Peut-on dire qu’on a une opposition républicaine au Niger ? Cette question se pose avec acuité au regard de la posture nihiliste voire irresponsable de cette opposition politique à l’occasion du débat sur la Déclaration de politique générale du gouvernement, présentée mercredi 26 mai dernier par le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou à l’Assemblée nationale.

C’est par un vote massif de 129 voix pour, 0 voix contre et 0 abstention que l’Assemblée Nationale a adopté le mercredi 26 mai dernier, la Déclaration de Politique Générale du Gouvernement (DPG), déclinée en sept (7) axes principaux. Il s’agit de :

« Sécurité et quiétude sociale ; Bonne gouvernance et consolidation des Institutions républicaines ; Développement du capital humain ; Modernisation du monde rural ; Développement des infrastructures économiques ; Exploitation des potentialités économiques et Solidarité et inclusion socioéconomique des catégories en situation de vulnérabilité ».

Dans l’exposé qu’il a présenté devant la représentation nationale, le Premier ministre, chef du gouvernement, Ouhoumoudou Mahamadou, a fait ressortir l’essentiel des actions que son gouvernement entend mettre en œuvre dans les cinq prochaines années pour « consolider les acquis et avancer » dans la construction d’un Niger émergent.

En somme, des actions jugées réalistes par l’ensemble des 129 députés nationaux de la majorité parlementaire qui, à travers cet exercice consacré par la loi fondamentale du 25 novembre 2010, qu’est la présentation de la DPG devant le parlement, ont tenu à exprimer au gouvernement, de tout leur soutien dans l’attente des objectifs qu’il s’est fixés.

Un soutien exprimé à cent pour cent par les élus nationaux de la mouvance au pouvoir qui sont restés lucides et attentifs, suivant pas à pas la présentation du chef du gouvernement dans la déclinaison des 7 principaux axes de la DPG sur la base desquels devait s’inscrire l’action du gouvernement pour les 5 prochaines années.

Dans les débats qui ont suivi cette présentation, et contrairement à leurs collègues de la mouvance au pouvoir qui sont restés constants dans leurs interventions, ponctuées des propositions allant dans le sens d’enrichir davantage le document pour le bonheur du peuple nigérien, les députés de l’opposition eux, étaient à la limité insensibles aux belles actions de développement proposées par le gouvernement pour le devenir du Niger et de son peuple.

Certains d’entre eux affichaient même une sorte d’indifférence et du mépris au document présenté par le Premier ministre, bien que dans leur fond intérieur, ils sont conscients que la mise en œuvre de cette DPG donnera un coup d’accélérateur au développement sociopolitique et économique du pays.

C’est le cas de ce député de l’opposition, aveuglé par la politique politicienne (une politique très nuisible pour le Niger) qui déclara « n’avoir rien entendu de ces belles actions proposées dans la DPG », alors même que tout au long de cette présentation qui a duré environ 1h30mn d’horloge, il était bel et bien présent dans l’hémicycle. Mais comme l’opposition est dans une posture de négation, « après moi le déluge », cet élu national n’a eu d’autres choix que de trahir sa conscience pour satisfaire son clan.

D’autres députés de l’opposition qui, eux aussi, sont également dans cette logique, n’arrivaient même pas à faire un distinguo entre l’examen et le vote d’une motion de censure et la présentation d’une Déclaration de Politique Générale du Gouvernement (DPG) devant le parlement. Raison pour laquelle d’ailleurs, plusieurs d’entre eux avaient passé plus de temps à critiquer les actions et la gestion du régime précédent dont en partie, leurs formations politiques avaient participé à cette gestion, notamment le Moden Fa Lumana pendant la première législature de la 7ème République et le MPN Kiishin Kassa pendant le second mandat d’Issoufou Mahamadou.

L’on a également constaté que tout au long des débats sur la présentation de la DPG, l’opposition politique était dans une posture nihiliste, celle-là qui consiste à rejeter tout sans pour autant rien proposer. Certains diront qu’ils sont dans leur « rôle », mais le bon sens voudrait que quand il s’agit des questions engageant la vie de la Nation, l’intérêt génaral que l’on soit opposant au régime en place ou autre, le devoir patriotique impose à chaque nigérien, en tant que citoyen responsable et soucieux du devenir de son pays, d’apporter sa pierre à l’œuvre de construction nationale.

Malheureusement, l’opposition politique nigérienne n’a pas su mesurer l’étendue de cette responsabilité qui incombe à chaque nigérien. Au finish, elle a même vidé l’hémicycle avant le début du vote de la DPG. Et c’est dommage pour ceux-là même qui ont sollicité le suffrage des nigériens pour présider aux destinées du pays.

Oumar Issoufa

Niger Inter Hebdo N°23

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