Les partis politiques de l’opposition, signataires de l’acte fondateur de la Coalition pour une Alternance Démocratique (CAP 20-21), lancée le 2 septembre dernier à Niamey, ont des gros soucis à se faire. Lumana FA n’est engagé, du moins selon son président par intérim Noma Oumarou. « La signature apposée par le secrétaire général, monsieur Maman Sani Malan Maman sans l’accord du Bureau politique national et sans l’autorisation du président par intérim, président du parti, n’engage pas le Moden/Fa Lumana Africa ».

Moins de vingt quatre heures seulement après la mise en place de cette coalition, censée « barrer la route au régime de Mahamadou Issoufou et au candidat du PNDS Tarayya à la présidentielle de 2020-2021, Bazoum Mohamed », le bateau CAP 20-21 commence déjà à couler. Il tend droit vers son naufrage.

Les signes annonciateurs de cette débâcle amorcée par la nouvelle coalition de l’opposition politique nigérienne viennent de cette « rétractation » de la direction du Moden Fa Lumana qui, à travers un communiqué de presse, signé ce jour 3 septembre 2020, par son président par intérim, Noma Oumarou.

Dans ce communiqué, le président du parti portait à la connaissance des militantes, militants et sympathisants du parti que le Lumana « n’a pas encore été saisi pour décider de l’appartenance du parti à la nouvelle coalition (CAP 20-21) ».

Par conséquent, poursuit le communiqué, « la signature apposée par le secrétaire général, monsieur Maman Sani Malan Maman sans l’accord du Bureau politique national et sans l’autorisation du président par intérim, président du parti, n’engage pas le Moden/Fa Lumana Africa ».

Ce communiqué est une véritable douche froide pour tous les signataires de l’acte créant la CAP 20-21 et un désaveu pour le secrétaire général du parti, Maman Sani Malan Maman, le même qui, il y a quelques jours, annonçait sur les médias que « la famille Lumana s’est réconciliée, que la page de la crise qui secoue le parti est désormais tournée », alors qu’il n’en est rien.

Pour la CAP 20-21, il est clair que c’est déjà mal parti. Elle se réduit comme peau de chagrin. Une simple grisaille, comme qui dirait.

Oumar Issoufa

Niger Inter

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