La pandémie du Covid-19 a fait son apparition en Chine en décembre 2019 et, de cette date à nous jours, continue de se propager et de faire des ravages dans le monde. Toutes les nations ont, dès lors été contraintes à prendre des mesures préventives appropriées parmi lesquelles on peut citer, entre autres, le confinement des populations dans les domiciles, les restrictions des voyages, la fermeture des frontières aériennes et terrestres, etc.

Dès le 17 mars 2020, les autorités nigériennes ont pris, dans le cadre de la prévention du Covid-19, outre les mesures barrières qui s’imposent, la fermeture des frontières aériennes et terrestres du pays.

Ce fut, alors, au 1er Août 2020, qu’elles ont choisi de rouvrir les frontières aériennes tout en maintenant fermées les frontières terrestres. Cette mesure a été annoncée dès le 11 juin 2020, au cours de la 12ème réunion du comité interministériel de riposte contre le coronavirus puis confirmée par un communiqué du Gouvernement rendu public le 17 juillet 2020.

Maintenant que lesdites frontières aériennes sont ouvertes, tous les voyageurs qui arrivent au Niger, sont soumis, à leur descente d’avion, à un contrôle systématique de température. Un test rapide et un prélèvement nasopharyngé pour PCR (Polymerase Chain Reaction) est exécuté sur chaque passager suivi d’une proposition d’auto-confinement à une adresse précise.

Chaque voyageur est, aussi, tenu de présenter un bulletin de PCR-Covid-19 négatif datant de moins de 72 heures. Sont conduits, automatiquement, au lieu de prise en charge, les passagers qui, après le test, sont déclarés positif au coronavirus.

Par, ailleurs, les autorités sanitaires exigent à toute personne qui arrive dans notre pays sans test de dépistage de subir, à ses frais, le test au Niger.

Pour ce qui est des personnes qui quittent le Niger, il leur est réclamé un bulletin de PCR COVID-19 négatif datant de moins de 72 heures pour faciliter les formalités à destination. Il faut retenir que les tests effectués pour tout départ du Niger sont payants.

Si dans le transport aérien les mesures de prévention sont respectées, dans le cadre du transport interurbain, ce n’est guère le cas. Ni la distanciation sociale ou le lavage des mains, le port des bavettes, la toux ou l’éternuement dans le creux du coude et la prise de température ne sont respectés

Aucun test n’est effectué sur les passagers à l’entrée ou à la sortie de nos villes et villages. Une situation déplorable qui expose les populations locales à un gros risque de contamination au Covid-19 et bien d’autres maladies.

D’ailleurs, nos frontières avec les pays voisins sont tellement poreuses que des va-et-vient des populations qui échappent au contrôle des services de l’ordre ou de la santé sont très fréquents et quotidiens. Aucune règle de confinement n’est observée par les voyageurs qui, d’ailleurs, peuvent provenir des pays à hauts risques.

Si l’on ne prend garde, la pandémie du coronavirus risque de rebondir de plus belle comme sous d’autre cieux en France, en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Espagne, etc.

Le Covid-19 circule au sein de la population, c’est certain. Pour ceux qui voyagent, il est recommandé de rester à la maison pendant au moins deux semaines. En cas de toux, fièvre, éternuements, de se rendre dans les formations sanitaires bien indiquées où elles seront automatiquement prises en charge.

Malheureusement, ce n’est pas partout que des formations sanitaires dignes de ce nom existent. D’où, beaucoup de personnes se promènent avec le virus, le transmettent et meurent sans que les autorités sanitaires le sachent.

Il importe à l’avenir, dans le cas où nos frontières terrestres seront rouvertes, aux voyageurs et pas seulement eux, toute la population, de respecter le mieux qu’ils peut les mesures préconisées par l’OMS qui suivent : se laver fréquemment les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon car c’est ce qui tue le virus s’il est présent sur les mains, de maintenir une distance d’au moins 1 mètre avec les autres personnes, en particulier si elles toussent, éternuent ou ont de la fièvre.

Au cas où une personne infectée par le Covid-19, tousse ou éternue, elle projette de petites gouttelettes contenant le virus. Si quelqu’un est trop près, il peut inhaler le virus. Il faut éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche car les mains peuvent avoir été en contact avec de nombreuses objets contaminées par le virus.

En cas de toux ou d’éternuement, il faut se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude ou avec un mouchoir qu’il faut jeter, immédiatement, après dans une poubelle fermée et se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.

En cas de toux ou d’éternuement, il convient, aussi, de se couvrir la bouche et le nez pour éviter de propager des virus et autres agents pathogènes.

Afin de se protéger soi-même et les autres du Covid-19, il importe de suivre les conseils des médecins ou des autorités de santé nationales et locales.

Il faut, en outre, retenir que seules les autorités nationales et locales disposent des informations les plus récentes sur la propagation ou non de la COVID-19 dans les villes et villages du pays. Elles sont les mieux placées pour expliquer ce que les populations doivent prendre comme dispositions utiles pour se protéger.

Au 28 août 2020, le Niger a enregistré 1 173 cas confirmés positifs au Covid-19 parmi lesquels 1 084 personnes sont sorties guéries, 69 décès sont à déplorer et 20 sont sous traitement ambulatoire.

Bassirou Baki Edir

Niger Inter

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