Le 9 septembre, le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté une résolution sur la question nucléaire iranienne, portée par les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne. Lors du vote, la Chine, la Russie et le Niger ont voté contre, tandis que huit pays en développement, dont le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde et l’Égypte, se sont abstenus. Il s’agit de la première fois en 20 ans que l’AIEA décide de saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies sur la question nucléaire iranienne.
L’ambassadeur Li Song, représentant permanent de la Chine auprès de l’AIEA, a souligné que depuis juin dernier, les États-Unis et Israël ont mené à deux reprises des frappes militaires contre des installations nucléaires iraniennes soumises aux garanties de l’AIEA. Ces frappes ont gravement entravé la coopération entre l’Iran et l’Agence en matière de garanties et porté un coup sérieux au régime international de non-prolifération nucléaire.
Pour la Chine, la confrontation politique au sein du Conseil des gouverneurs ne permettra pas de résoudre la question nucléaire iranienne. L’adoption forcée de résolutions ne fera qu’exacerber les tensions. L’évolution de la question nucléaire iranienne montre clairement que la voie politique et diplomatique constitue la seule issue durable. En juin dernier, les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un mémorandum d’entente intérimaire, fruit précieux des efforts de médiation et de dialogue. Puisque la porte des négociations a été ouverte, elle ne doit pas être refermée. Tant qu’il existe une chance de paix, il ne faut pas y renoncer.
Dans les circonstances actuelles, la priorité est de faire baisser les tensions et de ramener les parties à la table du dialogue et des négociations. La Chine continuera à œuvrer avec toutes les parties concernées pour favoriser une solution politique à la question nucléaire iranienne, préserver le régime international de non-prolifération nucléaire et contribuer à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient.
La paix n’a pas de raccourci. La diplomatie ne doit pas céder la place à la confrontation.
Ambassade de Chine à Niamey


