La lutte contre la propagation de la COVID-19 ne saurait produire les effets escomptés tant que les mesures barrières édictées par le gouvernement ne sont pas respectées par les communautés.

Pour pallier l’inobservance de ces mesures prises dans le cadre de la lutte contre la propagation de cette maladie au Niger, le gouvernement a adopté en conseil des ministres du vendredi 22 janvier dernier, « le projet de décret déterminant les infractions relatives à la lutte contre la propagation du coronavirus et les sanctions applicables pendant la durée de l’Etat d’urgence ».

En effet, il est apparu suite à l’évaluation faite par la 23ème session du comité interministériel de lutte contre la propagation du COVID-19, tenue le jeudi 21 janvier dernier, qu’une grande partie de la population ne respecte pas l’essentiel de ces mesures barrières.

« Nous avons considéré que toutes ces mesures ne peuvent connaitre une bonne application sans un régime de sanction », a expliqué le Premier ministre, Chef du gouvernement, président du comité interministériel de lutte contre la propagation du COVID-19.

Même au niveau de l’élite nigérienne, a-t-il reconnu, « il y a quelques relâchements », alors que cette dernière est sensée éduquer et sensibiliser la population sur le danger de la maladie à Coronavirus et sur la responsabilité qui incombe à chaque nigérien de se protéger et protéger les autres par le respect strict des mesures édictées.

Ce relâchement constaté quant au respect des mesures barrières, surtout en ces temps où le Niger, comme beaucoup d’autres pays à travers le monde, fait face à la deuxième vague de cette maladie, risque, si l’on y grade, d’anéantir tous les efforts que déploie l’Etat pour stopper la propagation de cette maladie au Niger.

Soulignons qu’au même moment, le gouvernement, à travers le comité interministériel de lutte contre la propagation du COVID-19 est à pied d’œuvre pour l’acquisition du vaccin dans le plus bref délai.

Oumar Issoufa

 

Niger Inter

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