Engagée dans un combat politique ridicule dont elle-même est consciente de sa fausseté, la coalition de l’opposition nigérienne, composée de la CAP 20-21, du FRC, de l’ACC et alliés, semble revenir à la raison.

En effet, depuis la déclaration faite par le candidat du RDR Tchanji au lendemain de la proclamation, par la Cour constitutionnelle, des résultats globaux définitifs du second tour de l’élection présidentielle dont il dit « rejeter en bloc », l’opposition n’a plus donné signe de vie. Elle tend vers sa dislocation.

Même les marches de contestation qu’elle a projetées sur toute l’étendue du territoire national, à partir du 30 mars dernier, pour « défendre la victoire de son candidat Mahamane Ousmane », n’ont pas eu lieu, tant à Niamey qu’à l’intérieur du pays.

Ses militants et particulièrement sa jeunesse qu’elle pensait avoir instrumentalisée pour semer du désordre et entacher la crédibilité du pays, n’ont pas répondu au mot d’ordre lancé par Mahamane Ousmane. Déjà, ils ne croyaient pas à la justesse de son combat.

Du côté du parlement, tous les députés nationaux élus sous la bannière de l’opposition ont regagné l’hémicycle, faisant fi du boycott des travaux de l’Assemblée nationale, pourtant souhaité par Mahamane Ousmane.

Finalement, dans ce combat «perdu d’avance», seuls Mahamane Ousmane et son avocat Me Lirwana Abdrahamane, qui a introduit devant la Cour constitutionnelle un recours en rétractation de son arrêt N° 23/CC/ME du 21 Mars 2021 qui déclarait Mohamed Bazoum, vainqueur du 2ème tour de l’élection présidentielle avec 55,75% des voix.

Du coup, leur mouvement fantaisiste de contestation des résultats définitifs de la présidentielle du 21 février dernier, proclamés par le juge électoral, lancé dans le but d’attirer sur le Niger, le mauvais regard de la communauté internationale, s’est essoufflé de lui-même. Un essoufflement qui se justifie aussi par le fait que dans l’esprit de l’écrasante majorité de leurs militants, la voie empruntée par Mahamane Ousmane et ses alliés pour contester la victoire de Mohamed Bazoum ne saurait convaincre tout esprit lucide qu’Ousmane a gagné.

Dès lors, la démobilisation dans le rang des militants de l’opposition a commencé à être constatée. Plus personne n’y croyaient à Mahamane Ousmane et à son combat.

C’est dans cette situation de désarroi que le candidat malheureux du second tour de la présidentielle, Mahamane Ousmane, principal meneur de jeu dans ce ridicule combat contre les institutions de la République, principalement la Cour constitutionnelle, a discrètement quitté le pays. Selon des sources, Mahamane Ousmane est parti de Niamey avec armes et bagages depuis quelques jours et s’est installé à Abuja au Nigeria.

Ce départ d’Ousmane sonne comme une sorte de capitulation pour l’opposition politique nigérienne. Bon nombre d’observateurs de la scène politique nigérienne pensent que l’opposition a « baissé la culotte ». Ces mêmes observateurs avaient déjà prédit la dislocation de cette opposition que d’aucuns appellent « opposition contre-nature ».

Sa fin a déjà été prévue par beaucoup de nigériens, dans la mesure où sa formation ne repose sur aucun idéal, aucun principe, juste formée dans l’optique de créer la chienlit dans le pays et favoriser l’instabilité des institutions démocratiques.

Ainsi donc s’achève l’aventure de Mahamane Ousmane, obligé par son allié principal Hama Amadou et les autres, à adopter un comportement belliqueux et indécent dans son combat contre les institutions de la République.

Oumar Issoufa

 

    

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