Entrer désormais dans l’Histoire par une porte assez large, c’est cette compréhension que tout observateur fait de la détermination des partis membres des fronts, à ne pas entraver l’enrôlement de leurs militants. Il ne reste qu’à mettre la main à la pâte en extrayant la profonde écharde que constitue l’inoccupation des sièges partout où ils sont encore vacants dans le cadre des préparatifs électoraux.

L’unique canal pouvant amener ceux qui y sont disposés à se mettre autour d’une table pour discuter, était une invitation. Cette invitation a malheureusement fait pschitt, à cause d’une simple incompréhension que les célébrités de la grande contestation n’ont pas voulu surmonter. Les frictions verbales inter partis, dans l’ordre normal des fins de mandats, ne doivent pas les empêcher de reprendre en chœur le refrain de la victoire sur les démêlées électoralistes, en gardant dans nos esprits, que de bons scrutins auront lieu, puis œuvrer dans ce sens. Ne pas prêter le flanc aux appels du pied tant prônés par des plaisantins dont le rythme de vie se résume à s’engouffrer dans toute faille si minime soit-elle. Aucune de leurs intercessions miroitées pour se faire valoir, ne peut doit pas être si pressante au point que, mêmes ceux à qui la bonne fortune du pouvoir n’a pas encore souri, puissent y croire. Leur salut ne viendra que de la promptitude qu’ils mettront à  équilibrer leur destin en allant, pendant qu’il est encore temps, dans un regroupement aux chances prometteuses.

Ce serait une prouesse des plus admirables que de décrocher une pléiade d’organisations politiques, de leur attachement viscéral à une méthode longtemps enracinée mais toujours infructueuse. Chaque membre d’un conglomérat de fronts ou d’une alliance dirigeante, a une importante brique à placer chaque pan de la transformation nationale. Au moment où les uns seraient en train de faire avaler au peuple la pilule des réalisations, et les autres de payer prématurément le prix de l’intransigeance, le temps chèrement compté et gaspillé dans des luttes futiles, ne sera plus à portée de main. L’électorat veut du concret ; il ne prendra plus aux mots et n’accompagnera plus dans leurs rêves, les maestros de l’art politique qui écumeront sous peu nos villes et nos campagnes, à corps, à énergie et à argent perdus. Il est donc malhabile de se maintenir en marge de tous les importants processus pendant encore un lustre.

L’imparable coup pour celle voudrait supplanter sa coépouse et entrer dans les bonnes grâces du mari, est de se condamner à user du respect, du charme, de la bonne cuisine et de l’apprêtement d’un lit douillet. Il en est de même de la conquête des électeurs vers lesquels il faut aller avec un paquet d’inédites mais séduisantes inspirations. C’est qu’ils seraient très bien inspirés de prendre le bel exemple venu de nos fils et petits-fils, comme ce changement de méthodes réalisé par l’UENUN qui a  commémoré ce 9 février en conduisant des opérations dignes d’être encouragées, aux antipodes des actions musclées antérieures.

L’opinion découvre que, quand ils le veulent, les partis sont capables d’apporter des solutions urgentes et durables pour dénouer les situations les plus désespérantes au moment où l’on s’attend le moins. Puisqu’on est en politique, où le grand art est de faire le contraire de ce qu’on avait annoncé et convaincre les citoyens à l’aide d’inextricables contours, nul besoin de tergiverser pour espérer qu’après l’enrôlement, les fronts iront à la CENI. Il met à nu l’impérieux devoir qu’ont les politiciens de se culpabiliser de temps en temps, pour consolider la fidéliser l’impatiente masse, prête à les recevoir de pieds fermes. Il faudra leur expliquer les raisons d’une interminable intransigeance.

    Innocent Raphael D.

Niger Inter

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