L’ambassadeur du Niger accrédité en Côte d’Ivoire, S.E Moussa Alloua et le Chargé d’affaires par intérim de l’ambassade du Japon en Côte d’Ivoire, M. Ishida Tatsunori, ont procédé, jeudi 27 août 2020 à Abidjan, à la signature de deux Echanges de Notes, relatifs à deux dons du gouvernement du Japon.

Ces dons d’un montant global d’environ 2 milliards 500 millions de Francs CFA, a indiqué le diplomate japonais, sont destinés à financer « un Programme de Développement Economique et Social » et « l’Assistance Alimentaire » au titre de l’année fiscale japonaise 2020.

S’agissant du premier don, d’une enveloppe d’environ 500 millions de Fcfa, a indiqué M. Ishida Tatsunori, « il servira au financement de la lutte contre les maladies infectieuses ainsi qu’à l’amélioration du système sanitaire et médical ». Ce don permettra aussi la fourniture, entre autres, d’équipements de radiographie mobile, d’échographie portable à ultrasons et d’ambulances à l’Hôpital Central de Niamey.

L’occasion pour le Chargé d’affaires par intérim de l’ambassade du Japon en Côte d’Ivoire de louer les efforts fournis par l’Etat du Niger dans la lutte contre la pandémie de la Covid-19. « Le Niger a bien riposté à la première vague de la propagation épidémique », a-t-il souligné, tout en exprimant la disponibilité de son pays à apporter son appui à l’Etat du Niger en vue d’affronter la deuxième, voire la troisième vague de propagation de l’infection.

Le deuxième don, d’un montant de 2 milliards de Fcfa, est relatif au financement de l’Assistance Alimentaire. Selon le diplomate Ishida Tatsunori, « il est destiné à fournir du riz au Niger afin de combler le déficit alimentaire dans le pays » et soutenir aussi les efforts du gouvernement dans ce sens, étant entendu que « l’Assistance Alimentaire constitue un appui à la stabilité du Niger, à travers la fourniture de denrées alimentaires » devait-il souligner.

Pour le diplomate japonais, « ce don vise également à améliorer la balance des paiements du pays et à favoriser d’importantes économies de devises qui auraient dues être affectées à l’importation du riz ».

Mieux encore, a-t-il poursuivi, « le fonds de contrepartie constitué des recettes de la vente du riz, servira plus tard, après consultations entre les gouvernements japonais et nigérien, à financer divers projets de développement socioéconomique dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation et bien d’autres ».

Notons qu’en plus de ces deux programmes, le Japon déploie des gros efforts proactifs en faveur des populations nigériennes avec des organisations internationales dans les domaines de l’eau potable et de l’assainissement des personnes déplacées internes, de la protection sociale ainsi que sur les questions du genre.

Tout en louant les liens d’amitié et de partenariat qui existent depuis fort longtemps entre le Niger et le Japon, le Chargé d’affaires par intérim de l’ambassade du Japon en Côte d’Ivoire a tenu à réaffirmer « la ferme conviction de son pays à accompagner le Niger dans ses efforts en vue de surmonter les différents défis et développer l’économie du pays ».

Oumar Issoufa

    

Niger Inter

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