Incroyable mais vrai ! Il se passe souvent des choses qui dépassent l’entendement dans notre pays. Certes, les saisies de drogue par la police sont de plus en plus monnaie courante au Niger. Mais comment raisonnablement admettre qu’un procureur de la République puisse se comporter comme un vulgaire trafiquant de drogue ?

C’est pourtant ce que nous venons d’apprendre de sources très bien renseignées. Le pot aux roses a été découvert par le biais d’un trafiquant de drogue qui aurait dénoncé les mauvaises pratiques du procureur de Dosso. Ce dernier agit avec la complicité de sa greffière.

Cette  dernière aurait le sale boulot de sortir la drogue (les briques de cannabis) au profit des clients du procureur. La remise de la drogue se fait souvent la nuit au tribunal, nous a confié une source.  Et nos sources sont formelles, le procureur serait le cerveau du réseau de trafic de drogue à Dosso. Il ravitaillerait ses clients de Niamey et de partout.

Seule une enquête sérieuse pourrait déterminer l’ampleur de ce réseau animé par quelqu’un qui est censé le combattre. Il serait celui qui fixe son prix avec les dealers et autres personnes en quête de ce fruit défendu.

Le lecteur se demanderait d’où pourrait provenir cette drogue au centre de ce spécieux trafic.  Très simple, ce serait de la drogue saisie par les services compétents. Au lieu de la détruire ou la mettre à hors d’état de nuire à la sécurité nationale, le procureur aurait trouvé un malin plaisir à se servir.

Selon une source, la première rencontre entre le procureur et le trafiquant du nom de F.L par lequel les mauvaises pratiques du procureur de Dosso sont connues, aurait eu lieu à Birni où le procureur aurait pris de l’argent en ordonnant à son partenaire de continuer à Dosso pour prendre le précieux produit avec la greffière.

Aux dernières nouvelles la greffière serait passée aux aveux et le procureur serait également attendu à Niamey où il doit s’expliquer devant les limiers de la police nationale qui auraient des charges on ne peut plus accablantes à son encontre.

Si ces faits se confirment, il y a lieu de s’inquiéter pour notre sécurité nationale et pour la santé des populations. Ce serait peut-être le début du commencement d’une lutte sans merci contre les trafiquants et leurs complices à tous les niveaux.

C’est le lieu de plaider pour que l’Etat mette à la disposition de la police nationale des moyens conséquents pour la lutte contre le trafic de drogue et les stupéfiants. Il faut également que les agents de la police soient à la hauteur de la tâche en ce sens que si un magistrat qui reçoit un traitement assez bien peut céder aux sirènes des trafiquants pour déshonorer sa robe, les policiers pourraient également glisser tant la tentation est grande. C’est pourquoi la vigilance doit être de mise à tous les niveaux pour une lutte efficace contre le trafic de drogue.

EMS

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