-M. le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

-Messieurs les Ministres,

–M. le Vice-président de la Banque Mondiale,

— Mesdames et Messieurs les Représentants des Partenaires Techniques et Financiers du Niger,

–Mesdames et Messieurs,

L’éducation, vous venez de le rappeler, M. le Vice-président, est l’une des composantes les plus importantes du programme que j’ai présenté aux nigériens. Aussi, le Gouvernement s’attèle-t-il à réaliser tous les objectifs que nous nous sommes assignés en la matière, et ce en dépit du défi sécuritaire auquel nous sommes confrontés et pour lequel bien de nos ressources sont malheureusement sacrifiées.

Notre système éducatif, vous venez de le rappeler, est confronté à des problèmes lancinants caractérisés, entre autres, nous le rappelons très souvent, en effet, par une faiblesse constante des taux bruts  de scolarisation et du maintien dans le système scolaire, une faible scolarisation de la jeune fille, un niveau de formation assez souvent inapproprié des enseignants, un éloignement des écoles en zones pastorales, des curricula plutôt inadaptés, une insuffisance des infrastructures éducatives ainsi que des méthodes pédagogiques et outils didactiques inadaptés.

Le système éducatif nigérien est également confronté à un certain nombre de défis dont le taux de croissance démographique particulièrement élevé. La croissance démographique débridée, en effet, nous impose que nous allouons chaque année des ressources budgétaires plus importantes que l’année d’avant. Elle commande en cela l’accroissement de l’espace scolaire et le recrutement de nouveaux enseignants.

–M. le Vice-président de la Banque Mondiale,

–Mesdames et Messieurs,

D’autres questions-clés  sont liées à la mauvaise qualité de l’apprentissage et de la gestion du système éducatif.  Si j’ai tenu à être là, ce matin, M. le Vice-président, pour la deuxième fois à l’occasion d’un événement de ce genre, c’est parce que j’accorde un intérêt particulier à l’éducation, vous l’avez dit tout à l’heure. Ma première sortie, c’était de me retrouver, dans cette même salle, pour que nous présentions notre programme pour les cinq prochaines années, dans le système éducatif.

Aujourd’hui, nous parlons d’un projet dont le contenu nous paraît particulièrement important parce qu’il prend en charge ce que je considère être le cœur des difficultés de notre système éducatif, à savoir la faiblesse des capacités de l’apprentissage et la faiblesse de la capacité des enseignants.

Voilà en effet où se loge le vrai problème du système éducatif et ce Projet LIRE, ce Projet bien nommé LIRE, est un projet qui répond parfaitement à une de nos plus grandes attentes en la matière.

D’autres questions-clés sont liées, je l’ai dit, à la mauvaise qualité de l’apprentissage et de la gestion du système éducatif. En plus de ces problèmes structurels, la vulnérabilité du pays aux chocs climatiques fréquents a des répercussions sur le système de l’éducation.

Pour répondre à la demande croissante d’éducation, le Gouvernement mobilise des ressources financières importantes. Cependant, la volatilité de l’environnement économique et financier, les difficultés à mobiliser davantage les ressources intérieures et une augmentation des dépenses de sécurité affectent la capacité de l’Etat à financer convenablement le système éducatif.

J’ai pris l’engagement, devant mes compatriotes, de veiller personnellement à ce que le secteur de l’éducation soit au centre de toutes les actions du Gouvernement, qu’il soit le pivot de ce que je considère être la substance de notre politique pendant ce quinquennat, et ce bien sûr, avec l’appui technique et l’accompagnement de tous les partenaires de l’école, qu’ils soient nationaux ou extra nationaux.

M. le  Vice-président de la Banque Mondiale,

Votre institution a toujours été aux côtés du Niger pour relever les défis liés à son développement. Et  le présent projet est un témoignage de cet engagement à cet égard. Conçu pour un montant de 140 millions de dollars, ce Projet Learning Improvement for Results in Education (NIGER-LIRE), consacre le lancement d’un engagement que nous saluons de façon tout à fait particulière.

Ce projet qui a pour objectif notamment d’améliorer la qualité des conditions d’enseignement et d’apprentissage et renforcer la planification et la gestion de l’éducation, entre en droite ligne des priorités de l’Etat et permettra de mettre en œuvre un ensemble d’interventions axées sur les principaux déterminants de l’apprentissage.

Je suis convaincu, qu’au terme de sa mise  en œuvre, certains des problèmes de notre système éducatif parmi les plus préoccupants, connaitront un début de solution au grand bonheur des enfants et de leurs parents.

–M. le Vice-président,

–Mesdames et Messieurs,

L’homme est le capital le plus précieux. Investir dans l’éducation, c’est investir dans ce capital. Aussi demanderais-je à la Banque Mondiale ainsi qu’à tous les autres partenaires du Niger d’accroître les ressources dédiées au système éducatif. C’est le meilleur moyen de garantir les chances de développement de notre pays.

Je vous remercie.

Niger Inter

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