L’affaire dite Hassoumi Massoudou est bel et bien derrière le PNDS. L’heure est à l’union pour une victoire éclatante pour les prochaines élections générales. Le linge sale se lave en famille, dit-on. Hassoumi Massoudou, Secrétaire Général du PNDS entend prendre une part active au combat du PNDS pour la reconquête du pouvoir, apprend-on. Des sources autorisées, l’on peut dire sans risque de se tromper que ‘’Hassoumi Massoudou est plus que jamais en ordre de bataille au sein de l’establishment du PNDS-Tarayya’’.  C’est dire que le PNDS reste et demeure l’exception qui confirme la règle au sein de la classe politique nigérienne. Regard sur le parcours glorieux d’une organisation politique qui force l’admiration.

 

 Il y a au PNDS-Tarayya, comme qui dirait, une loi non écrite, à savoir le caractère inviolable de l’unité et la cohésion du parti au grand dam de ses adversaires. La résilience de ce parti face à l’adversité est légendaire.

Il y’a eu sans doute des divergences d’opinions pendant la période qui a précédé l’investiture du candidat du parti à l’élection présidentielle prévue à la fin de cette année. Mais cela n’a pas suffi pour entamer une complicité vieille de 40 ans qui existe entre les principaux dirigeants de ce parti.  Que Massoudou ait nourri une ambition est une bonne chose car cela témoigne de la vitalité du parti et de son caractère démocratique. En somme, cela signifierait que la course à l’investiture est ouverte. Ce qui est sûr, c’est que les responsables et militants du PNDS sont bien conscients qu’ils ne peuvent reconquérir le pouvoir que lorsqu’ils sont unis, et dans le cadre d’un vaste rassemblement autour de leur candidat.

C’est de bonne guerre si les adversaires de ce parti cherchent à démobiliser ses militants au moyen de rumeurs aussi fantaisistes qu’infondées. Ceux-là doivent pouvoir faire le deuil de leur projet de voir le PNDS-Tarayya s’atomiser.

« S’il suffit d’être à l’opposition pour qu’un parti au pouvoir s’ingère dans vos affaires intérieures et vous déstabilise, le PNDS aurait été concassé 1000 fois entre 1996 et 2011. La stabilité d’un parti politique, sa cohésion et son unité sont déterminées avant tout par le socle sur lequel il est bâti et par la façon dont sa gouvernance est assurée. Les crises internes aux partis ont à voir avec leur propre histoire ainsi qu’avec la façon dont ils sont gérés. Si un parti est victime de malformation génétique, les effets s’en feront sentir avec sa croissance. Si un parti politique est le résultat de rencontres aléatoires, son destin est d’éclater très vite. Les partis les plus résilients aux épreuves du temps sont ceux qui sont bâtis sur une plate-forme claire, solide et saine, adossée à des valeurs. C’est le cas du PNDS. Les partis les plus fragiles et qui résistent le moins au temps sont ceux qui sont issus de calculs personnels, réfractaires, par conséquent, à toute forme de synthèse viable. », renseigne Mohamed Bazoum, actuel président du Comité exécutif national (CEN) et candidat investi du PNDS-Tarayya.

Le linge sale se lave en famille…

Il y a eu certes une zone de turbulences, un moment de mécompréhension. Ce qui est normal et vital pour toute association démocratique. Les crises internes ou conflits de positionnement sont légitimes dans les structures démocratiques. Elles traduisent leur vitalité. Au PNDS, s’agissant de l’affaire dite Massoudou  après une audience entre le président Issoufou et Massoudou Hassoumi, puis, une visite de courtoisie avec les femmes leaders de l’Organisation des Femmes Tarayya (OFT) chez le Secrétaire Général du parti, tout était finalement clair comme l’eau de roche depuis lors. La sagesse avait prévalu sur la passion. Le calumet de la paix s’était imposé sur la sédition ou la fronde. Le leadership c’est comme qui dirait une loi cosmique : on ne devient pas grand sans épreuves. Les unes plus éprouvantes que les autres. C’est pourquoi les grands leaders savent faire le sacrifice nécessaire car plus on fait de sacrifices plus le chemin s’ouvre pour l’atteinte du sommet de la montagne.

Tout le monde le dit : le PNDS est le seul parti politique qui n’a pas fait le deuil de son unité tant vantée par les siens comme par ses adversaires. Au 28ème anniversaire du PNDS, c’est son allié, Albadé Abouba qui a rappelé cette vérité crue. Pendant sa gloriole comme allié du PNDS, Hama Amadou, sur le perchoir de l’Assemblée nationale, avait dans un lyrisme soutenu vanté la fidélité et le sens de l’unité et la cohésion des militants du PNDS.

Hama Amadou demandait simplement, à cette occasion, à ses militants de s’inspirer des prouesses du PNDS comme une famille politique modèle en dépit de l’adversité politique très vive au moment où il prononçait son speech. Il y avait donc une ligne rouge qu’aucun militant sérieux et conséquent du PNDS ne saurait franchir. Et Massoudou Hassoumi très conscient de cette réalité n’a pas voulu être celui qui mettrait en danger les intérêts politiques de son parti. Avec la rigueur qu’on lui reconnait, Massoudou avait choisi d’afficher une attitude gagnante, conciliante et sage. Pour le salut du PNDS Tarayya.

Cette volonté de réconciliation ou cette sagesse que quelques-uns avaient qualifiée de reddition, Massoudou Hassoumi l’a affirmée en haute et intelligible voix devant les femmes leaders du PNDS. Il n’y a plus rien à redire : ‘’cette affaire est derrière nous’’, avait martelé en son temps Massoudou. Il y a des moments de faiblesse, des moments où ‘’le fils de l’homme’’ est mal inspiré. Mais après ce vacillement, Massoudou a dit clairement que  ceux qui voudraient en faire de cet incident une tempête dans un verre d’eau doivent déchanter.

Le linge sale s’est lavé en famille. Les leaders du PNDS savent que ce qui réunit la famille est plus fort que les épreuves quelles qu’elles soient. C’est pourquoi les femmes leaders de ce parti avaient bien voulu jouer leur rôle de mères de famille, d’épouses et de sœurs. On a vu la présidente de l’OFT Mme Hadizatou Yacouba et ses camarades dans le salon de Massoudou pour rassurer les camarades du parti de ne pas oublier les fondamentaux du matérialisme historique à savoir : ne jamais perdre de vue la différence entre la contradiction principale et la contradiction secondaire. Un jeune militant du PNDS nous a confié de n’avoir pas pu retenir ses larmes après avoir visionné cette vidéo entre Massoudou et les femmes de l’OFT tant l’émotion était réelle au sein de la famille rose.

L’unité érigée au rang de philosophie politique au PNDS…

‘’Sai bango ya tsage kadangare ke ratsa chi’’, aimait rabâcher l’ancien Président du PNDS, actuel Chef de l’Etat SEM Issoufou Mahamadou. C’était conscient de l’adversité pendant la longue traversée de désert du PNDS que son Président d’alors avait, comme un prédicateur, rappelé constamment aux camarades les vertus de la fidélité et de l’unité du parti. Et on le sait, Zaki ne prêchait pas dans le désert.

Les militants, les grands comme les camarades de la base ont su résister aux brimades, aux chantages et aux manœuvres d’achat de conscience. Certains ont résisté aux postes juteux dans les gouvernements d’alors juste dans l’optique de lézarder, concasser le PNDS. L’actuel Président du parti, Mohamed Bazoum, entre autres, a refusé des offres on ne peut plus alléchantes de la part de ceux qui sont devenus amnésiques aujourd’hui dans une autre vie politique.

C’est dire que le PNDS c’est le résultat de cette lutte glorieuse qui a consisté à mettre en avant les principes du parti et l’intérêt général. Et dans cette belle aventure, hier comme aujourd’hui ou demain, ce parti a connu et connaitra toujours des épreuves, des contradictions internes qui seront toujours surmontées tant que les camarades seront animés par la même rigueur et le respect des principes, du fil conducteur du parti.

En d’autres termes, les conflits, les mécompréhensions, les luttes de positionnement et autres ambitions personnelles, bien gérés, constituent une sorte d’oxygène pour la survie du parti. Autant la société humaine ne saurait se passer des conflits, autant un parti politique qui n’est qu’une association d’individus aussi divers et variés ne saurait vivre en harmonie ad vitam aeternam.

Mais le plus important, la meilleure précaution pour éviter le clash ou la désintégration du corps social c’est de disposer des mécanismes efficaces de règlement de ces antagonismes. C’est jusqu’ici le seul secret du PNDS. La seule recette gagnante qui le met à l’abri de la sclérose tant souhaitée par ses pourfendeurs. Autant dire que tant qu’on reste fidèle aux principes, la contradiction principale triomphera toujours sur la contradiction secondaire. Ensemble, on est plus fort. C’est tout simplement ce qu’on retient de l’affaire dite Massoudou.

Elh. M. Souleymane

Niger Inter

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