Tout comme partout au Niger où il est allé dans le cadre de sa tournée de proximité avec les militants de sa formation politique, Mohamed Bazoum, Président du PNDS Tarayya, a reçu, incontestablement, un accueil plein de chaleur dans la Région de Diffa. A Goudoumaria, Maïné Soroa, Foulatari, Chétimari, Diffa ville, et autres localités de la région, les populations ont fait montre d’une sincère adhésion au PNDS Tarayya en sortant massivement accueillir le président du parti et sa délégation.

Dans les localités où il a fait halte pour prendre un bain de foule ou dans celles où il est resté animer un meeting, partout, le même enthousiasme des populations a caractérisé l’accueil qui lui a été réservé.

C’est dans une atmosphère faite de chants dédiés au parti et à son leader, des slogans comme « Sey Bazoum ! 2021, sey Bazoum ! » ou des « sey ka yi ! sey ka yi ! » et des « Tarayya karhi ! Tarayya ilmi ! » scandés par des masses humaines essentiellement composées de jeunes, que se sont accomplis ses haltes, ses bains de foules et ses meetings dans le Manga.

Comme partout dans les autres régions du Niger profond où il s’est rendu pour rencontrer les militants et sympathisants de son parti, à Diffa, le Président du PNDS Tarayya n’a pas failli à la tradition d’échanger avec la population locale, de discuter avec elle sur ses préoccupations de l’heure et de faire connaissance.

Des questions sécuritaires aux sujets portant sur le développement local et national en passant par des préoccupations à caractères sociopolitiques, rien n’a été occulté par le leader du parti rose au cours de sa tournée de proximité dans le Manga.

S’agissant des raisons de son déplacement dans la région, Mohamed Bazoum a explicitement souligné que c’est en droite ligne avec une tradition longtemps entretenue par le Président Issoufou alors qu’il était à l’opposition. Une tradition qui consiste à partir en tournée pour rencontrer les populations partout où elles se trouvent au Niger, les connaître et s’imprégner de leur préoccupations.  C’est, donc, en respect à cette tradition qu’il s’est retrouvé dans le Manga du 4 au 5 septembre 2020.

« Nous n’avons pas créé un parti politique pour que nous restions dormir à Niamey et souhaiter avoir des militants. Nous ne pouvons pas dormir et espérer obtenir les suffrages des populations », a expliqué Mohamed Bazoum alors qu’il animait un meeting à Chétimari qui, il faut bien le dire, a drainé un monde fou.

Au cours du même meeting il n’a pas caché son étonnement au sujet de « beaucoup de personnes qui, peut-être parce qu’elles sont beaucoup plus astucieuses que nous ou c’est parce qu’elles sont moins sages que nous, tout en restant à Niamey, fanfaronnent sans cesse avoir le peuple avec elles ».

Contrairement à un tel état d’esprit, « nous, nous sommes sûrs de nous que nous ne pouvons  avoir beaucoup de gens avec nous sans souffrir, sans suer sous le soleil, sans aller à Foulatari, sans venir à Chétimari », a-t-il confié.

A Foulatari où il était au paravent, il a surtout évoqué les difficultés que le PNDS Tarayya a endurées avant de pouvoir s’y installer car, il a fallu, seulement, en 2007 pour qu’un premier bureau y soit installé, soit 17 ans après la création du parti. Pour Mohamed Bazoum, « ce bureau a beaucoup travaillé et c’est réjouissant de constater qu’aujourd’hui à Foulatari, le Maire et le Député sont tous du PNDS Tarayya ».

Tout comme dans la plupart des localités de la Région de Diffa où il est passé, à Foulatari, il a, aussi, abordé la question sécuritaire. Et pour cause ! Dans ce sud-est nigérien, frontalier avec le Nigéria où sévit la nébuleuse terroriste Boko Haram, de nombreux actes de violence sont à déplorer depuis les premières attaques de cette secte contre notre pays en 2015.

Pour y faire face, le Gouvernement a doté nos Forces de Défense et de Sécurité en moyens conséquents. Leurs effectifs ont été plus que doublés et leurs moyens multipliés par cinq parce que le Chef de l’Etat, Issoufou Mahamadou, accorde beaucoup d’importance à la défense de l’intégrité du territoire nigérien et à la sécurité des populations et de leurs biens, a expliqué Mohamed Bazoum.

Beaucoup plus au nord, le Niger partage une longue frontière avec la Libye, un pays qui fait face à d’énormes problèmes de sécurité suite à sa destruction et à l’assassinat de son dirigeant en 2011. Outre l’insécurité ambiante que font régner des groupes armés, ce pays souffre depuis près de 10 ans du manque d’un gouvernement central digne de ce nom.

« Les populations sont divisées entre elles. Certaines ont leur gouvernement à l’Est du pays, tandis que d’autres c’est à l’ouest qu’elles ont le leur. Le sud de la Libye, frontalier avec le Niger, ne comporte pas de gouvernement. Seuls des groupes armés, des terroristes des trafiquants d’armes et de drogues de toutes sortes ou des individus autoproclamés dépositaires de l’autorité font la loi et ce qu’ils veulent », a indiqué le Président du PNDS Tarayya.

Ce qui est en train de se passer en Libye, a-t-il expliqué « est à la base des troubles sécuritaires qui se produisent au Mali. Pourtant, la Libye et le Mali ne partagent pas de frontière du fait qu’entre les deux pays, il y a le Niger. Beaucoup d’observateurs avaient pensé que ce qui se passe en Libye va, certainement, toucher le Niger de plein fouet. Mais, grâce à la prévoyance du Président Issoufou, nous avons pris des mesures qui conviennent afin de contrecarrer ce qui, un moment, allait avoir, à coup sûr, des conséquences fâcheuses sur notre pays ».

En plus de la question sécuritaire, le Président du PNDS Tarayya a aussi évoqué les efforts que consent le Gouvernement au plan pastoral. Un secteur vital qui n’est pas, aussi, épargné par l’insécurité.

D’après Mohamed Bazoum, dans la région de Diffa, « ce qui préoccupent sérieusement les éleveurs, ce sont les voleurs de bétails. Sachant que les éleveurs ne sont pas armés, ils s’attaquent à eux et s’enfuient avec leurs bêtes. Ces gens-là sont pires que les voleurs, ce sont des coupeurs de routes qui profitent de l’insécurité née de l’existence de Boko Haram pour commettre leurs forfaits. Dieu merci, de gros efforts ont été fournis pour remédier  à cette situation. Beaucoup de soldats ont été déployés dans la zone pour ramener la sécurité et empêcher la circulation des armes que ces bandits utilisent pour troubler la quiétude des paisibles éleveurs ».

Toujours à propos de l’élevage, cette fois-ci, sur le plan de l’accès à l’eau pour le bétail, de nombreux puits et forages ont été réalisés dans la zone quoique, d’après le leader du parti rose, beaucoup reste à faire. Face à la très forte demande dans le domaine, Mohamed Bazoum n’est pas resté indifférent et a pris la résolution de faire en sorte qu’à l’avenir plus de puits et plus de forages dédiés à l’élevage soient construits dans la Région de Diffa.

Sous un tonnerre d’applaudissements, il a rappelé que le Gouvernement prévoit, afin de vaincre la précarité des éleveurs et de leur bêtes, la vente à prix modéré des vivres et des aliments pour bétail ou encore la distribution gratuite des vivres pour les ménages les plus vulnérables. Chaque année, en saison sèche ou période de soudure, il met tout en œuvre pour le respect de ce principe.

Au cours du meeting organisé dans la ville de Diffa, Mohamed Bazoum s’est appesanti sur bien des secteurs vitaux comme l’éducation, la santé et les infrastructures routières sans occulter d’autres domaines comme l’agriculture, la sécurité, l’élevage, la situation sociopolitique du pays, etc.

Il a souligné que, dans les domaines de l’éducation, de la santé et bien d’autres, le Gouvernement a consenti d’énormes efforts en procédant au recrutement de milliers d’agents à la fonction publique et à la construction de nombreuses classes et infrastructures de santé partout au Niger. L’accès à l’éducation et à la santé a été amélioré et connu un progrès incontestable.

Et Diffa n’est pas en reste sur tous les plans bien que l’insécurité ait freiné bien des activités. En effet, la Ville de Diffa va, à son tour, organiser la prochaine fête tournante de la République. Et qui dit fête tournante de la République, dit aussi les infrastructures qui vont avec. Déjà le programme Diffa N’Gala a été mis en branle pour faire de la capitale du Manga une ville moderne pour que la fête soit belle et mémorable à l’image de Dosso Sogha, Maradi Kolliya, Agadez Sokni, Tahoua Sakola, Zinder Saboua et Tillabéry Tchandalo.

Par rapport aux infrastructures routières,  le Président du CEN/PNDS Tarayya a rappelé qu’à son arrivée au pouvoir, le Président Issoufou a pesé de tout son poix pour obtenir le financement de la route qui va de Diffa à N’Guigmi jusqu’à la frontière avec le Tchad. Malheureusement, a précisé Mohamed Bazoum, l’insécurité est venue remettre en cause ce projet. Le contrat de construction de cette route a, cette fois-ci, été octroyé à des entreprises nigériennes qui, bientôt, vont démarrer les travaux. Ce qui permettra d’atténuer les souffrances des voyageurs qui empruntent cet axe.

La visite de proximité entreprise par Mohamed Bazoum dans la Région de Diffa a été une tournée d’exception parce qu’elle a révélé à la face des nigériens qu’il est pleinement polyglotte.

En effet, tous ceux qui ont suivi de près ou de loin son périple, l’ont entendu s’exprimer en Haoussa, en Arabe, en Peulh, en Kanuri et en Toubou. Dans certaines régions, les nigériens l’ont écouté s’exprimer en Zarma, en Français… Ceux qui le connaissent mieux disent que Mohamed Bazoum parle aussi l’Anglais et l’Espagnol.

C’est là un grand atout pour cet homme dont la cote de popularité grandit de jour en jour et dont les militants attendent, impatiemment, de porter à la Présidence de la République.

Abdoul aziz Moussa

 

 

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