Disparu depuis le lundi 31 août 2026 aux alentours de 19 heures, alors qu’il quittait son bureau pour regagner son domicile, « Moussa Kaka n’a plus donné signe de vie à sa famille ni à ses collaborateurs depuis lors », rapporte l’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA), dans son communiqué de presse en date du 14 septembre 2026.
La disparition du Directeur général du groupe Radio Télévision Saraounia (RTS) et ancien correspondant de Radio France Internationale (RFI) est intervenue, selon les informations recueillies par l’UJPLA, quelques jours seulement après « la tentative de déstabilisation avortée survenue dans la nuit du 28 au 29 août 2026 à Niamey, et dans un climat de restrictions croissantes contre la presse au Niger ».
L’UJPLA rappelle que Moussa Kaka avait déjà été interpellé en novembre 2025 avec cinq autres confrères, avant d’être placé sous liberté provisoire, soulignant que le Niger, soulignant que dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières en 2026, le Niger a chuté de 37 places.
L’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine dénonce ainsi les conditions qu’elle juge « opaques et inquiétantes » dans lesquelles s’est produite la disparition de Moussa Kaka, avant d’appeler les autorités nigériennes à « agir sans délai pour le localiser, garantir son intégrité physique et permettre son retour immédiat auprès des siens ».
Elle exige surtout la libération du journaliste Moussa Kaka ainsi que l’abandon de toutes les poursuites fondées sur l’exercice normal du métier d’informer.
Relativement à la tentative de déstabilisation du 28-29 août dernier, l’UJPLA demande une totale transparence dans l’enquête ouverte à cet effet afin que « les personnes réellement impliquées répondent de leurs actes devant la justice et dans le strict respect du droit et des procédures régulières, et non par des mesures de rétorsion visant la presse ».
Sur ce point, elle tient surtout à préciser que « appeler à la manifestation de la vérité sur cette tentative de déstabilisation ne signifie en aucun cas un soutien à ses auteurs ». il s’agit plutôt « d’exiger que la justice, et elle seule, établisse les responsabilités, dans le cadre de la loi », souligne-t-elle dans son communiqué de presse.
L’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA) tient aussi à « réaffirmer son attachement à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes sur l’ensemble du continent africain », et dit « suivre ce dossier avec la plus grande vigilance ».
Oumar Issoufa


