Convoqué les 5 et 6 octobre dernier en session extraordinaire au titre de l’année 2026, le Conseil consultatif de la Refondation (CCR) a débattu de quatre (4) points inscrits à son ordre du jour, dont « la sécurisation de l’approvisionnement et de la distribution des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national », un point qui a retenu plus l’attention des populations, notamment dans les centres urbains.
A l’issue de l’examen de ce point, consécutif à une communication faite par le ministre du pétrole, M. Hamadou Tinni devant les conseillers du CCR et les explications fournies par le Directeur général de la SONIDEP sur la vente et la distribution des produits pétroliers par cette dernière, le CCR a formulé une recommandation que redoutaient pourtant, l’écrasante majorité de nigériens.
Ainsi donc, la prétendue « représentation nationale », au lieu de proposer une solution autre que le rehaussement des prix, a manqué son rendez avec l’histoire pour suggérer au Gouvernement, « une augmentation des prix du carburant à la pompe dans des proportions raisonnables » pour, dit-elle, faire face la pénurie du carburant qui secoue depuis des semaines, plusieurs localités du pays. Les régions d’Agadez, de Zinder où se trouve d’ailleurs la raffinerie du pays et de Maradi sont les plus touchées par l’indisponibilité du carburant, entrainant des spéculations monstres autour de prix du litre.
Cette proposition de ceux-là (Ndlr : les conseillers CCR) qui prétendent être les représentants des populations et les défenseurs de leurs intérêts a, comme il fallait s’y attendre, soulevé un vif tollé au sein de l’opinion. Les critiques à leur encontre fusaient de toute part, suivies des appels incessants au Président de la République et au CNSP de dissoudre cette institution qui, depuis sa mise en place, n’a émis aucun avis allant dans le sens d’orienter le Gouvernement à prendre des mesures pour l’amélioration des conditions de vie des populations.
Heureusement que le Président de la République, le CNSP et le Gouvernement sont à l’écoute des populations et mesurent la portée de leur résilience face à toute sorte d’adversités auxquelles elles sont confrontées.
Et la meilleure preuve a été donnée par le Chef de l’Etat qui a instruit le Gouvernement face à cette situation de pénurie gravissime que vit le pays à « n’entreprendre aucune action pour aggraver le coût de la vie de nos laborieuses populations qui continuent à faire preuve d’une résilience extraordinaire ».
Suivant cette décision, largement saluée par les populations qui redoutaient d’ailleurs une augmentation des prix du carburant à la pompe, synonyme de renchérissement du coût de la vie dans ce contexte économique déjà difficile pour le pays, le Gouvernement a préféré trouver une autre voie de solution à travers un comité technique mis en place pour « identifier, à différents niveaux de la chaîne, les obstacles inhérents au segment pétrolier et proposer les mesures correctives appropriées ».
Mieux, a décidé le Gouvernement, « les forces de contrôle ont été instruites pour traquer et poursuivre les auteurs, co-auteurs et complices des opérations de fraude du carburant savamment orchestrées contre le peuple nigérien ».
Notons par ailleurs que lors des débats à l’hémicycle sur cette question de sécurisation de l’approvisionnement et la distribution des produits pétroliers sur le territoire national, quelques jeunes conseillers se sont véritablement distingués de la grande masse en affichant leur désaccord pour toute augmentation des prix du carburant à la pompe. Une position responsable qu’ils ont soutenue avec des arguments probants qui ont certainement orienté le Gouvernement dans sa décision à ne pas augmenter les prix.
Pour l’heure, les populations sont épargnées à subir d’autres épreuves qu’aurait engendrer un rehaussement des prix du carburant grâce à la bonne vision du Président de la République et du Gouvernement.
Oumar Issoufa


