Le 29 avril 2020, la CTDDH (Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme) a rendu public un communiqué de presse dans lequel elle se dit « profondément horrifiée par le crime lâche et barbare commis par SALAYE DEBY sur la personne du jeune Mousa Hassane Albachir » et exige son arrestation sans délais.

En effet, le lundi 27 avril 2020, dans la périphérie de la ville de N’Djamena, Salaye Déby, le frère cadet du Président Idriss Deby, aurait dégainé son arme de poing sur des jeunes éleveurs venus abreuver leurs chameaux sur les rives du Chari.

De sources tchadiennes, l’ancien Directeur Général des Douanes et des Comptes Indirects les accuse d’avoir violé sa propriété, un vaste jardin au bord du fleuve.

D’après la CTDDH, les coups de feu tirés par Salaye Deby ont terrorisé le petit « groupe de bergers venus abreuver leurs chameaux dans le fleuve » et, ceux-ci ont eu leur salut en se dispersant loin de son jardin.

Dans sa course, « le malheureux MOUSSA trouve la mort en tombant dans un trou creusé par les ouvriers de Salaye pour construire des digues », souligne-t-elle dans son communiqué. La CTDDH précise que l’acte posé par le frère du président tchadien « est d’autant plus choquant que l’endroit dans lequel le crime avait été commis ne faisait pas partie du jardin de Salaye Deby et qu’aucune bête ne s’y était introduite ».

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme nous apprend que « Salaye Deby n’a aucunement été interpellé ; il a opposé un refus catégorique et même menacé les gendarmes de la SNRJ envoyés par le Ministre de la Sécurité pour l’arrêter ».

Elle exige, enfin, son arrestation sans délais, « faute de quoi, elle se réserve le droit de mener des actions citoyennes jusqu’à ce qu’elle obtienne satisfaction ».

On retient, en outre, dans le communiqué qu’elle a rendu public qu’en causant la mort du jeune Moussa Hassane Albachir, « une fois de plus, un des membres de la famille ITNO et petit frère du Président Idriss Deby démontre à la face du monde qu’il est intouchable et clairement au dessus de la loi; qu’il peut disposer de la vie des autres tchadiens en payant simplement en retour une somme d’argent à la famille ».

48 heures après ce drame, le mercredi 29 avril 2020, l’on apprend de sources tchadiennes que le Ministre Délégué à la Présidence, Chargé de la Défense Nationale et de la Sécurité, le Général de Corps d’Armée Mahamat Abali Salah aurait giflé un gendarme en faction devant l’Assemblée Nationale.

Le gendarme en question lui aurait demandé de se laver les mains avant d’entrer dans l’Hémicycle, une précaution à laquelle doit se soumettre chaque citoyen tchadien dans le cadre de la prévention de la pandémie Coronavirus au Tchad.

Bassirou Baki Edir

Niger Inter

GRATUIT
VOIR