L’Association nigérienne de droit pénal (ANiDP), en partenariat avec la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, a organisé du 29 au 30 Septembre 2020, à l Hôtel Radisson Blu,  un Colloque international sur le thème « Le terrorisme et la criminalité transfrontalière au Sahel : adaptation et évolution du droit pénal ».

Organisé en bimodale (alliant le présentiel pour les participants locaux et le distanciel pour les participants extérieurs), ce Colloque international a pour objectif une meilleure compréhension en rapport avec le droit pénal des logiques et des circonstances du terrorisme et de la criminalité transfrontalière au Sahel.

 Deux jours durant (du 29 au 30 septembre), les spécialistes de huit pays (Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo) ont échangé sur plusieurs thématiques, à savoir la compréhension du phénomène terroriste au Sahel et des stratégies de lutte ; le financement du terrorisme ; liens entre la criminalité transfrontalière organisée et le terrorisme ; femmes, mineurs et terrorisme ; et droits de l’homme et terrorisme. « Un débat participatif et interactif entre universitaires, praticiens et experts traitant des questions liées au terrorisme », s’est réjoui le Recteur de l’Université Abdou Moumouni de Niamey. Il a espéré que les interventions de ces éminents spécialistes contribueront à l’atteinte de l’objectif général de cette rencontre avant de relever que « les expériences sous régionales et régionales seront présentées et capitalisées ».

Tout en saluant l’organisation de ce Colloque « qui traite d’un sujet crucial et d’actualité », le ministre des Enseignements supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Yahouza Sadissou, a expliqué que la situation sécuritaire constitue une préoccupation majeure au niveau national, régional et international. « Dans notre pays, dit-il, l’insécurité transfrontalière créée et entretenue par les groupes armés non étatiques et autre trafiquants a des conséquences sur les conditions de vie des populations ». Ce Colloque vient ainsi à point nommé, «  car il permettra aux chercheurs de débattre en profondeur de ces questions », a-t-il ajouté.

« Cette rencontre cherche avant tout à comprendre le phénomène dans sa globalité et s’inscrit dans une approche pluridisciplinaire intégrant la dimension juridique, historique, culturelle, anthropologique, sociale et économique du phénomène », a expliqué pour sa part Dr Zeinabou Abdou Assane, la présidente de ANiDP.  Selon elle, cette rencontre offre un cadre aux chercheurs, juristes, praticiens et spécialistes travaillant sur la question pour partager et échanger leurs expériences dans le domaine. Elle a saisi l’occasion pour adresser ses vifs remerciements au comité scientifique ainsi qu’au comité d’organisation « qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de cette cérémonie ». Elle n’a pas manqué d’adresser ses remerciements particuliers à EUCAP Sahel, CELTHO, CEGLA, l’Université Abdou Moumouni « pour leurs contributions financières au budget général du colloque ».

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