Le Conseil des ministres du vendredi 19 juin 2020 a, au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, examiné et adopté deux projets de textes, l’un portant sur « le Régime des Etablissements Publics à caractère Scientifique, Culturel et Technique (EPSCT) » et l’autre sur « le Statut Autonome du Personnel Enseignants-Chercheurs et Chercheurs des Universités publiques du Niger ».

Pour le premier texte, il s’agit d’une refonte de la loi n°2010-77 du 09 décembre 2010, portant régime des Etablissements Publics à caractère Scientifique, Culturel et Technique (EPSCT), modifiée et complétée par la loi n°2019-05 du 06 mai 2019.

Cette modification vise, selon les conclusions du Conseil des ministres, à « prendre en compte les réajustements jugés nécessaires pour le bon fonctionnement des Universités Publiques du Niger ».

Pour ce faire, « deux (2) textes distincts ont été créées au sein de chaque université » dans le seul but, apprend-on, d’améliorer « la gouvernance dans la gestion de ces Etablissements Publics à caractère Scientifique, Culturel et Technique (EPSCT) ».

Il s’agit d’un « Conseil d’Université, présidé par une personnalité universitaire nommée par décret pris en Conseil des ministres sur proposition du Ministre chargé de l’Enseignement supérieur, qui assure les orientations stratégiques de l’Université » ; puis d’un « Recteur élu par la communauté universitaire dans toutes les universités remplissant les conditions définies par les textes ». Selon cette reforme qui va certainement ramener la sérénité au sein de la communauté universitaire,  « le Recteur élu sera chargé des affaires académiques, administratives, financières, de la recherche scientifique et des franchises universitaires ».

Ces deux projets de loi, indiquent les conclusions du Conseil des ministres, seront transmis à l’Assemblée nationale pour adoption.

Oumar Issoufa

 

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