Plus d’un mois après le report par le Gouvernement des festivités entrant dans le cadre de la célébration de l’anniversaire de la proclamation de la République, Diffa maintient le rythme de son ambition à devenir une ville coquette. Avec beaucoup d’entrain, elle s’active pour que la fête soit belle et mémorable pour tous les nigériens et les hôtes étrangers dont elle attend l’arrivée en masse.

 

Dans ce but, de nombreuses infrastructures ont été construites afin d’accroître ses capacités d’accueil et la transformer en véritable ville moderne. Evidemment, beaucoup d’autres sont encore au stade de chantier mais seront, à coup sûr, achevées dans un délai tout proche.

C’est le cas de la réhabilitation de l’aéroport de Diffa dont la piste actuelle qui est de 1800 m connaîtra une extension de 1200 m. La même piste aura une largeur de 60 m avec une chaussée roulable de 45 m. En outre, l’aéroport Diffa sera entièrement clôturé par un mur de 14,280 km. Un parking pouvant accueillir jusqu’à 6 avions est au stade de finition au même titre qu’un taxiway ou voie qui relie le parking à la piste de décollage et d’atterrissage.

Le salon d’honneur présidentiel de cet aéroport est pratiquement achevé et n’attend plus que l’installation de ses équipements qui, compte tenu des intempéries de toutes sortes, attendent dans un magasin. Il faut souligner que cette infrastructure est composée, entre autres, d’une salle d’audience présidentielle, d’une salle de repos, d’une salle de soin et d’un salon ministériel.

A terme, l’aéroport de Diffa sera le second aéroport international nigérien après celui de Niamey et sera équipé de toutes les dernières technologies de l’aviation civile. Il importe de noter qu’un autre élément de cette infrastructure, le poste de contrôle des passagers, est aussi au stade de finition et sera bientôt livré.

En ce qui concerne le volet sport, une infrastructure de taille a été rénovée grâce au pragmatisme du Comité Diffa N’glaa. Il s’agit du stade régional dont les gradins sont désormais équipés de chaise en plastique dur et résistant, la pelouse refaite avec du gazon synthétique, le portique d’entrée, le mur d’enceinte et des bureaux qui sont très bien réhabilités et peints avec art.

Pour davantage accroitre les capacités de la ville de Diffa au plan de l’hébergement des hôtes de marque, la CNSS a construit deux villas indépendantes qu’elle a mises à la disposition du Comité Diffa N’glaa. Ces villas, très haut de gamme, sont contigües à son siège régional et lui serviront, au besoin, de bureaux.

Non loin de ces deux infrastructures, au niveau du rond point de la Gendarmerie, une réalisation dont l’art rappelle la culture locale, se dresse vers le ciel avec, au sommet des escaliers presque en spirale, un livre ouvert et pas des moindres, le Coran. Tout un symbole qui exprime la profonde croyance des populations locales en un Dieu Unique et leur attachement à l’Islam.

Le Comité Diffa N’glaa a fait un véritable point d’honneur à cette autre valeur à laquelle est attaché cette fois-ci le peuple nigérien dans sa globalité, valeur qui participe à l’expression de sa propre liberté, la presse. Il a, en effet, effectué des travaux neufs et des réhabilitations au niveau de la station régionale de l’ORTN de Diffa. La liberté de la presse aussi bien publique que privée a été mise à l’honneur dans ce cadre par la construction d’une maison de la presse. En effet, une maison voisine aux locaux de la station régionale a été rachetée par le Comité et démolie afin de construire ladite maison de la presse, une infrastructure qui, partout où elle a été réalisée par le Gouvernement, a toujours été mise à la disposition de tous les médias, qu’ils soient publics ou privés.

Toujours dans les locaux de la station régionale de l’ORTN, une nouvelle salle de presse et une case de passage ont été construites. Les bureaux, le mur de clôture et la résidence du Directeur Régional ont aussi, pour leur part, été réhabilités.

Etant donné, par ailleurs, que sans la santé rien ne peut se réaliser convenablement, le comité Diffa N’glaa s’est intéressé aux questions des soins de la santé. Conscient que dans le domaine de la transfusion sanguine, qu’il y a souvent un manque crucial de sang, une situation qui est la première cause de mortalité à Diffa, le Comité a très promptement réagi et construit une infrastructure qui servira de banque de sang au niveau de l’Hôpital Régional de Diffa. Ce centre dédié à la transfusion sanguine sera très bien équipé avec du matériel de dernière technologie. Tous les équipements nécessaires à cet effet sont disponibles et n’attendent qu’à être installés.

Toujours dans le domaine de la santé, le Comité Diffa N’glaa a envisagé et construit un pavillon VIP d’hospitalisation. C’est un bâtiment à deux niveaux avec une capacité de 16 lits soit 8 lits au rez de chaussés et 8 autres à l’étage. Il servira à l’hospitalisation des grandes personnalités qui prendront part à la fête du 18 décembre. Le matériel nécessaire à équiper ce pavillon est disponible et sera bientôt installé.

Evidemment, dès au départ du tour de Diffa à organiser la fête tournante du 18 décembre, cela s’est présenté sous forme d’un gros défi compte tenu de la situation difficile qui sévit dans la région et bien d’autres contingences qui ne sont pas du seul ressort du Niger. En effet, « de tous les programmes mis en œuvre dans le cadre de la modernisation des villes du Niger », a souligné le Président du Comité Abdou Lawal Marouma, « celui de Diffa présente le plus gros défi à relever compte tenu du contexte très particulier dans lequel se trouve la région depuis quelques années. A cela est venue se greffer la pandémie de la COVID-19 dont l’impact sur l’économie mondiale est catastrophique ».

Ce qui, en soi, constitue un réel obstacle propice à empêcher toute activité de prospérer. Selon le Président du Comité, « la conjugaison de toutes ces contraintes n’a pas permis la réalisation dans les délais requis de certaines infrastructures notamment la voirie urbaine qui est le volet le plus important de la modernisation de la ville mais qui était, malheureusement à un taux de réalisation de 38% à la date du 1erDécembre 2020 ».

Autre obstacle de taille qui a conduit au report de l’organisation de la fête du 18 décembre 2020, ce sont les travaux de la voirie, un volet très important pour moderniser une ville, qui sont encore à un taux de réalisation de 45% seulement à la date d’aujourd’hui.

Cependant, « au vu des niveaux d’exécution appréciables des différentes infrastructures essentielles pour la tenue des manifestations commémoratives de la fête de la République, Diffa peut valablement prétendre, au moment opportun, à une très belle fête conformément à l’engagement du Chef de l’Etat », a souligné avec optimisme, Abdou Lawal Marouma dans une conférence de presse.

En effet, que ce soit la tribune officielle, la grande avenue qui accueillera les défilés, la maison des Jeunes et de la Culture, le Stade Régional, la case de passage présidentielle et sa salle des banquets, la résidence du Gouverneur, les infrastructures d’hébergement comme la Cité du 18 décembre avec ses 45 chambres, les infrastructures d’embellissement de la ville comme les monuments de la place des martyrs, du rond point Iqra sis à côté de la gendarmerie, etc., toutes ces infrastructures sont achevées et n’attendent que le top départ des festivités.

Pour ce qui est des travaux non encore achevés et qui restent en chantier, comme ceux de voirie urbaine, il n’y a aucun souci à se faire quant à la poursuite de leur exécution car, d’après le président du Comité, « le programme de modernisation de la ville de Diffa est étalé sur trois ans ».

Bassirou Baki Edir

 

Niger Inter

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