Depuis ce dimanche 18 avril 2021, une mission de sensibilisation des populations est en cours.  La présente mission, composée d’un membre de l’Association nationale des chefs traditionnels (ACTN), d’un membre du Réseau des journalistes pour le développement de la statistique (RJDSN), deux cadres de l’Institut national de la statistique (INS), s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation des populations par l’ACTN sur L’enquête nationale sur la fécondité et la mortalité des enfants de moins de 5 ans au Niger (ENAFEME), une enquête que l’INS organise dans toutes les régions du Niger et pendant d’une durée de 3 mois et 15 jours.

Cette enquête permettra au gouvernement et aux partenaires de disposer des données fiables, à jour et de qualité et leur permettre d’intégrer ces éléments dans les politiques et programmes de développement durable. Ainsi ces données permettront au gouvernement du Niger d’améliorer les conditions de vie des ménages, notamment par rapport à la santé de la femme et de l’enfant, l’éducation, l’acccès à l’eau, à l’électricité, à l’assainissement.

L’objectif principal de la mission est d’améliorer la qualité des données de l’ENAFEME 2021 collectées sur le terrain.  C’est justement pour faciliter l’accès des villes et villages et surtout des ménages aux équipes de collecte des données de l’ENAFEME 2021 sur l’importance et la nécessité de répondre aux questionnaires que les trois équipes selon l’axe Tillabéri-Niamey-Dosso, l’axe Tahoua-Agadez et l’axe Maradi-Zinder et Diffa s’investissent pour sensibiliser les populations à prendre patience face aux nombreuses et utiles questions qui leur seront posées à l’occasion de cette enquête qui va commencer bientôt. Ces équipes appellent tout simplement les populations à adhérer à cette importante enquête opération en réservant un accueil chaleureux aux agents enquêteurs en leur fournissant des informations correctes. Les questions qui seront posées concernent plusieurs aspects notamment : les caractéristiques socioéconomiques et démographiques des femmes, des hommes et des ménages ; la mortalité des enfants de moins de cinq ans ; la vaccination, la santé et la nutrition des enfants ; les préférences des hommes et des femmes en matière de fécondité (désir d’enfants supplémentaires, nombre idéal d’enfants, etc.) ; et le comportement des femmes en matière de la santé de la reproduction (connaissance et utilisation de la contraception, grossesses, accouchements, soins prénatals et postnatals).

Le dimanche 18 avril 2021, l’équipe de l’axe Tillabéri-Niamey-Dosso a commencé sa mission avec deux meeting à Lossagoungou et Koira-Tégui où les populations ont massivement participé autour de leurs chefs de quartiers. Sous la Direction du chef de quartier de Banizoumbou, les membres de la mission ont animé ces eux meetings avec des échanges fructueux entre chefs de quartiers et populations qui tour à tour ont posé des questions pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de l’enquête nationale sur la fécondité et la mortalité des enfants de moins de 5 ans. La mobilisation de la gent féminine augure une perspective intéressante à l’ENAFEME 2021.

 

STATISTIQUES ET BONNE GOUVERNANCE

Un expert a dit : « Lorsque vous améliorez les statistiques macroéconomiques, vous contribuez à améliorer les conditions de vie des populations ». Cette assertion traduit simplement l’idée selon laquelle l’information est un pouvoir. En effet, sans informations comment prendre des bonnes décisions à l’échelle individuelle comme communautaire ?

Les données statistiques constituent un instrument de bonne gouvernance en ce sens qu’elles permettent de prendre la ‘’bonne décision au bon moment et au bon endroit’’. Pour ne pas naviguer à vue, la culture statistique s’impose à tous aujourd’hui.

Pour améliorer nos performances, il nous faut savoir mesurer. Il nous faut de la méthode. Il nous faut disposer des données statistiques fiables et de qualité. Disposer de la bonne information dans tous les domaines contribue à mesurer les performances du pays. C’est ce défi qu’entend relever le Système Statistique National (SSN). Et l’Institut National de la statistique y veille.

C’est dire que le temps du tâtonnement est loin derrière nous. Le temps où on se confie au ‘’6ème sens’’ est révolu. Nous sommes à l’ère de la programmation par excellence. Cette mauvaise pratique de gérer au jour le jour est révolue. Les plus hautes autorités du pays ont choisi de suivre le rythme du monde. Les nombreuses réformes engagées dans le pays dont entre autres le PDES, le budget programme exigent des attitudes et comportement rationnels à tous les niveaux. Une nouvelle vision qui cadre avec l’esprit de la renaissance prôné dans le pays.

La dernière édition de l’IDH nous a rappelé la nécessité d’être proactifs et organisés pour une bonne maitrise de nos données de manière holistique.

Le mal est plus que jamais identifié et le diagnostic bien posé, c’est à nous de chercher la thérapie. Les indicateurs qui plombent les efforts du Niger en matière du développement sont clairement identifiés : indicateur de santé, de l’éducation et du revenu par habitant.

L’effort sur la couverture sanitaire doit être poursuivi et accru, malgré la vaste étendue de notre territoire ; nos enfants doivent aller massivement à l’école et y rester aussi longtemps que nécessaire et nous devons accroitre la production afin de booster notre économie.

Ce pari est tenable si nous nous y mettons et si nous encourageons tous les acteurs à la production des statistiques de qualité. L’IDH, il faut le dire sans ambages, est une affaire de tous. Autant il incombe à l’Etat de créer les conditions de possibilité d’un système éducatif de qualité, autant il est du devoir des parents d’accompagner leurs progénitures pour qu’ils restent le plus longtemps à l’école. Mais aussi et surtout qu’ils puissent développer leur potentiel pour ne plus tirer le pays vers le bas. Tous ensemble, nous pouvons relever nos grands défis de développement.

 

Elh. M. Souleymane

Niger Inter

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