Après sa prise de fonction le 2 avril 2021, consacrant la première alternance démocratique au Niger, le Président de la République, Mohamed Bazoum, s’est mis au travail à travers la mise en place progressive de son administration. Outre les audiences accordées depuis son investiture, le nouveau président est conscient des défis qui l’attendent.

L’heure n’est plus au repos pour le nouveau président de la République du Niger, Mohamed Bazoum. Conscient des enjeux qui l’attendent, il a vingt-quatre après son investiture historique à la présidence de la République du Niger. Conformément à ses discours de campagne électorale, dans lesquels il s’est engagé à se mettre au travail dès sa prise de fonction, le président Mohamed Bazoum a nommé, dès le samedi 3 avril, son Premier ministre. L’ancien Directeur de cabinet de Issoufou Mahamdou, Ouhoumoudou Mahamadou a désormais la lourde charge de conduire l’action gouvernementale. Cette première nomination marque ainsi le début de la mise en place progressive de l’administration Bazoum.

Comme le nouveau président de la République, le nouveau Premier ministre n’a pas perdu du temps pour composer son gouvernement, dont la liste a été rendue publique quelques heures après sa prestation de serment devant l’Assemblée nationale le 7 avril 2021. Un gouvernement composé de 33 ministres dans lequel on retrouve des anciens ministres de l’ère Issoufou Mamahadou. Si ce gouvernement se distingue des précédents, de par sa taille considérablement réduite, conformément aux vœux exprimés par les populations nigériennes, il fait objet de critiques, notamment de la part des organisations féminines pour le non-respect de la loi sur le quota. Seules cinq femmes sur les 33 ministres, sont nommées dans le premier gouvernement de Ouhoumoudou Mahamadou alors que la loi sur le quota prévoit 30%.

Après la nomination du Premier ministre, le président de la République a, dès le 8 avril, nommé son Directeur de cabinet en la personne de Ibrahim Sani Abani suivie de celle de son adjoint Djibo Takoubakoye.

Entouré ainsi avec des personnalités qu’il faut, pour mener à bien et dans la responsabilité requise la mission qui lui est dévolue, le président de la République, Mohamed Bazoum s’est dès lors mis au travail. Pour avoir parcouru plus de 200 localités nigériennes afin de constater de près les problèmes des populations nigériennes et ce que celles-ci attendent de lui, le nouveau président de la République a conscience des défis qui l’attendent.

La mise en place progressive de l’administration Bazoum prouve à suffisance l’importance du choix des nigériens pour la continuité et la consolidation des acquis. Le Niger est aujourd’hui cité en exemple pour avoir enregistré cette évolution, notamment en Afrique où les alternances pacifiques sont quasi rares et souvent sujettes à des crises violentes. Du reste, cette avancée enregistrée dans la mise en place progressive de l’administration Bazoum, ne saurait l’être avec l’arrivée des partis membres de la CAP 20-21 où le Niger serait dans un chambardement sans précédent. L’un des objectifs de l’opposition serait de dissoudre l’Assemblée nationale et d’organiser de nouvelles élections dans l’espoir de s’offrir une majorité au parlement.

Ainsi, dans sa noble mission, le président de la République, Mohamed Bazoum, sait qu’il sera observé et jugé, notamment par les partis politiques membres de l’opposition. Pour ce faire, Mohamed Bazoum compte dans la mise en place de son administration, aller vite pour imprimer sa marque dans la lutte contre le terrorisme, l’éducation, la lutte contre la corruption et l’impunité, le développement et la démographie entre autres. Un véritable challenge dont il est conscient et pour lequel il n’a plus droit à l’erreur.

Almoustapha Aboubacar

Niger Inter

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