Le Président de la République, Issoufou Mahamadou, est entré dans l’Histoire des grands hommes d’Etats d’Afrique et du monde, n’en déplaise à ses pourfendeurs. Cela a été prouvé au palais des sports de Ouagadougou pendant la cérémonie d’investiture de Rock-Marc Christian Kaboré, le lundi 28 décembre 2020. En effet, à l’appel de son nom parmi les 10 Chefs d’Etats invités par le Président burkinabé, fraichement réélu le 22 novembre dernier, un tonnerre d’applaudissements s’en est suivi. Un standing ovation dont il a été le seul à en bénéficier au milieu de ses pairs. Retour sur le leadership de cet homme visionnaire et grand bâtisseur de la nation.

 

Ce qui est un témoignage fort de sa très grande popularité sur le continent, mais aussi de la profonde considération dont il jouit chez les africains et autres citoyens du monde. Il est rare, pourtant, qu’un dirigeant d’un pays du continent noir soit tant aimé et respecté comme est en train de l’être le Président Issoufou.

Et pour cause, les Chefs d’Etat africains n’arrivent généralement pas à porter haut les valeurs d’une bonne gouvernance démocratique de nos Etats mais sont connus pour leur peu d’intérêt à assoir le bien-être et répondre aux aspirations de leurs concitoyens. D’où ils sont largement rejetés par leurs peuples.

Ce qui les intéresse le plus c’est de s’éterniser au pouvoir, et pour ça, ils sont prêts à malmener les constitutions de leurs pays et violer les lois et règlements de la République que celles-ci défendent. D’où cette trouvaille tout à fait à eux, celle d’un 3ème mandat, d’un 4ème, voire même d’un 5ème, pourvu qu’ils aient la vie assez longue pour diriger. Ils aiment rester au pouvoir jusqu’à leur mort.

C’est ainsi, lors des sommets des Chefs d’Etat africains, certains des dirigeants qui se regroupent sont de vraies loques humaines très âgées. De nombreuses générations ne connaissent de présidents de leurs pays respectifs qu’eux seulement et de la démocratie que de nom puisqu’il y a toujours un seul et même gagnant des élections qui s’organisent chez eux.

Le Président Issoufou, pour sa part vient de tracer une ligne de démarcation par rapport à cet état de fait. Il a dirigé le Niger après avoir été élu deux fois et à l’issue de son deuxième mandat, il organise des élections présidentielles dont il ne prend pas part. Chose rare en Afrique, quitter le pouvoir juste après deux mandats présidentiels. Ce que d’aucuns ne lui ont pas souhaité. Bien sûr, nous sommes au Niger où une opposition virulente lui mène le combat, a cherché sa chute avant le terme même de son 1er mandat. Bien sûr, il lui a tenu tête tout en gouvernant au mieux des intérêts des populations.

Issoufou et le défi sécuritaire…

Alors même qu’il fait face à cette opposition qui en veut à son fauteuil sans passer par des élections, il mène un autre combat sur le front de la sécurité. Beaucoup de groupes terroristes qui sévissent dans les pays voisins font régulièrement des incursions meurtrières en terre nigérienne. Le plus éclatant des succès dans son combat contre ces terroristes, est le maintien de l’intégrité du territoire national sans que ceux-ci ne parviennent à occuper la moindre ville ou village de notre pays.

Pour sa part, l’opposition politique nigérienne en fait ses choux gras la moindre attaque terroriste sur notre seul. Au lieu de s’émouvoir de la mort de nos concitoyens et du sort des populations suite aux attaques terroristes, elle s’en prend au Président Issoufou pour entacher le lustre de son régime, l’affaiblir et trouver les failles qui peuvent permettre sa chute.

Elle s’est associée à la société civile avec laquelle elle planifiait des contestations dont elle a fait de Niamey l’épicentre. Depuis le départ du Moden Fa Lumana Africa de la Mouvance pour la Renaissance du Niger (MRN), 2 ans après le début du 1er mandat du Président Issoufou, les manifestations les unes plus violentes que les autres sont allées crescendo.

Surtout, peu après les élections présidentielles de 2016. Après avoir échoué, l’opposition constatant qu’elle ne peut accéder au pouvoir par la voie démocratique, s’est donnée comme projet de créer les conditions d’une insurrection en vue de faire tomber le régime du Président Issoufou. Une posture anti-démocratique qu’elle va maintenir jusqu’aux présentes élections de 2020-2021.

Au sortir de celles de 2016 au cours desquelles elle a été littéralement battue, ses députés ont, pendant des mois, refusé de rejoindre l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. Il a fallu qu’ils aient constaté que ce boycott des assises de celle-ci va être sans lendemains pour que, d’eux-mêmes, sans qui que ce soit ne les négocient, reprennent chacun sa place.

Le rêve insurrectionnel constat de l’opposition…

Entre-temps a été développé un projet d’insurrection suite à un meeting organisé par le Moden Fa Lumana Africa à Abidjan en Côte d’ivoire. Ce qu’i faut souligner c’est que ces visées insurrectionnelles avaient démarré à l’occasion d’une manifestation de l’opposition organisée le 21 Décembre 2016.

Cette manifestation, bien qu’elle ait échoué, n’a pourtant pas mis fin au projet de subversion du Moden Fa Lumana Africa. Pour préparer les esprits à cet effet, ce parti de l’opposition a entrepris de conduire une grande campagne d’injures, de propagation de la haine et de la discorde entre les citoyens à travers les réseaux sociaux.

La Loi de Finances 2018 a été l’aubaine qu’il a trouvée pour réaliser son projet.  Ainsi, le 29 Octobre 2017 à travers l’association ACTICE, il a lancé un appel à manifester à Niamey avec comme objectif affiché, brûler l’Assemblée Nationale et, de là peut-être, pourrait démarrer l’insurrection selon le modèle burkinabé qui a occasionné la chute de Blaise Campaoré.

Cette manifestation a échoué, elle aussi, mais cet échec n’a pas empêché à ce qui, désormais, va s’appeler Cadre de Concertation et d’Actions Citoyennes (CCAC) de prendre le flambeau de la contestation et ceci, en bonne intelligence avec les opposants au régime du Président Issoufou.

Autres postures désagréables adoptée par les partis de l’opposition, c’est celle qui a consisté à boycotter les assises du Conseil National du Dialogue Politique (CNDP), à refuser d’occuper leurs places à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à contester les textes du Code Electoral et la Cour Constitutionnelle. Elle corroborait le tout avec des déclarations et des points de presse les uns plus intempestifs que les autres, menaçant de troubler à chaque fois la quiétude sociale.

Tentative de saborder le processus électoral…

L’opposition est allée jusqu’à réclamer une Conférence Nationale, une démission du Président Issoufou, etc., avec pour objectif affiché, remettre en cause le processus électoral. Pourtant, la même opposition avait appelé ses militants à se faire enrôler dans le Fichier National Biométrique tout en intégrant, dans ce cadre, ses représentants dans les commissions administratives.

Quand la CENI mit en place son chronogramme, elle s’est mise vent débout contre celui-ci puisqu’il place les élections locales après les législatives et les présidentielles. Une revendication de l’opposition qui a été immédiatement satisfaite par la commission Electorale en réaménageant le chronogramme contesté.

Ainsi, dans le nouveau qu’elle a vite élaboré, elle positionna les élections locales avant toutes les autres. Espérant être majoritaire au sein de la population, quelle ne fut pas la déception de l’opposition politique nigérienne de se voir largement battue par le parti au pouvoir suite à ces élections locales. En arrière plan de toutes ces sautes d’humeur des opposants, se trouvait une autre menace que faisait peser le Moden Fa Lumana Africa sur la paix sociale tant que le dossier de candidature de son leader aux élections présidentielles de 2020-2021 n’est pas accepté par la Cour Constitutionnelle.

D’ailleurs, Hama Amadou l’a fait savoir à chaque fois qu’il ait l’occasion de s’exprimer. « Celui qui empêchera ma candidature aux élections de 2021 sera lui-même empêché », a-t-il indiqué au cours d’une interview. Sans que cela ne surprenne, son dossier fut rejeté puisqu’il n’a pas un casier judiciaire vierge.

Avec le temps, l’on comprit que c’est du dauphin du Président Issoufou, Mohamed Bazoum, dont il s’agissait dans ses fameux propos parce que, sous son instigation de multiples requêtes ont été déposées par des leaders de partis politiques et candidats aux élections présidentielles auprès de la Cour Constitutionnelle afin que celle-ci le déclare inéligible « parce qu’il n’est pas nigérien mais libyen », d’après eux.

Bien sûr, toutes les requêtes ont été rejetées et déclarées non fondées par le juge constitutionnel et il fallait se résoudre à battre campagne auprès du peuple afin d’obtenir ses suffrages.

Maintenant que les élections se sont bien passées et que le Niger est partout félicité, mal à l’aise dans son échec face au parti au pouvoir, elle a, tout dernièrement, envoyé une correspondance à la CENI dans laquelle elle a désigné ses représentants et ceci en plein décompte des bulletins de vote.

Toutes ses années qu’elle a passées à boycotter les travaux de la commission n’ont rien produit que ce retour ridicule en longeant les murs ? Sans être négociée, l’opposition veut, enfin, prendre sa place au sein de la Commission Electorale, la queue entre les pattes tout comme ses députés ont rejoint l’Hémicycle de l’Assemblée Nationale en 2016 en catinimi.

L’opposition nigérienne doit revoir ses pratiques politiques qui, véritablement, ne l’ont conduite que d’un échec à une autre face à un Président de la République dont la montée en puissance dans le cœur des nigériens et des africains ne fait l’ombre d’aucun doute.

Bassirou Baki Edir

Niger Inter

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