Le mardi 27 juillet 2021, s’est déroulé l’atelier de présentation de « l’analyse situationnelle sur les cadres juridiques, opérationnels et institutionnels en matière de protection des données à caractère personnel au Niger ». C’était une initiative conjointe de  la Haute Autorité à la Protection des Données à caractère Personnel (HAPDCP) et l’Organisation International pour les Migrations (OIM).

La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été présidée par le ministre de la Justice, Gardes des sceaux M. Boubakar Hassan, en présence de la présidente de la HAPDCP Mme Sanady Tchimaden Hadatan, de S.E Mme Catherine Ingleherarn, ambassadeur du Royaume-Uni au Niger et de Mme Barbara Rijks, Cheffe de Mission OIM-Niger.

L’objectif de l’atelier est de faire le point du dispositif en place au Niger pour une meilleure sensibilisation et une plus grande appropriation des différents enjeux par les populations et les différents acteurs.

Cet atelier intervient après l’atelier de lancement sur « l’analyse situationnelle sur les cadres juridiques, opérationnels et institutionnels en matière de protection des données à caractère personnel au Niger » qui s’est tenu le mardi 20 avril dernier à l’hôtel Radisson Niamey.

La rencontre du 27 juillet est donc une suite logique du partenariat entre l’OIM et la HAPDCP dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet de renforcement de la coopération transfrontalière en matière de gestion des frontières et de lutte contre la traite des êtres humains entre le Niger et le Nigeria (CATS) », qui est financé par le Royaume Uni à travers le Home Office et l’UKaid.

En parlant des enjeux des données à caractère personnel, le ministre de la justice, Monsieur Boubacar Hassan a dit que : « « leur collecte, leur traitement et leur transfert pose aujourd’hui avec acuité le problème de la protection des droits des personnes et de leur vie privée que le dispositif classique ne peut plus assurer ».

Dans son intervention, Mme Sanady Tchimaden  Hadatan a déclaré : « « La présente étude vient donc à point nommé pour évaluer notre dispositif réglementaire et institutionnel, d’en faire ressortir les insuffisances en vue de nous permettre d’élaborer un  plan d’action pour les corriger », a ajouté Mme Tchimaden Hadatan, qui s’est dit par la même occasion « convaincue que les  recommandations issues du rapport final de cette étude permettront à la HAPDCP d’élaborer une feuille de route qui   à terme aboutira à la mise en place d’un dispositif légal et institutionnel conforme aux normes internationales en vigueur en matière de protection des données à caractère personnelle ».

Selon Mme Barbara Rijks, Cheffe de Mission OIM-Niger : « l’accès immédiat à des données fiables et de qualité est essentielle pour éclairer les politiques publiques, engager l’opinion publique définir des actions stratégiques pertinentes ».

C’est dire que cette rencontre a mis en évidence toute l’importance et l’enjeu de la protection des données personnelles. C’est pourquoi le ministre de la justice a exprimé sa gratitude à l’endroit de l’OIM, le Royaume Uni et la coopération française pour leur accompagnement technique et financier.

Oumou Gado

 

 

 

 

 

 

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