Un véhicule de transport à bord duquel se trouvait une dizaine de personnes a sauté sur une mine alors qu’il se rendait à Bosso en provenance de Diffa, le samedi 21 mars 2020, aux environs de 15 heures faisant 3 morts sur place et 7 blessés graves.  Les victimes étaient toutes de jeunes élèves qui rentraient à Bosso suite à la fermeture des écoles décidée par les autorités nigériennes dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus qui ravage le monde. Les 7 blessés graves ont tous été conduits à l’Hôpital de Diffa où un finit par succomber le dimanche 22 mars 2020.

Cette information a été relayée par plusieurs sources en place à Diffa, les-mêmes qui soulignent que la pose des mines est un des modes opératoires de prédilection de la secte terroriste Boko Haram dans cet extrême Sud-est nigérien où elle ne peut plus, comme par le passé, conduire des attaques de grande envergure contre nos FDS et les civils innocents sans connaître de cinglants revers.

Il est vrai que ces derniers temps Boko Haram ait profité de l’assèchement de la Komadougou, frontière naturelle entre le Niger et le Nigéria dans la région, pour multiplier les assauts contre les positions de l’armée nigérienne et conduire, aussi, des opérations d’enlèvement et d’exécution de civils, mais ses éléments ont, à chaque fois, été poursuivis et écrasés par nos forces armées.

En exemple, l’attaque contre le PMR (Poste Militaire de reconnaissance) de Toumour, la nuit du 15 au 16 mars 2020, lui a valu la perte d’une cinquantaine d’éléments, des arrestations dans ses rangs, la destruction et la récupération d’une quantité importante de son matériel de guerre contre un soldat de l’armée nigérienne blessé.

Il y a, aussi, cette opération conduite du 10 au 16 mars 2020 sur les îles nigériennes du Lac Tchad par la Force Multinationale Mixte et des éléments des Forces Armées Nigériennes appuyés par un partenaire stratégique qui a mis hors de combat le chef d’une faction de Boko Haram, Ibrahim Bakoura et plusieurs de ses éléments. Ibrahim Bakoura qui « est impliqué dans plusieurs attaques horribles contre les civils et les Forces de Défense et de Sécurité ainsi que des enlèvements contre payements de rançons » dans la région de Diffa, comme l’explique un communiqué du Ministère de la Défense Nationale rendu public le 19 mars 2020.

Autre assaut de la secte djihadiste dans la région de Diffa, est celui qu’elle a orchestré contre le PMR de Chétima Wangou, le 7 mars dernier, qui s’est soldé par la mort de 8 soldats nigériens et un porté disparu. Seulement, les terroristes qui ont conduit l’opération ont été pourchassés jusqu’au Nigéria où les renforts militaires nigériens les ont retrouvés et écrasés.

Comme on le voit, contre Boko Haram, nos FDS et leurs alliés alignent des victoires de plus en plus éclatantes. Sur le terrain la secte terroriste est réduite à des enlèvements de civils innocents contre paiement de rançons, à des attentats kamikazes ou à la pose des mines sur les pistes perdues en rase campagne comme celle qui a explosé au passage du véhicule transportant des jeunes élèves en partance sur Bosso faisant 4 morts et 6 blessés graves.

Bassirou Baki Edir

Niger Inter

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