Monsieur le président du Conseil supérieur de la Communication
Monsieur le ministre de la communication
Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement
Monsieur le Conseiller spécial du Président de la République
Monsieur le Conseiller du PM
Monsieur le DG d’ORANO / Niger
Mesdames et Messieurs les Responsables des médias,
Chers consœurs et confrères
Mesdames et Messieurs, à vos titres, grades et qualités

Permettez-moi avant tout propos de vous inviter à observer une minute de silence à la mémoire de nos confrères disparus et prier pour le repos de leurs âmes mais aussi à la mémoire du président Tandja Mamadou rappelé à Dieu le mardi 24 novembre.

Merci
Rappelons que cette salle de conférence a été mise à la disposition des organisations socioprofessionnelles des médias comme siège de la Maison de la presse par le défunt.

Mesdames et Messieurs,
Tout comme l’année 2019, la grande famille de la presse nigérienne a profondément été endeuillée par la disparition de plusieurs de ses membres parmi lesquels Souleymane Keita, Djouari Issiaka Comboary, Gaston Kouassi, Maman Abou, Rahinatou Kadri Koda, Zoubeirou Mamane pour ne citer que ceux-là.
La disparition de ces journalistes et techniciens constitue à n’en point douté, une grande perte pour la profession, surtout à un moment où la corporation a grandement besoin de leurs expériences ainsi que de leurs sages et utiles conseils. Que Dieu les accueille dans son paradis éternel. Amen !

Mesdames et Messieurs
La journée nationale de la liberté de presse que nous célébrons aujourd’hui pour la 7ème année consécutive, sous le thème « Journalisme en période électorale », faut-il le rappeler, a été instituée par décret n°2014-140/PRN/MCRI du 07 mars 2014, qui découle de la signature, le 30 novembre 2011, par le Chef de l’Etat, de la Déclaration de la Table de la Montagne (DTM), acte par lequel il s’est engagé à promouvoir la liberté de la presse au Niger par la suppression des lois pénales relatives aux délits de diffamation et d’insultes. Un acte courageux, reconnu et salué par les professionnels des médias nigériens et au-delà, par tous les défenseurs de la démocratie.

Depuis lors, toute la presse nigérienne met à profit cette journée pour faire le point de la situation de la liberté de la presse, évaluer nous-mêmes notre travail en tant que professionnels des médias, dégager les perspectives et interpeller les autorités sur les entraves à la liberté de la presse constatées dans l’exercice de notre profession. L’occasion aussi pour nous de rappeler au président de la République, Chef de l’Etat, l’engagement qu’il a pris, à travers la signature de la Déclaration de la Table de la Montagne, d’œuvrer pour une presse nigérienne libre et indépendante.

Mesdames et Messieurs,
L’édition 2020 de la Journée nationale de la Liberté de Presse intervient dans un contexte mondial très particulier, dû à la Pandémie du COVID-19. Une crise sanitaire mondiale qui affecte aussi notre pays le Niger.

A la date du 29 novembre 2020, « sur 45.640 patients testés au Niger, plus 1.484 sont déclarés positifs au Covid-19, parmi lesquels 209 sont en cours de traitement, plus de 1.205 sont sortis guéries et malheureusement 70 décès sont enregistrés », selon les données du Ministère de la santé publique.

Cette crise sanitaire a contraint les autorités nigériennes à édicter des mesures barrières, telles que « se laver régulièrement les mains avec du savon ou du gel hydro alcoolique ; porter le masque ; respecter la distance d’un mètre entre les personnes; tousser dans le pli de votre coude, désinfecter les lieux et rester chez vous » pour lutter contre la propagation du virus. A ces mesures se sont ajouté l’interdiction de se regrouper en grand nombre, de fréquenter les lieux de culte et de voyager, entre autres.

C’est le lieu de féliciter et encourager les médias nigériens de l’audiovisuel comme de la presse écrite et électronique pour leur pleine implication dans les actions de sensibilisation des populations contre cette pandémie. Grace à cet engagement et au professionnalisme dont ils ont fait montre, le Niger est en train d’enregistrer d’importants progrès dans cette lutte contre la propagation du COVID-19.

Mais l’obligation qui nous incombe de respecter les mesures prises par le gouvernement pour protéger la population contre ce virus, empêche aujourd’hui à la Maison de la Presse et aux associations socioprofessionnelles des médias de célébrer avec faste, comme ce fut le cas les années antérieures, l’édition 2020 de la Journée nationale de la Liberté de Presse.

Mesdames et Messieurs,
Comparativement aux années 2017 et 2018 où beaucoup d’entraves à la liberté de la presse ont été constatées, particulièrement à l’occasion des couvertures médiatiques de certaines manifestations, tels que les mouvements des scolaires et étudiants où les forces de maintien de l’ordre se sont pris à des reporters, l’opération dite de « Redressement fiscal », déclenchée dans le secteur des médias qui a beaucoup affecté l’environnement des médias nigériens. L’année 2019 est marquée par une avancée dans le classement RSF publié le 20 Avril dernier.

Dans ce classement, le Niger a gagné 9 points, passant de la 66ème place dans le classement 2019 à la 57ème place en 2020 sur un total de 180 pays étudiés. Dans ce rapport, RSF se félicite du fait qu’ « aucun journaliste, aucun journaliste citoyen et aucun collaborateur n’ont été tués au Niger », contrairement à ce qui se passe dans certains pays.

Le Bureau du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse se félicite également de cette avancée réalisée par le Niger dans la promotion de la liberté de la presse au Niger.

Cette performance, faudrait-il le souligner, a en partie été rendue possible grâce aux multiples actions menées par la Maison de la presse dans le cadre des formations destinées aux journalistes, mais aussi grâce aux actions de sensibilisation en continue, menées auprès des pouvoirs publics et autres acteurs concourant à promouvoir et à entretenir la liberté de la presse au Niger.
L’occasion pour nous de réitérer une fois de plus, nos remerciements aux partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent dans la mise en œuvre de notre plan d’actions, axé principalement sur la promotion de la liberté de la presse et la sauvegarde des acquis.

Mesdames et Messieurs,
L’édition 2020 de la journée nationale de la liberté de la presse coïncide avec la période électorale dans notre pays. Des élections crédibles et inclusives se fondent sur un certains nombres de principes démocratiques fondamentaux. Ceux-ci sont affirmés dans la déclaration universelle des droits de l’homme des nations unis et dans le pacte international relatif aux droits civils et politiques. Essentiels parmi ces principes se trouvent les droits à la liberté d’expression, à l’accès à l’information et à l’égalité devant la loi. Le professionnalisme des médias est crucial en période électorale. C’est aussi pour nous le moment d’appeler tous les candidats aux élections présidentielles à s’engager pour le respect de la liberté de la presse dans notre pays.

Mesdames et Messieurs,
Les conditions de vie et de travail des journalistes nigériens restent très difficiles. La pandémie du covid 19 est venue porter un autre coup dur à notre domaine. Plusieurs journalistes ont été mis en chômage technique et beaucoup d’autres ont perdu leurs emplois. Notre appel au gouvernement pour un appui aux médias est resté lettre morte. C’est pour moi le moment d’appeler une fois de plus tous les acteurs du processus de signature de la convention collective à plus d’engagement pour finaliser ce processus. Avant de conclure mon propos, permettez-moi de remercier très sincèrement l’ensemble de nos partenaires, notamment ORANO/Niger, le CSC, Belle vie. Mais aussi les partenaires de la Maison de la presse à savoir la Cellule d’appui au MCA, Oxfam,etc.

JE VOUS REMERCIE DE VOTRE AIMABLE ATTENTION

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