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L’Islam au Niger : éviter l’amalgame

A l’image du Niger, où 95 % de la population est musulmane, les pays de la bande sahélienne pratiquent un Islam qui, hors de sa sphère de naissance, s’est développé en harmonie avec les traditions d’Afrique. C’est là une donnée culturelle et cultuelle importante. Et si ces sociétés musulmanes sont, comme nous l’explique Abdoulaye Sounaye, travaillées par un discours et des pratiques « islamisants », ce n’est pas pour autant qu’elles flirtent avec l’islamisme politique, voire l’intégrisme type Aqmi. C’est tout l’intérêt de l’article de ce chercheur nigérien : comprendre pour ne pas céder à la tentation de l’amalgame.

Les récentes attaques d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Sahel ont suscité nombre de commentaires sur la relation entre Islam, activisme islamique et présence d’Aqmi dans certains pays sahéliens. Je suggère que l’on ne s’empresse pas d’en tirer des conclusions sur la base d’hypothétiques connections qui, si elles existent, ne semblent pas avérées entre Aqmi et les appropriations idéologiques islamiques. C’est le cas au Niger où j’observe ces dernières depuis une dizaine d’années. Il importe donc d’éviter ce glissement qui donnerait raison à ceux qui ne voient dans l’Islam que violence et terrorisme. Pour nourrir ma position, je propose de rappeler quelques aspects de l’activisme islamique contemporain nigérien.

Retour sur la construction d’un discours critique et islamisant

L’ouverture démocratique des années 1990 en Afrique a été largement étudiée, mais les trajectoires que l’Islam sahélien a prises ces vingt dernières années restent encore à être analysées et comprises. Au Niger, la démocratisation qui a commencé en 1991 a été le ferment principal d’une restructuration du champ islamique1, mais aussi d’une redéfinition de ce qu’être musulman signifie2.

4Dans les années 1990, plus précisément à partir de la Conférence Nationale de 1991, le principe de la libre association ‑ y compris dans le champ islamique ‑ a été non seulement acquis, mais s’est matérialisé à travers la création d’un certain nombre d’organisations qui ont voulu se poser en alternatives face à l’Association islamique du Niger, la seule reconnue jusqu’en 1990. La fin de ce monopole associatif et la formation d’un champ religieux pluraliste seront donc, dans le champ islamique, les conséquences immédiates du discours de la libéralisation. La première génération d’associations islamiques non-étatiques (l’Association Nigérienne pour l’Appel et la Solidarité Islamique [ANASI], l’Association Nigérienne pour l’Appel, l’Unité et la Solidarité Islamique [ANAUSI], l’Association Nigérienne pour la diffusion de l’Islam au Niger [Adin Islam] et l’Association pour le Rayonnement de la Culture Islamique [ARCI]) allait voir le jour dans ce contexte. Ces associations seront pendant longtemps le porte-flambeau de l’Islam, malgré leurs différences et même parfois leurs divergences. En quête de légitimité, elles s’exprimeront le plus souvent sous le mode de la contestation et de la revendication avec comme argument principal la défense de l’identité religieuse du pays menacée par une laïcisation rampante et anti-islamique.

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5Toutefois, il faut dire que si l’Islam nigérien des années 1990 s’est plutôt exprimé sur le mode de la contestation, celui des années 2000, du fait de sa normalisation dans l’espace public, s’est plutôt illustré par un discours au diapason de la dynamique de transformation de la société nigérienne contemporaine. Même s’il s’appuie sur l’idée du retour à l’orthopraxie de la Sunna du Prophète Muhammad et relaie le leitmotiv de nombreux groupes de jeunes et du courant dit izala, né au Nigeria3, et qui a propagé sa lutte contre les innovations (bid’a), les coutumes (al a’du) et les pratiques non-scripturaires à plusieurs pays voisins, ce discours reste essentiellement pluriel.

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6Dans les paragraphes qui suivent, sans prétendre à être exhaustif, je présenterai quelques lieux de la confrontation symbolique4 de cet Islam nigérien contemporain. En rejetant la laïcisation et ses conséquences, notamment un féminisme à l’occidentale, il s’est affirmé comme un processus critique, reislamisant et transformateur de la société nigérienne. Comme on s’en doute, le statut de la femme et la propagation de l’Islam, à travers l’enseignement du Coran et des hadiths pour une meilleure connaissance de l’Islam, sont au cœur de ses préoccupations.

L’Islam nigérien : une critique sociale et politique

Comme nous l’avons déjà dit, l’ouverture démocratique a permis de poser les jalons d’une démocratisation de la vie politique nationale, mais elle a aussi favorisé l’émergence d’organisations religieuses, plus précisément islamiques, dont l’objet principal était d’ « œuvrer pour le rayonnement de l’Islam ». D’une association islamique jusqu’en 1990, le champ islamique nigérien s’est fragmenté en associations multiples (plus d’une quarantaine aujourd’hui) qui envisagent l’Islam sur le mode public, mettant généralement en avant l’idée que c’est à l’Islam de définir et de déterminer les conditions de réalisation du bien commun au Niger.

 

Sous l’angle de la critique sociale et politique, cet Islam a pu mobiliser et organiser une opposition contre des normes et pratiques sociales qu’il considérait comme non-islamiques ou anti-islamiques : les campagnes de promotion de la planification familiale invitant à l’usage du préservatif dans le cadre de l’espacement des naissances5, les tentatives d’institution d’un Code de la Famille6, la ratification de conventions internationales promouvant les droits des femmes7, ont ainsi suscité la critique, l’opposition et le rejet de cette société civile islamique8 qui prend de plus en plus un rôle public.

9Si le courant izala, évoqué plus haut, a été un des acteurs clés de la restructuration du champ islamique des années 1990, le phénomène associatif et l’émergence d’une nouvelle élite musulmane ont été les deux facteurs déterminants dans la formulation de cette critique. Favorisée par une liberté d’expression et d’association, la rhétorique islamique qui a vu le jour avec ces acteurs a surtout insisté sur la défense d’une identité musulmane qu’elle estime remise en cause par un libéralisme politique et une morale laïque peu conforme à une citoyenneté qui se voulait d’abord musulmane. Cette revendication de l’Islam comme base exclusive de la morale publique va ainsi progressivement donner naissance à la société civile islamique, un corps d’organisations et d’acteurs religieux dont le projet s’énonce en termes de défense de l’identité islamique du Niger et la réalisation du bien commun selon un cadre normatif conforme à l’Islam.

 D’un discours laïcisant à un discours islamisant : résoudre le paradoxe nigérien

Dans les milieux islamiques, l’opposition à la laïcité et les initiatives qui en ont résulté sont apparues comme des efforts pour résoudre le paradoxe nigérien : celui d’une société musulmane à plus de 95%, selon les statistiques, mais vivant sous une norme publique laïque. Un des effets transformateurs de ces efforts se lit à travers un moralisme ambiant qui voudrait définir la vie du musulman dans sa dimension privée autant que publique.

En effet, une des dimensions de l’Islam contemporain nigérien se trouve dans le fait qu’il s’articule autour d’un moralisme qu’il voudrait imposer à toutes les normes sociales. Les oppositions à la laïcité qui se sont exprimées à travers toutes les tentatives de réforme de la loi fondamentale et qui continuent encore à s’exprimer contre des initiatives de ratification de conventions internationales ‑ jugées trop féministes et par conséquent contraires à l’esprit et même au texte du Coran et des Hadiths ‑ insistent sur le fait qu’une morale laïque fait violence à l’identité religieuse nigérienne. L’argument avancé met l’accent sur le fait que si la majorité de la population nigérienne est musulmane, ce serait une violence que d’adopter au Niger une loi fondamentale laïque qui, par définition, subordonne l’identité religieuse à un républicanisme qui ne reconnaît la religiosité que pour la dominer et la soumettre.

13Le discours laïcisant qui, il faut le dire, a été aussi influencé par un discours de la menace intégriste des années 1990, a progressivement perdu de son poids et du soutien qu’il avait dans les milieux « intellectuels », c’est-à-dire l’élite formée dans la tradition de l’école traditionnelle publique et laïque. Dans ces milieux en particulier, on a vu se développer des tendances islamisantes ou reislamisantes notamment ces quinze dernières années. Cette catégorie sociale retrouvait à travers les rencontres d’animation islamique, les prêches, conférences et séminaires de formation un nouvel intérêt dans une religion qui, selon ses critiques, lui était jusqu’alors généralement étrangère. Pour beaucoup, le succès des entreprises de réislamisation se mesure à la conversion de cette élite grâce aux espaces et aux pratiques qui promeuvent une culture du savoir islamique.

Une nouvelle culture : produire et transmettre le savoir islamique

La connaissance de l’Islam, de son histoire et de sa tradition scripturaire a été un des domaines dans lequel la dynamique islamique de ces dernières décennies s’est le plus manifestée. L’émergence de madrasa et de centres d’apprentissage du Coran et de l’arabe a fortement contribué aux initiatives qui visent à donner à l’Islam un rôle normatif, non seulement dans la vie personnelle, mais également dans la vie collective et publique. Il faut noter à ce propos le rôle joué par des centres urbains comme Maradi, Zinder et Niamey dans cette promotion de l’éducation islamique, aussi bien dans le cadre formel des madrasa, mais surtout dans les Makaranta, les cercles et groupes informels où élèves, fonctionnaires et femmes9 se rencontrent pour « connaître l’Islam ». Dans ces nouveaux espaces de la culture islamique, non seulement on voit émerger une démocratisation du savoir islamique, mais en plus, on constate de nouvelles formes de sociabilité. La Makaranta, dans la plupart des cas, n’est pas seulement un espace d’instruction ou d’apprentissage ; elle est devenue un lieu où les sociabilités musulmanes se forment et se réinventent. La communauté de la Makaranta devient, par exemple, une famille et un groupe de solidarité qu’on sollicite en cas de décès, de cérémonie de mariage ou encore de baptême.

16Si le phénomène est davantage perceptible en milieu urbain et dans certaines catégories sociales, notamment les fonctionnaires de l’administration ou encore les milieux scolaires, il faut se garder de réduire cette dynamique à un phénomène d’élite. L’élite et la classe moyenne nigériennes sont bien présentes dans cette nouvelle économie (production, circulation et transmission) du savoir islamique, mais il reste que nombre de catégories sociales cadettes ou précédemment invisibles ou considérées comme telles, sont aujourd’hui au cœur de cette nouvelle culture islamique. Les jeunes et les femmes sont, comme on peut le constater à Niamey, des acteurs clés de ce renouveau islamique.

  • 10  Sounaye, Abdoulaye, 2011,  « La « discothèques» islamique : CD et DVD au cœur de la réislamisation (…)

Si ce phénomène de démocratisation de l’Islam a permis, comme je le soutiens ici, à des catégories sociales marginales d’être au cœur du phénomène social de la réislamisation de la société nigérienne, il convient de noter que dans les milieux les plus organisés, on ne se contente plus d’être de simples consommateurs de discours et d’objets islamiques. Au contraire, une industrie de CD/DVD islamiques10 est née dans les centres urbains, en même temps qu’une production d’ouvrages écrits qui portent essentiellement sur le discours de l’appropriation de la Sunna et l’exécution du rituel selon cette perspective.

Dans le contexte nigérien, la production du texte islamique a été historiquement le monopole d’une élite maraboutique, à quelques rares exceptions près. Un tour au Grand Marché de Niamey et dans certaines librairies islamiques permettent aujourd’hui de se rendre compte de l’émergence d’un groupe d’auteurs relativement jeunes et dont l’une des caractéristiques est de vouloir écrire en français et non en arabe, la langue de l’Islam. Cette appropriation de l’Islam par de nouveaux acteurs, dans une langue plus accessible au monde urbain nigérien, a participé de ce que j’appellerai ici la « transformation épistémique de l’Islam contemporain nigérien ». Le développement de nouveaux réseaux (groupes, cercles, associations, Makaranta, clubs, bibliothèques islamiques, etc.) et média de circulation du discours islamique (livres, discothèques islamiques, radios et télévisions) ont donc fortement contribué à cette démocratisation de l’Islam. En retour, comme on peut également le voir, cette démocratisation a insufflé à l’Islam une dynamique nouvelle qui en fait aujourd’hui une véritable culture de transformation sociale et personnelle.

Du Code de la famille au féminisme islamique ?

19Les appropriations de l’Islam dans l’espace public nigérien ont conduit à ce qu’il convient désormais de nommer « la rhétorique du Code de la Famille», dès lors que depuis 1993, toute initiative touchant au statut de la femme est interprétée par les acteurs islamiques comme une façon déguisée de réintroduire ledit code. Ceci traduit une fois encore la valeur symbolique de la question de la femme pour cet activisme islamisant. L’une des hypothèses que je voudrais avancer dans ce contexte où la question de la femme a acquis une visibilité et une importance symbolique de premier ordre, c’est celle de l’émergence d’un féminisme islamique nigérien.

20L’histoire conceptuelle du féminisme a été si déterminée par son contexte historique américano-européen qu’il peut paraître contradictoire de l’appliquer à l’Islam. Je ne voudrais communiquer de l’usage que j’en fais ici ni une position laïcisée à la manière de Simone Veil ni une théologie à celle d’Amina Wadud. Le féminisme islamique nigérien ne se fonde pas sur une réinterprétation des textes. Il ne se lit pas, mais tente plutôt de renforcer une lecture qui rejetterait une masculinisation abusive des pratiques islamiques et des dispositions de la shari’a. Ainsi, les organisations islamiques féminines qui articulent ce discours insistent sur un ordre social émanant d’Allah. Certes, leur discours refuse l’égalité de principe entre citoyens qui fonde le discours des droits de l’Homme, mais il reconnaît les obligations de l’époux vis-à-vis de ses épouses comme la première fondation d’une vie musulmane. Ce discours peut néanmoins être subversif dans la mesure où il inscrit l’acquisition du savoir islamique par la femme comme la condition première de l’économie domestique. Mais en ce qui concerne les droits de la femme, ce féminisme reconnaît les insuffisances et même les violations propres aux pratiques familiales et coutumières qui ne respectent ni le droit coutumier ni le droit islamique de la femme. Ainsi, en matière de divorce ou de séparation, il rejette les traitements « non-islamiques » que les femmes subissent, par exemple quand elles sont répudiées ou « chassées » du foyer manu militari. Dans ce contexte, les appropriations féministes de l’Islam consistent à rechercher le rétablissement des droits de la femme contre les abus non-islamiques des musulmans.

  • 11  Sounaye, Abdoulaye, 2007. “Instrumentalizing the Qur’an in Niger Public Life”, Journal for Islamic (…)

21Pour refermer ce bref aperçu, je noterai que l’un des effets importants, peut-être le plus important, de la démocratisation a été l’émergence et la consolidation d’un discours identitaire qui revendique son islamité et qui voudrait voir cette qualité s’étendre à tous les domaines de la vie publique11. Les zones de confrontations symboliques s’étendront certainement, mais il me semble que celle qui touche au statut de la femme restera pour longtemps au cœur des préoccupations de la société civile islamique. En effet, aujourd’hui, toute initiative de l’État pour la promotion de la femme se lit et se comprend à travers la problématique du Code de la famille. D’ailleurs, assez symptomatique de cette réalité est le fait que, dans le discours islamisant, on est passé du « Code de la famille » au « Code de la femme,» la dénomination que cette initiative a désormais prise. Ce glissement est éloquent dans la mesure où il enlève une bonne partie de sa substance à cette initiative et en même temps traduit le souci du discours islamisant de remporter la bataille symbolique autour du statut de la femme dans la société nigérienne.

Sortir du prêt-à-porter explicatif

Il me semble que dans ce contexte, si Aqmi est apparue et a acquis une sphère d’influence au point de pouvoir remettre en cause la stabilité du Niger, ce n’est pas du fait de ces appropriations islamisantes. Ce serait une grave méprise que de voir dans l’Islam politico-social nigérien un exercice de violence et de terrorisme comme celui que l’on associe généralement à Aqmi. Ce serait aussi, et très certainement, une façon de se tromper sur la généalogie du phénomène Aqmi en lui-même et de ses soutiens sahéliens. Nous avons besoin de sortir de ce prêt-à-porter explicatif pour comprendre la nature de la présence d’Aqmi dans cette partie du Sahel.

233  Maikorema, Zakari, 2007. « La naissance et le développement du mouvement Izala au Niger » in Hassane Souley, Xavier Moyet et alii (éds), Islam, Sociétés et Politique en Afrique Subsaharienne : Les exemples du Sénégal, du Niger et du Nigeria, Paris: Les Indes Savantes, p. 51-74.; Sounaye, Abdoulaye « Izala au Niger : une alternative de communauté religieuse », in Laurent Fourchard, Odile Goerg and Murielle Gomez-Perez (éds.), Les lieux de sociabilité urbaine dans la longue durée en Afrique, Paris, L’Harmattan, 2009b, p. 481-500; Loimeier, Roman, 1997. Islamic Reform and Political Change in Northern Nigeria. Evanston: Northwestern University Press ; Umar, Muhammad S., ”From Sufism to Anti-Sufism in Nigeria”, in Louis Brenner (éd.), Muslim Identity and Social Change in sub-Saharan Africa, Bloomington-Indianapolis, Indiana University Press, 1993, p. 154-178.

244 O’brien, Cruise, 2003, Symbolic Confrontations: Muslims Imagining the State in Africa. Londres, Hurst and Company

Notes

1  Maikorema, Zakari, 2009. Islam dans l’espace nigérien : 1960-2000. Paris : Harmattan ; Souley, Hassane, « Les nouvelles élites islamiques du Niger et du Nigeria du nord: itinéraires et prédication fondatrices », in Laurent Fourchard, André Mary et René Otayek (éds.), Entreprises religieuses transnationales en Afrique de l’Ouest, Paris, Karthala, 2005, p. 350-373 ; Glew, Robert S., 1996. “Islamic Associations in Niger” in Islam et Sociétés au Sud du Sahara, Vol. 10, Décembre 1996, p.187-204.

2  Alidou, Ousseina et Alidou, Hassana, 2008, ‘Women, Religion, and the Discourses of Legal Ideology in Republic of Niger’. AfricaToday, no. 3, 54, pp. 23-36 ; Alidou, Ousseina, 2005, Engaging Modernity, Madison, Wisconsin, The University of Wisconsin Press ; Sounaye, Abdoulaye, 2009, “Ambiguous Secularism: Islam, Laicité and the State in Niger” in Civilisations, Vol. LVIII, 2, pp. 41-57.

5 Sounaye 2005.

6 Villalón, Leonardo, 1996. “The Moral and the Political in African Democratization: The Code de la famille in Niger’s Troubled Transition”, Democratization, III (2), p. 41-68.

7  Alidou et Alidou 2008 ; Sounaye 2005.

8  Sounaye, Abdoulaye, 2005, ‘Les politiques de l’Islam dans l’ère de la démocratisation de 1991 à 2002’, in Gomez-Perez, M., L’Islam politique au sud du Sahara : identités, discours et enjeuxParis, Karthala, 2005, pp. 503-525.

10  Sounaye, Abdoulaye, 2011,  « La « discothèques» islamique : CD et DVD au cœur de la réislamisation nigérienne », à paraitre in www.ethnographiques.org.

11  Sounaye, Abdoulaye, 2007. “Instrumentalizing the Qur’an in Niger Public Life”, Journal for Islamic Studies, 27, p. 211-239.

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References

Electronic reference

Abdoulaye Sounaye, « L’Islam au Niger : éviter l’amalgame », Humanitaire [Online], 28 | 2011, Online since 20 July 2011, connection on 12 October 2020. URL : http://journals.openedition.org/humanitaire/1023
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About the author

Abdoulaye Sounaye

Abdoulaye Sounaye est chercheur au Département des études religieuses à la Northwestern University, Illinois, USA.

Source : journals.openedition.org