« La fermeture temporaire des mosquées a pour seul objectif de préserver la Oummah Islamique contre la propagation de la pandémie en son sein », dixit Cheikh Boureima Abdou Daouda

Niger Inter : Les musulmans du monde entier ont commencé le jeune cette année dans un contexte de pandémie de la maladie à coronavirus. Quelle est votre appréciation du jeûne dans ce contexte nouveau ?

Cheikh Boureima Abdou Daouda : Bismillahir-Rahmânir-Rahîm. Que les prières et le salut d’Allah soient sur notre Guide et Prophète Mouhammad, sur sa Famille et ses Compagnons. Effectivement, les musulmans du monde entier ont entamé le jeûne de Ramadan 1441-2020 dans un contexte de pandémie mondiale qui a contraint le monde musulman à fermer temporairement ses mosquées pour éviter la propagation de la maladie et donc préserver la santé et la vie des fidèles car il a été démontré et prouvé que ce fléau se propage vite à travers les contacts humains. Cependant, la fermeture temporaire des mosquées n’empêche pas les musulmans de prier ni de jeûner car le rassemblement des fidèles dans une mosquée n’est pas une condition pour l’accomplissement et l’acceptation de la prière et du jeûne à part la prière de vendredi qui exige un nombre minimum des fidèles pour son accomplissement. Le rassemblement permet de multiplier la récompense de la prière mais ne conditionne pas la validité de la prière ni du jeûne et si le musulman est empêché par une cause islamiquement valable (comme le mauvais temps, la maladie, la peur…) d’accomplir la prière en assemblée, eh bien il a la récompense de cette prière en commun même s’il prie seul dans sa maison, son bureau, sa boutique… Et cette multiple récompense due à la prière s’obtient à partir de deux fidèles à plus. Il en va de même pour le jeûne ; si le musulman est empêché par une cause islamiquement valable d’accomplir ses adorations habituelles durant le mois de Ramadan (prières de Tarâwih et de Tahadjoud, prêche, enseignement, retraite spirituelle, Oumra…), eh bien, il aura la même récompense auprès d’Allah comme s’il les avait accomplies. Le Prophète prière et salut d’Allah sur lui a donné l’exemple du musulman malade ou voyageur à qui Allah continue d’inscrire la récompense de ce qu’il avait l’habitude d’accomplir étant bien portant ou sédentaire. Tout ceci montre que cette Religion Islamique est basée sur la simplicité et la facilité et non sur la complication, la gêne et l’accablement. C’est une religion de paix et de miséricorde qu’Allah a sagement légiférée pour les hommes, chacun selon ses capacités et moyens ; afin que chaque musulman puisse accomplir les prescriptions divines avec un cœur ouvert, et qu’il agrée et accepte Allah comme son Seigneur, Mouhammad comme Messager d’Allah et l’Islam comme sa religion. Allah le Très-Haut a dit après avoir mentionné la prescription du jeûne du Ramadan: «Allah veut de la facilité pour vous, et il ne veut pas la difficulté pour vous». Sourate 2 ; verset 185.

Niger Inter : pour lutter contre cette calamité des mesures barrières ont été édictées par les autorités. Une des plus contraignantes pour les fidèles c’est surtout l’interdiction provisoire des prières dans les mosquées. Quelle est votre réaction sur cette situation?

Cheikh Boureima Abdou Daouda : cette question trouve sa réponse dans ce qui est déjà dit mais j’ajoute que cette mesure (la fermeture temporaire des mosquées) a pour seul objectif de préserver la Oummah Islamique contre la propagation de la pandémie en son sein. Les Oulémas (savants musulmans qualifiés) ont fait cette recommandation aux musulmans à titre préventif car la santé prime sur toute chose (après la foi) et la vie est sacrée en Islam. L’intelligent n’est pas celui qui attend d’être dans un problème pour courir à droite et à gauche pour lui chercher solution alors qu’il pouvait le prévenir et éventuellement l’éviter. Le monde musulman a bien vu comment la maladie a sévi en Chine où elle avait fait sa première apparition publique et les études et rapports médicaux ont prouvé qu’elle se propage par le contact humain, donc il (le monde musulman) a décidé d’anticiper sur la maladie en recommandant d’éviter les rassemblements des fidèles dans les mosquées dans la mesure où il n’y a pas de remède contre cette pandémie et le seul moyen de freiner son expansion consiste à éviter le contact des autres. S’il y a un seul terroriste qui se réfugie dans un quartier, ce dernier sera bouclé et les gens seront évacués ou confinés chez eux jusqu’à ce qu’il soit arrêté ou tué; or cette pandémie est plus grave et dangereuse qu’un terroriste.

Je ne veux pas revenir sur les arguments islamiques contenus dans le Noble Coran et la Sounnah du Prophète prière et salut d’Allah sur lui qui autorisent cette mesure préventive mais je rappelle qu’en Islam tuer injustement une seule vie revient à tuer toute l’humanité, de même, donner la vie à un seul être humain revient à donner la vie à toute l’humanité comme Allah le Très Haut l’a dit: «Quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes». Sourate 5, verset 32.

Considérons ensemble ce que le Prophète prière et salut d’Allah sur lui a dit dans le récit ci-dessous pour nous montrer la responsabilité de celui qui expose les autres au danger: Djâbir bn Abdillah dit: «(Au temps du Prophète prière et salut d’Allah sur lui), nous avions voyagé et une pierre était tombée sur la tête de l’un d’entre nous et le blessa profondément. Puis il eut un rêve érotique dans la nuit. Il demanda à certains de ses compagnons s’ils trouvaient une permission pour lui de faire l’ablution pulvérale (l’ablution avec du sable). Ils lui répondirent qu’ils ne trouvaient pas d’excuse (permission) pour lui alors qu’il pouvait utiliser l’eau. Il se lava alors et il mourut. Quand ils furent venus à Médine, ils informèrent le Prophète prière et salut d’Allah sur lui, de l’incident. Il dit : «Ils l’avaient tué, qu’Allah les tue. Puisqu’ils ne savaient pas, pourquoi n’avaient-ils pas interrogé alors (ceux qui savent); en effet le remède de l’ignorance c’est de demander (ceux qui savent). Il lui suffisait de faire l’ablution à sec, d’attacher sa plaie et de passer la main là-dessus et de laver ensuite le reste de son corps». Rapporté par Abou Dawoûd

A la lumière de ce récit, quiconque (Leader religieux, Imâm ou muezzin) appelle les gens à la prière en commun dans une mosquée (avant la levée de la suspension), endossera la responsabilité devant Allah, de la propagation de la pandémie dans cette mosquée sans compter qu’il a désobéi à l’ordre d’Allah concernant l’obéissance à l’autorité: «O vous qui croyez! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous (musulmans) qui détiennent le commandement». Sourate 4, verset 59.

L’ordre de l’autorité doit être respecté surtout qu’elle n’a pas recommandé ce qui est interdit par l’Islam. C’est l’autorité qui protège le pays et ses habitants et sans elle, ce sera le désordre et l’anarchie ; il n’y aura ni paix ni sécurité et le musulman ne pourra pas adorer Allah tranquillement. En outre, c’est l’autorité qui délivre l’autorisation de construire une maison, une mosquée, de créer une structure islamique ou une entreprise, de posséder une identité nationale… Pourquoi donc braver ses ordres et ses mesures alors qu’elle peut retirer son autorisation ou déchoir le contrevenant de sa nationalité ? Aimons notre pays et respectons les mesures nationales et qu’Allah nous protège tous contre ce dont nous avons peur ici-bas et après la mort!

Le Prophète prière et salut d’Allah sur lui et ses Compagnons avaient passé treize ans à la Mecque sans mosquée car ils ne pouvaient pas aller à la Ka’bah à cause des mecquois qui les torturaient et pourtant Allah n’a pas nié la pratique de leur Islam.

Ce n’est pas la première fois que la Oummah Islamique a eu à prendre des mesures similaires. En effet, Ibnou Ka-sîr qu’Allah lui fasse miséricorde a mentionné dans son livre (Le commencement et la fin composé de 15 tomes): «Quand l’épidémie sévît à Amwâs (Emmaüs en l’an 18/639) où Abou Oubaydah Aldjarâh qu’Allah l’agrée était gouverneur, il mourut de l’épidémie. Les gens avaient désigné alors Mou-az ibnou Djabal comme gouverneur (successeur d’Abou Oubaidah). Il mourut aussi de la maladie ainsi que son fils Abdour-Rahmâne. Après la mort de Mou-âz, les gens désignèrent Amr ibnoul As comme gouverneur (qu’Allah l’agrée). Il prononça un discours à l’intention des gens en disant: «Ce mal, quand il frappe, il se répand comme un feu; prenez refuge contre lui sur les montagnes. Les gens sortirent alors vers les montagnes. Et ce fut la fin de la maladie avec la Volonté d’Allah le Très Haut par le biais de l’astucieux Amr ibnoul As qu’Allah l’agrée après avoir pris les commandes de la Syrie après son prédécesseur Mou-âz ibnou Djabal. Il réalisa que ce mal s’attisait et se répandait dans les rassemblements des gens; il ordonna que les gens quittent les villes et se dispersent dans les montagnes et les régions élevées et Allah l’éradiqua pour eux. Cette mesure d’Amr ibnoul As parvint au Calife Oumar ibnoul Khattâb qui en fut étonné et il ne l’avait pas désapprouvée. On raconte qu’il y avait environ 25 à 30 mille morts au cours de cette épidémie dont des grands Compagnons du Prophète prière et salut d’Allah sur lui.

Niger Inter :  Quels sont les enseignements du Prophète sur les calamités dont les maladies comme covid-19 ?

Cheikh Boureima Abdou Daouda : L’Islam n’a rien laissé dans l’obscurité et il n’y a pas de domaine dans lequel il n’a pas eu son mot à dire, quitte à le connaître ou à l’ignorer : «Nous n’avons rien omis d’écrire dans le Livre». Sourate 6, verset 38. C’est ainsi que le Prophète prière et salut d’Allah sur lui a légiféré en cas d’une maladie épidémique en disant : « Si vous apprenez l’existence de la peste (toute maladie épidémique) dans un endroit n’y allez pas alors et si elle apparaît dans un endroit où vous êtes, n’y sortez pas alors». Rapporté par Alboukhary et Mouslim.

Il a dit encore : « Fuis le lépreux (un exemple de porteur de maladie contagieuse) comme tu fuis le lion ». Rapporté par Alboukhâry. Il a effectivement refusé le serment d’allégeance qu’un lépreux voulait lui prêter en envoyant quelqu’un dire à ce lépreux: «Retourne, nous avons accepté ton allégeance».

Le Prophète prière et salut d’Allah sur lui a pris cette mesure même pour les animaux en disant: «Que le propriétaires des chameaux malades ne les abreuve pas au même endroit que celui des chameaux bien portants». Rapporté par Alboukhary et Mouslim.

Voilà les enseignements du Messager d’Allah prière et salut d’Allah sur lui qu’il a laissés à la Oummah Islamique et à l’Humanité à titre préventif pour se protéger en cas de maladie contagieuse. Il n’y a pas de doute que si l’Humanité avait appliqué ces recommandations prophétiques, la pandémie actuelle ne serait pas diffusée dans le monde comme elle l’a fait. En effet, dès sa déclaration en Chine, les pays du monde entier se sont mis à rapatrier leurs compatriotes mais malheureusement avec le virus.

Niger Inter : Quels conseils prodiguez-vous aux fidèles pour tirer profit du Ramadan?

Cheikh Boureima Abdou Daouda: Le Ramadan 1441/2020 est venu dans un contexte de dure épreuve pour le monde entier et cela sur tous les plans de la vie à cause de cette pandémie mondiale. Le Ramadan est le mois de spiritualité par excellence, de dévotion, de contact permanent avec Allah le Créateur Absolu de toute chose, l’Administrateur de toutes les affaires en gros et en détail et le Détenteur de la Puissance Absolue et des miséricordes infinies. En période d’épreuve individuelle ou collective, le musulman doit exceller dans l’accomplissement de ce qui le rapproche davantage de son Seigneur surtout la demande de pardon et l’invocation car il est convaincu que Seul son Seigneur possède la solution à son problème comme Allah le Très Haut l’a dit: «Et si Allah fait qu’un mal te touche, nul ne peut l’écarter en dehors de Lui. Et s’Il te veut un bien, nul ne peut repousser Sa grâce. Il en gratifie qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux». Sourate 10, verset 107.

Voici quelques recommandations islamiques qui permettent au musulman de surmonter tout problème et toute épreuve incha-Allah:

1- Le renforcement de la foi

Allah le Très Haut a dit: «Si seulement il y avait, à part le peuple de Yoûnous, une cité (communauté) qui ait cru [après avoir vu le châtiment d’Allah] et à qui sa croyance eut ensuite profité! Lorsqu’ils eurent cru, Nous leur enlevâmes le châtiment d’ignominie dans la vie présente et leur donnâmes jouissance pour un certain temps». Sourate 10, verset 98.

2- Le repentir sincère et la demande de pardon

Allah le Très Haut a dit: «Demandez pardon à votre Seigneur; ensuite, revenez à Lui. Il vous accordera une belle jouissance jusqu’à un terme fixé, et Il accordera à chaque méritant l’honneur qu’il mérite. Mais si vous tournez le dos, je crains alors pour vous le châtiment d’un grand jour (le Jour de la Résurrection)». Sourate 11, verset 3

Il a dit encore: «Et Allah n’est point tel qu’Il les châtie alors qu’ils demandent le pardon [d’Allah]». Sourate 8, verset 33.

Le Prophète prière et salut d’Allah sur lui a dit: «Quiconque fait beaucoup d’Istighfâr (demande d’absolution des péchés), Allah lui dissipera toute angoisse, lui accordera une issue favorable face à tout problème et l’enrichira (le pourvoira) par des voies sur lesquelles il ne comptait pas». Rapporté Ahmad et autres.

3- L’invocation

Allah le Très Haut a dit: «Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi… alors, certes, Je suis tout proche: Je réponds à l’appel de celui qui M’invoque quand il M’invoque. Qu’ils répondent donc à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés».  Sourate 2, verset 186.
Il a encore dit: «Et votre Seigneur a dit: «Appelez-Moi, Je vous répondrai. Ceux qui, par orgueil,  se refusent à M’adorer entreront bientôt dans l’Enfer, humiliés». Sourate 40; verset 60.

«Dis: «Mon Seigneur ne se souciera pas de vous sans votre prière». Sourate 25, verset 77.

Rabby inni mas-saniad-dhourou wa anta arhamour-râhimîn

 «Seigneur, le mal m’a touché  alors que Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux!» C’est l’invocation du Prophète Ayyoub a’layhis-salam dans la Sourate 21 au verset 83, grâce à laquelle Allah le guérit de sa maladie pour laquelle il a été abandonné par son peuple.

Le Prophète prière et salut d’Allah sur lui a dit: «La prudence n’est d’aucune utilité contre le destin mais l’invocation est utile contre ce qui est déjà descendu (comme malheur, problème, maladie…) et contre ce qui n’est pas descendu. Il arrive en effet que le malheur descende puis l’invocation le rencontre d’où ils s’affronteront jusqu’au jour de la Résurrection».

Le Prophète çallallahou a’layhi wa sallam a toujours eu recours à l’invocation suivante au moment des difficultés:

« La ilaha illallahoul-Azîmoul-Halîm, la ilaha illallahou rabboul-archil-Azîm, la ilaha illallahou rabbous-samâwâti wal-ardhi wa rabboul-archil-karîm ».

«Point de divinité digne d’adoration hormis Allah le Très Grand le patient! Point de divinité digne d’adoration hormis Allah le Seigneur du Trône Immense! Point de divinité digne d’adoration hormis Allah le Seigneur des cieux, de la terre et du Noble Trône!».

4- Le Tasbîh en particulier la formule suivante:

«La ilaha illa Anta Soubhanaka inny kountou minaz-zâlimîn»

«Pas de divinité digne d’adoration à part Toi)! Pureté à Toi! J’ai été vraiment du nombre des injustes». Sourate 21, verset 87.

Voilà une formule coranique standard valable pour la résolution de tout problème. C’est l’invocation du Prophète Younous (Jonas) a’layhis-salam quand il fut englouti par un poisson. Le Prophète çallallahou a’layhi wa sallam a dit à propos de cette invocation: «L’invocation de mon frère Zoun-Noûn quand il invoqua étant dans le ventre du poisson: « La ilaha illa anta soubhânaka inni kountou minaz-zhâlimîn », aucun musulman ne demande -à Allah- quelque chose par cette invocation sans qu’Allah lui réponde».

Cela signifie autrement que tout musulman qui invoque Allah par cette invocation pour n’importe quel problème, Allah lui résoudra ce problème. Cependant, il y a une subtilité importante qu’il faut rappeler ici qui est le fait de connaître Allah et de L’invoquer fréquemment avant l’avènement de tout problème; comme le Noble Coran l’a dit à propos du prophète Younous: «S’il n’avait pas été parmi ceux qui glorifient Allah, il serait demeuré dans son ventre jusqu’au jour où ils (les serviteurs) seront ressuscités». Sourate 37, versets 143 et 144.

5- La Hawqalah

« Ma châ Allahou la quowwata illa billah »

« Comme Allah le veut (ou l’a voulu)! Il n’y a de puissance que par Allah». Sourate 18, verset

C’est l’invocation coranique qui protège l’homme, sa famille et ses biens.

Dans la Sounnah, le Prophète çallallahou a’layhi wa sallam a recommandé au Compagnon dont le fils a été pris en otage de multiplier lui et sa famille cette expression :

« La hawla wa la qouwwata illa billah »

Le résultat a été immédiat : l’enfant s’est échappé des mains de ses ravisseurs et a ramené à la maison les 4000 chèvres qu’il gardait pour eux.

6- La gratitude

Allah le Très Haut a dit: «Pourquoi Allah vous infligerait-il un châtiment si vous êtes reconnaissants et croyants? Allah est Reconnaissant et Omniscient». Sourate 4, verset 147

7- L’aumône

Le Prophète prière et salut d’Allah sur lui a dit: «La charité empêche le mauvais sort, l’aumône en cachette éteint la colère du Seigneur et le maintien des relations de parenté augmente la vie». Rapporté par Attabarâny.

8- Prendre soin des couches faibles

Le Prophète prière et salut d’Allah sur lui a dit: «C’est seulement grâce à vos faibles (pauvres) que vous obtenez le secours et la subsistance (de Dieu)». Rapporté par Alboukhâry. Et dans un autre Hadîs: «Cherchez mon agrément auprès de vos faibles (pauvres) car c’est seulement par la bienfaisance envers vos faibles (pauvres) (et leurs invocations) que vous obtenez la subsistance et le secours (de Dieu)». Rapporté par Ahmad.

9- le respect des liens de parenté

Le Prophète çallallahou a’layhi wa sallam a dit de son coté: «Celui qui désire qu’on lui accorde l’abondance dans sa subsistance et qu’on lui augmente dans son terme, qu’il lie (respecte) ses liens de parenté». Rapporté par Mouslim.

10- La recommandation du bien et l’interdiction du mal

C’est un moyen qui permet d’être exaucé en cas de difficulté comme cela est confirmé dans les récits du Prophète prière et salut d’Allah sur lui.

Voilà cette recette islamique, quiconque l’applique verra comment sa vie et ses affaires s’amélioreront avec la Volonté d’Allah le Très Haut.

Qu’Allah aide tous les musulmans du monde à profiter de ce Ramadan!

Qu’Allah accepte notre jeûne ainsi que toutes nos bonnes œuvres, qu’Il pardonne les mauvaise et qu’Il nous conforme davantage à ce qu’Il aime et agrée parmi les paroles, les actes et les comportements apparents et cachés!

Qu’Allah éradique par Sa miséricorde infinie et Sa compassion illimitée cette pandémie partout dans le monde! Qu’Allah nous bénisse tous ainsi que notre cher pays le Niger!

Interview réalisée par Elh. M. Souleymane

 

Qui est Cheikh Boureima Abdou Daouda ?

Cheikh Boureïma Abdou Daouda est ex-étudiant de la Faculté de Médecine à l’Université Nationale de Niamey (Niger) et diplômé de l’Université Islamique de Médine (Arabie Saoudite). Il est également l’auteur et traducteur de plusieurs ouvrages islamiques dont:

* Le rôle de la traduction dans l’appel à Allah, écrit en Arabe et édité par la librairie Alboukhâry à Bouraïdah en Arabie Saoudite.
* Préceptes du jeûne du Ramadan écrit en Français et édité aux Editions Essalam à Paris.

* La dépravation morale… écrit en Français et édité à la Maison Daroussalam à Riyadh en Arabie Saoudite.

* Le concept de la jeunesse en Islam écrit en Français et édité à la Maison Daroussalam à Riyadh en Arabie Saoudite.

* Comment attendrir nos cœurs? Traduit de l’Arabe et édité aux Editions Essalam à Paris.

* La doctrine des croyants traduit de l’Arabe et édité à la Maison Daroussalam à Riyadh en Arabie Saoudite.

* Le voile de la femme musulmane, pourquoi? Traduit de l’Arabe et édité à la Maison Daroussalam à Riyadh en Arabie Saoudite.

* Le commentaire du Saint Coran édité à Beyrouth et distribué par la Maison Daroussalam à Riyadh en Arabie Saoudite, 1999.

* Le guide détaillé de la Oumra et du Hadj édité en Espagne et distribué aux Editions Essalam à Paris.

* Le mariage en Islam édité à Paris par les Éditions Albouraq, 2002

* La voie du bonheur à travers la connaissance des niveaux de l’Islam traduit de l’Arabe, 2004

* Les secrets de la richesse licite, édité à Niamey 2006

Collabore avec plusieurs centres et organismes islamiques internationaux dont:

* Le Centre des Affaires de la Prédication à l’université islamique de Médine.
* L’Assemblée Mondiale de la Jeunesse Islamique, bureau de Médine.
* Le Complexe du Roi Fahd pour l’impression du Saint Coran à Médine.
* Le Ministère des Affaires Islamiques, du Prêche et de l’Orientation à Riyadh…

Actuellement prêcheur, formateur, conférencier islamique, Président-Fondateur du Bureau des Traductions Islamiques, Fondateur de l’École de la Vie, Président de l’Organisation Internationale pour la Bonne Vie, Imam de vendredi à l’Université de Niamey…

Niger Inter

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