« A la date d’aujourd’hui, tout est presque fin prêt en termes d’infrastructures essentielles pour que la fête soit belle et grandiose tel que nous l’avions promis, tel que la population de la région de Diffa a pris l’engagement de faire en sorte que ça soit l’apothéose le 18 décembre prochain », déclare M. Abdou Lawan Marouma. Il est le Président du Comité ‘’Diffa N’Glaa’’. Interview : 

 

Niger Inter : Bientôt Diffa accueillera la fête tournante du 18 décembre. Où en sommes-nous par rapport aux préparatifs ?

Abdou Lawan Marouma : Je commencerais par vous remercier tous les médias ici présents aussi bien publics que privés d’être venus si nombreux à Diffa pour organiser ce voyage de presse qui permettra sans nul doute à faire découvrir à l’ensemble du peuple nigérien, j’allais dire au monde entier, l’état de l’évolution quant aux préparatifs de la fête tournante du 18 décembre 2020, dénommée ‘’Diffa N’Glaa’’. Elle aura lieu le 18 décembre prochain à Diffa s’il plaît à Dieu sous la présidence de Son Excellence Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l’Etat qui est l’initiateur de cette activité communément appelé programme de modernisation des villes qui est l’une des déclinaisons du Programme de la Renaissance du Niger.

Effectivement, comme vous le savez, Diffa est la septième de la série de ces fêtes tournantes initiées par le Chef de l’Etat et Diffa bouclera la première série de ces fêtes tournantes sous la mandature du président Issoufou Mahamadou.

Pour se faire nous n’avons pas perdu du temps pour nous lancer dans les préparatifs de cette fête tournante. Vous êtes à Diffa, vous avez eu 72 heures pour faire le tour de l’ensemble des infrastructures et vous avez constaté de vous-mêmes à quel niveau nous sommes.

Pour ce qui est des bâtiments, ceux qui ont été prévus pour être utilisés pour l’organisation parfaite de la fête sont pratiquement à 80% de leur taux d’avancement. Ce sont d’ailleurs les taux les moins avancé qui sont à 80%. Sinon la plupart tournent autour de 90%. Cela signifie, tout simplement, que d’ici deux ou trois semaines maximum, l’ensemble de ces bâtiments seront livrés.

Niger Inter : Avec la date buttoir du 18 décembre qui s’approche inexorablement, peut-on dire que toutes ces infrastructures en chantier seront fin prêtes d’ici là ?

Abdou Lawan Marouma : L’infrastructure qui risque de nous causer des soucis c’est la voirie urbaine. Elle est la réalisation la plus attendue par la population de Diffa en même temps qu’elle soit l’une des infrastructures structurantes qui contribuent à métamorphoser une ville. L’objectif de la réalisation de toutes ces infrastructures est avant tout de moderniser la ville. La voirie urbaine fait partie de ces plus grosses infrastructures qui doivent moderniser la ville. Malheureusement, comme je le disais tantôt, nous avons eu beaucoup de retard pour démarrer les travaux. Et une fois les travaux démarrés aussi, d’autres contingences sont intervenues pour les retarder. Nous avons une programmation de l’ordre de 14,7 km de routes bitumées à faire dans la ville de Diffa, malheureusement compte tenu de toutes les contraintes que je viens d’énoncer, nous n’aurons que la voie principale qui va servir en même temps d’axe de défilé, qui fait à peu près 4,5 km. S’il plait à Dieu tout le paquet sera mis pour que cette voie-là soit disponible pour la fête.

Pour les quelques 10 km qui restent, comme c’est un programme triennal et le contrat signé avec l’entreprise est un contrat de l’ordre de 15 mois et qu’aujourd’hui nous n’avons consommé qu’un peu plus de 3 mois dans ce contrat, dans les 10 à 11 mois restants, elle va finaliser le complément. Ça c’est l’aspect voirie urbaine comme je disais.

Ensuite nous avons la question de l’aéroport. Nous devrons faire un aéroport qui va se présenter sous la forme d’une piste de  3000 m de longueur sur 45 m, voire 60 m avec les accotements, de largeur, la réhabilitation de la piste, la construction d’un parking pour une dizaine d’avions et d’autres infrastructures connexes telles que la tour de contrôle, le salon présidentiel, l’aérogare passagers, l’aérogare fret, la centrale énergie et tous les autres services techniques qui accompagnent un aéroport digne de ce nom. Là aussi, la signature du contrat et les péripéties de la mise à disposition des ressources ont pris un peu de retard.

Dieu merci, vous étiez avec nous dans l’équipe. Il y a déjà les responsables de Summa qui sont adjutateurs de ce marché-là qui sont avec nous pour préparer les conditions de leur installation et du démarrage effectif des travaux la semaine prochaine. A ce niveau aussi les travaux vont démarrer et l’essentiel de ce qu’il nous faut pour les besoins de la fête, c’est-à dire la prolongation de la piste, aujourd’hui nous avons une piste de 1800 m sur 30 m de largeur. Nous aurons une première prolongation de la piste de 300m qui nous permettra d’avoir une piste de 2100 m pour accueillir tous les petits avions. Pour les 900 m de prolongation restants et l’exécution des travaux connexes se poursuivront après le 18 décembre. C’est pour dire en résumé, à l’étape où nous sommes, à la date d’aujourd’hui, tout est presque fin prêt en termes d’infrastructures essentielles pour que la fête soit belle et grandiose tel que nous l’avions promis, tel que la population de la région de Diffa a pris l’engagement de faire en sorte que ça soit l’apothéose le 18 décembre prochain. Le Premier Ministre l’a dit au cours de son discours de lancement et il l’a répété hier, « ‘’Diffa N’Glaa’’  sera la cerise sur le gâteau. » Voilà où nous en sommes en termes de préparation de la fête de la République.

Niger Inter : Comment comptez-vous organiser la fête du 18 décembre prochain dans de bonnes conditions sécuritaires ?

Abdou Lawan Marouma : Pour la question sécuritaire comme vous l’aviez dit, certes le contexte sécuritaire de Diffa est connu de tous ce n’est un secret pour personne. Depuis près de cinq ans nous sommes dans un contexte sécuritaire très difficile dû aux incursions de la secte Boko Haram. Dieu merci, nous sommes en phase de finir avec cette question et les choses sont presque normalisées. Je n’ai pas dit que par ci par là il n’y a pas encore quelques actes qui sont à déplorer mais la situation est sous contrôle. Nous espérons que d’ici un voire même moins la situation sera entièrement maîtrisée. Ce qui nous permettrait de dire qu’effectivement du point de vue sécuritaire les conditions sont réunies pour que la fête se tienne dans la paix, la sécurité, la joie et l’allégresse. En gros, voilà où nous en sommes et nous espérons que par la grâce de Dieu, par l’engagement de la population la fête soit belle, par l’engagement de Son Excellence El Hadj Issoufou Mahamadou qui a fait de cela un défi, nous avons bon espoir et nous n’avons aucun doute qu’effectivement la fête du 18 décembre 2020 se tiendra à Diffa dans l’apothéose. C’est le lieu de rendre un hommage au Président de la République pour tous les services rendus au cours de ces 10 années de pouvoir au peuple nigérien particulièrement à la région de Diffa car nous savons que depuis que cette question d’insécurité a vu le jour, le Président de la République s’est investi en dotant nos forces de défense et de sécurité en matériels de pointe, en moyens techniques, matériels et financiers pour qu’elles puissent venir à bout de cette guerre qui nous est injustement imposée.

Niger Inter : l’insécurité a conduit les autorités à mettre Diffa sous couvre-feu. Celui-ci ne constitue-t-il pas une contrainte au bon déroulement des futures festivités ?

Abdou Lawan Marouma : En réalité le couvre-feu aujourd’hui n’est pas une contrainte pour l’organisation de la fête dans de bonnes conditions. Nous savons que les piétons peuvent circuler jusqu’à 22 heures. Quelle que soit la manifestation que nous avons envi de faire, à partir de 22 heures, tout naturellement il est assez temps que chacun rentre chez soi pour se reposer. Maintenant si d’aventure le contexte commande qu’on ait un autre comportement, s’il plaît à Dieu ça sera pris en compte.

Niger Inter : quelles avez-vous de l’engagement des femmes et des jeunes dans le cadre des préparatifs de la fête tournante ?

Abdou Lawan Marouma : Merci pour cette question. C’est quand même une particularité de la région de Diffa, une particularité de cette fête tournante du 18 décembre, nous avons toujours dit et répéter combien le peuple Kanuri est hospitalier et aujourd’hui avec ce qu’il y a comme engagement de la part des jeunes et des femmes, leur mobilisation constante et permanente, est la preuve de ce que nous avons, de la nature du peuple Kanuri en termes d’hospitalité. J’apprécie à sa juste valeur cet engagement des femmes et des jeunes. Je les salue. Depuis que nous avons lancé les activités, les femmes et les jeunes ont toujours été à l’avant-garde de la mobilisation, à l’avant-garde du suivi des activités, du suivi des réalisations des infrastructures. Ils ont apporté beaucoup de contribution en termes d’amendements, de critiques, d’observation et d’alertes pour que nous prenions des dispositions nécessaires afin que nous soyons tous au rendez-vous et que la fête réponde à l’attente de tout le monde.

Propos recueillis par Bassirou Baki Edir, envoyé spécial

Niger Inter

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