Le candidat malheureux du second tour de la présidentielle du 21 février dernier, Mahamane Ousmane, continue sa « rébellion » contre les lois et règlements de la République. L’homme refuse mordicus à reconnaitre sa défaite, en dépit de l’arrêt n°23/CC/ME du 21 mars 2021 par lequel la Cour a déclaré élu, à la présidence de la République du Niger, avec 55,66% des voix, son challenger, le candidat du PNDS-Tarayya, Mohamed Bazoum. Le moins qu’on puisse dire c’est que Mahamane Ousmane croit au père Noel.

Une posture de mauvais perdant qui le plonge dans la sédition contre l’ordre républicain, jusqu’à méconnaitre, malgré son statut d’ancien président de la République, les pertinentes dispositions de l’article 134 de la Constitution qui disposent : « les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Ils lient les pouvoirs publics et toutes les autorités administratives, civiles, militaires et juridictionnelles. Tout jet de discrédit sur les arrêts de la Cour est sanctionné conformément aux lois en vigueur ».

Mahamane Ousmane semble donc être pris en tenaille par ses alliés de circonstance, ceux-là même qui lui dictent la conduite à tenir et qui l’obligent à se maintenir dans une démarche totalement ridicule (celle de revendiquer une victoire que l’on n’a véritablement pas obtenue par la voie des urnes) dont lui-même est conscient qu’elle n’a aucune chance de prospérer.

Malgré tout, ses alliés du moment le poussent à agir dans le sens de leur agenda qui se résume entre autres, à discréditer le processus électoral, à s’attaquer aux institutions de la République, dont la Cour constitutionnelle et ses membres, le tout dans une démarche visant à écorner son image, à créer la chienlit dans le pays et à entacher l’inexorable alternance démocratique, réussie contre vents et marrées par le président Issoufou Mahamadou.

C’est dans cette optique que Mahamane Ousmane, par l’entremise de son avocat, Me Lirwana Abdrahamane, a déposé auprès de la Cour constitutionnelle, un recours en rétractation contre l’arrêt n°23/CC/ME du 21 mars 2021 afin que celle-ci revienne à la charge, se dédire et proclamer Ousmane vainqueur du deuxième tour de la présidentielle du 21 février 2021. « Quelle aberration », se désolent bon nombre de nigériens, surtout venant de celui qui a eu le privilége, à une certaine époque de l’histoire démocratique du Niger, à occuper les hautes fonctions du président de la République.

Un recours en rétraction qualifié de pure chimère par des juristes avertis, des professionnels en la matière qui s’étonnent de cette démarche insensée envers la Cour constitutionnelle dont les décisions ne sont « susceptibles d’aucun recours ».

Mahamane Ousmane, tout comme son avocat et ses alliés en sont conscients que cette démarche n’a aucun sens, qu’elle ne peut en aucun cas aboutir dans un Etat de droit, donc une action vouée à l’échec. Mais étant donné que leur objectif est de maintenir la pression sur le régime en place et sur la Cour constitutionnelle qu’ils accusent d’ailleurs d’être à la solde des autorités de la 7ème République, ils poursuivent tout de même, leur dilatoire dans l’optique de gagner la confiance de certains nigériens et pouvoir les embarquer dans la réalisation de leur sombre dessein, celui de provoquer, à travers des actions subversives, la chute du régime.

Mahamane Ousmane et ses alliés pensent que c’est en agissant de la sorte qu’ils parviendraient à mettre entre parenthèse « l’ordre constitutionnel normal » pour qu’ils parviennent eux, à se faire une place au soleil. Une démarche incongrue qui ne saurait produire aucun effet dans la marche actuelle du pays, surtout que pour l’écrasante majorité des concitoyens, les élections sont terminées, la page est définitivement tournée, reste au pays de se mettre au travail et de s’attaquer aux vrais défis du moment. Il est grand temps que Mahamane Ousmane comprenne une fois pour toutes que leur posture politique a vécu. Vouloir forcer le destin n’est que rébellion contre le Créateur qui donne le pouvoir à qui Il veut et l’arrache à qui Il veut. ‘’Gikan Malam, magadin malam’’ (comme il aime se flatter) doit revisiter le Coran !

Oumar Issoufa

Niger Inter Hebdo N°14

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