compter avec certains de nos compatriotes qui ne se lassent de nourrir leur esprit de mauvaises nouvelles. Ils n’hésitent pas à en créer lorsque le cours normal de la vie ne leur en offre pas. Leur objectif ultime étant de ternir l’image de certaines personnes que l’Histoire a placées au-dessus de leurs petites manigances.

Cette tâche semble avoir été dévolue à certains de nos confrères. Ceux de notre corporation qui utilisent l’opportunité que leur offre l’Histoire de contribuer à l’édification de notre nation ; au renforcement de sa démocratie ; à la consolidation de l’unité nationale et la cohésion sociale, bref l’opportunité d’être du bon côté de l’histoire, pour œuvrer dans le sens contraire. Ils abusent de cette  liberté de presse chèrement acquise et qui fait la fierté de notre pays.

Cela nous vaudra le courroux de bien de personnes certes, mais notre loyauté va d’abord à la République. C’est cette dernière qui garantit l’existence même de notre corporation. En cela, nous ne pouvons rester insensibles aux assauts dont elle fait l’objet de la part de ceux qui en tirent la quintessence de leur métier de journaliste : la liberté d’expression.

Ils ont échoué et c’est cela qui les attend dans cette entreprise. A vouloir trouver coûte que coûte des poux sur un crâne rasé, on finit par y perdre la vue le reflet du soleil aidant. Il est peut-être temps pour eux de se raviser et chercher à se racheter une conscience.

Le PM Ouhoumoudou pour la manifestation de la vérité

Pourtant selon des sources bien informées, lorsque le chef de l’Etat a informé le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou de ce scandale, la réaction de ce dernier était de s’assurer si l’agent indélicat était déjà arrêté, apprend-on. En contactant l’inspecteur d’Etat, ce dernier a confié au Premier ministre d’avoir prévenu la police de ne pas laisser Ibou Karadjé sortir hors du territoire national. Le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou avait immédiatement demandé au Directeur général de la police nationale de prendre des mesures pour empêcher à Ibou Karadjé de fuir. Ce qui a permis de procéder à son arrestation sur la base des éléments graves révélés par l’inspection d’Etat, nous a confié une source bien informée. Pour le Premier ministre, si jamais Ibou Karadjé prenait la poudre d’escampette, ce scandale allait être une affaire du gouvernement car personne ne pourra comprendre que c’est une affaire qui s’est passée au trésor national entre un agent et ses complices, apprend-on. Et le traitement tendancieux fait de cette affaire par quelques-uns en dit long sur leur intention de nuire si effectivement Ibou Karadjé a réussi à prendre la fuite.

  Après vérifications, nous avons eu la confirmation qu’en aucun moment le faussaire Ibrahim Moussa n’a imité la signature du Directeur de Cabinet du Président de la République d’alors ou celle de tout autre responsable de la Présidence. Tout son forfait a été commis au trésor national, donc en dehors de la Présidence de la République. Et la suite des événements au niveau de la justice est en train de conforter cette thèse. Les LAP s’avèrent être des contrefaçons et les complices d’Ibou Karadjé au ministère des finances sont en train d’être déférés au parquet.

Dans une de nos éditions nous rapportions que selon certaines sources, le prévenu Ibou Karadjé serait conseillé d’impliquer des personnalités dans l’affaire dans l’espoir de l’étouffer ou obtenir des circonstances atténuantes. C’est justement ce qui explique l’acharnement sur certaines personnalités du régime dont le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou.

Sur les hauts faits du Sieur Ibou Karadjé, une source nous a confié qu’il aurait continué à sévir au trésor national même quand il était élu conseiller à Niamey. Pourtant, il avait démissionné conformément au code électoral. Comment expliquer le laxisme ou la complicité des agents du ministère des finances qui n’ont pas daigné aviser qui de droit face au flagrant délit d’usage de son statut de fonctionnaire tout en étant démissionnaire. Ce qui en dit long sur les tentacules de cet agent prévaricateur au sein du ministère des finances. Les mauvaises langues disent qu’il aurait corrompu des agents du trésor national avec des billets du Hadj et bien d’autres gâteries. C’est dire que le jeune présumé faussaire se trouve en terrain conquis tant il a su dompter les agents ripoux comme lui au ministre des finances. Et c’est cette tendance qui se maintient et se précise à travers les mailles de la justice. Qui vivra verra.

 

Tiemago Bizo

Niger Inter

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