Depuis le début de l’année 2020, notre humanité est confrontée à la rude épreuve de la pandémie du COVID-19. En Chine, après 4 mois de dures batailles, le peuple chinois a remporté la victoire décisive sur le virus. Au Niger, la situation a connu des améliorations et la propagation du virus est sous contrôle, ainsi la lumière est déjà apparue au bout du tunnel. Cette pandémie du COVID-19 a appris à la Chine, au Niger, et à la plupart des pays du monde que le virus ne connaît ni frontières, ni ethnies, et la seule façon de le vaincre, c’est par la solidarité et la coopération et de construire ensemble une communauté de santé pour l’humanité.

Expérience chinoise dans la lutte contre le coronavirus

La Chine est le premier pays à signaler des cas du COVID-19, et elle a subi, particulièrement la ville de Wuhan, les premières vagues d’attaque du coronavirus. Face à ce virus inconnu, la Chine a pris des mesures les plus énergiques qu’il soit pour contenir sa propagation dans un esprit de transparence et de responsabilité, et a notifié à l’OMS dans un premier temps. Ainsi, le 3 janvier, une semaine après avoir signalé pour la première fois 3 cas de pneumonie de cause inconnue, la Chine a officiellement communiqué les informations sur l’épidémie à l’OMS ainsi qu’aux pays concernés, dont les États-Unis. Le 7 janvier, elle a identifié l’agent pathogène, et 5 jours après elle a partagé les séquences génomiques avec le reste du monde. Le 23 janvier, la ville de Wuhan a été placée à l’isolement, et le tourisme, les vols commerciaux, les trains et les transports routiers de la ville ont tous été suspendus le lendemain. Le 25 janvier, la province de Hubei, une région de plus de 60 millions d’habitants dont Wuhan est la capitale, a été mise au confinement total.

Dans sa riposte contre le coronavirus, la Chine donne la priorité absolue à la vie humaine. Des mesures les plus complètes, énergiques et draconiennes ont été adoptées à temps pour couper la chaîne de transmission du virus. Ainsi, la première ligne de défense dans la lutte internationale contre le COVID-19 a été établie en Chine, ce qui a permis aux autres pays d’avoir une période “fenêtre” pour la préparation. Pour mener à bien cette bataille d’interception du virus, la Chine a entrepris une mobilisation générale à la rescousse de Wuhan, une opération sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Des ressources médicales se sont concentrées à cette ville, et 42,000 médecins répartis dans 217 équipes médicales se sont précipités à Hubei. Dans moins de 10 jours, deux hôpitaux spécialisés avec 2600 lits ont été construits, sans oublier des 16 hôpitaux de campagne avec 16,000 lits supplémentaires. En peu de temps, quelques 20,000 respirateurs ont été envoyés à Hubei, et la production chinoise de masques de protection a été passée de 20 millions d’unités chaque jour à 116 millions dans moins d’un mois. Ce qui est à noter, c’est que 500,000 bénévoles venant de toute la Chine se sont rendus à Wuhan pour porter l’assistance ou assurer la logistique, et au total 2 millions de bénévoles travaillaient sur tout le territoire du pays au risque de leur vie et de leur santé. Ainsi, sous la direction ferme du Parti communiste chinois (PCC) et du gouvernement chinois, et grâce à des efforts ardus et aux prix de grands sacrifices du peuple chinois, la victoire finale contre le coronavirus n’est plus une chose très lointaine en Chine: à la date du 18 mai, le pays ne compte plus que de quelques dizaines de cas de contamination, après avoir connu un lourd bilan avec environs 84,000 cas confirmés et 4,600 décès. Aujourd’hui, avec la victoire décisive sur le virus, la vie des Chinois revient à la normale.

Coronavirus: un ennemi commun de toute l’humanité

La Chine est le premier pays à signaler les cas du coronavirus, elle est aussi le premier victime du COVID-19. L’éclatement général dans le monde de l’épidémie a démontré que le virus n’a aucune pitié, et ne connaît ni frontières, ni idéologie, il est bien l’ennemi commun de toute l’humanité. Les études scientifiques et médicaux de plusieurs pays ont montré que le coronavirus s’est largement répandu dans le monde depuis la fin de l’année 2019, et plusieurs pays tels que la France, l’Italie et les Etats-Unis auraient probablement déjà connu une transmission communautaire à cette époque-là. En France, les études suggèrent que la propagation du COVID-19 sur le territoire français serait pour très peu liée à des cas importés de la Chine, mais à une souche avec une origine encore inconnue, et la transmission communautaire dans le pays pourrait dater jusqu’en décembre dernier. En Italie, un expert renommé rappelle que des médecins locaux réclament avoir vu une pneumonie très étrange et très grave en décembre voire en novembre dernier. Aux Etats-Unis, bien que le gouvernement réclame officiellement que son patient zéro n’a apparu qu’en début févier 2020, pas mal d’américains revendiquent qu’ils ont eu des symptômes de la “grippe” en novembre dernier, avant de recevoir récemment par surprise un résultat positif dans un test d’anticorps du COVID-19. Cette propagation du virus beaucoup plus rapide qu’on imagine montre encore une fois qu’il serait aléatoire de définir l’origine du virus avec les faits du présent. Selon une étude britannique, parmi les trois principaux types de souche du virus, respectivement les types A, B et C découverts par les scientifiques, le type A, qui devrait être le virus d’origine, était très rare à trouver à Wuhan, mais était le plus répandu aux Etats-Unis. Ainsi, il est clair que retracer l’origine du virus est une question scientifique, qui devrait être fondée sur la science et faire l’objet de recherches par des scientifiques et des experts médicaux.

A présent, la pandémie du COVID-19 sévit encore dans la planète, le monde enregistre aujourd’hui plus de 4,7 millions de cas confirmés et 310,000 décès liés. L’Europe et l’Amérique du nord sont devenues les nouveaux épicentres, et les pays concernés se trouvant dans la même situation qu’a connue la Chine sont obligés de lutter durement contre cet ennemi commun. Au Niger, le gouvernement a adopté les mesures strictes telles que l’isolement de la capitale et la fermeture des frontières dès le début, les couches religieuses et la société civile du pays ont démontré leur solidarité et compréhension dans la vie quotidienne, et le peuple nigérien a également manifesté sa ferme volonté et son soutien en faveur de la lutte contre cette pandémie à travers les appuis financiers et matériels. Tous ces actes ont sans doute permis au Niger de mettre l’épidémie sous contrôle. Force est de constater qu’avec une lutte conjointe et des mesures communes adoptées par la plupart des pays du monde, la situation s’améliore progressivement dans beaucoup de pays, et le Niger, tout comme la Chine et les autres pays, commence à revenir à la normale. Dans cette lutte pénible contre le virus mortel, on commence à voir de la lumière à l’horizon.

Ensemble nous vaincrons le coronavirus

La pandémie du COVID-19 nous apprend que le virus est l’ennemi commun de toute l’humanité, et la seule façon de le vaincre, c’est de construire ensemble une communauté de santé pour l’humanité dans un esprit de solidarité et de coopération.

Au moment le plus difficile que la Chine a connu dans sa lutte contre le coronavirus, le Président Issoufou Mahamadou comme beaucoup d’autres dirigeants et peuples du monde ont manifesté leurs précieux soutiens et actes de solidarité à la Chine, ce qui a beaucoup encouragé le peuple chinois dans sa lutte contre le coronavirus. Alors que maintenant la lutte contre le coronavirus est sur la bonne voie, la Chine accorde en retour des aides d’urgence au monde pour exprimer sa reconnaissance et solidarité. Elle a apporté des fournitures médicales à plus de 150 pays et organisations internationales, a envoyé 19 équipes d’experts médicaux dans 17 pays, et a fait don de 50 millions de dollars à l’OMS. En même temps, la Chine s’est dévouée à travailler fort pour élargir sa capacité de production dans le but de soutenir la lutte contre le COVID-19 dans le monde entier. Ainsi, du 1er mars au 30 avril, la Chine a fourni au monde 27,8 milliards de masques de protection, 130 millions de combinaisons et 49,100 respirateurs. Rien qu’aux Etats-Unis, à la date du 1er mai, la Chine a fourni de grands lots d’équipement médical, y compris plus de 6,6 milliards de masques de protection et près de 7500 respirateurs. Entretemps, pour soutenir le Niger dans sa lutte contre le COVID-19, le gouvernement chinois de même que les fondations et les entreprises chinoises ont offert, jusqu’à présent, au total 43 millions de FCFA et d’importants dons de matériels médicaux d’une valeur d’une centaine de millions de FCFA, y compris 8 respirateurs, 40,000 kits de test et 180,000 masques de protection, sans compter d’autres aides qui sont sur le point d’acheminement.

A l’heure actuelle, face à l’ampleur des défis économiques causés par la pandémie du COVID-19, le monde a plus que jamais besoin de maintenir sa solidarité. Pourtant, depuis certains temps, quelques politiciens et médias occidentaux, notamment ceux des Etats-Unis, ne cessent de faire des accusations mensongères contre la Chine. Ils présument que la Chine est l’origine du virus, réclament qu’elle soit responsable sur l’apparition de la pandémie et même demandent une “indemnité”. S’ils ne s’arrêtent pas à faire propager ce virus “politique” en portant la responsabilité sur la Chine et sur l’OMS, c’est pour couvrir leur incapacité dans la lutte contre cette épidémie. Le virus est l’ennemi commun de l’humanité, qui pourrait apparaître à n’importe quel moment et à n’importe où dans le monde. Il n’y a aucune raison sensée ni aucun soutien légitime du point de vue du droit international de rendre responsable le premier État à signaler une épidémie, et de réclamer une indemnité auprès de ce dernier. Est-ce que nous avons tenu les Etats-Unis responsable pour la grippe H1N1 premièrement éclatée là-bas en 2009 et puis propagée dans 214 États et régions en causant environs 200 mille morts? Est-ce que nous avons engagé la responsabilité américaine pour avoir signalé les premiers cas du VIH/SIDA aux Etats-Unis en 1981 et pour la propagation de ce virus dans le monde entier? De même, est-ce que nous avons blâmé les Américains pour la crise financière causée par les Etats-Unis en 2008? En fait, le virus “politique” est aussi dangereux que celui du nouveau coronavirus, il demande la vigilance de tous les pays du monde.

La propagation de la pandémie de COVID-19 montre encore une fois que l’humanité se trouve dans une communauté de destin commun, les intérêts et le futur de tous les pays sont liés les uns aux autres. Ensemble, nous pouvons partager la paix et la prospérité, et ensemble, nous pouvons surmonter les crises et les défis. La seule façon par laquelle le monde pourrait vaincre le virus, c’est de travailler main dans la main et de construire une communauté de destin. À l’heure actuelle au Niger, la lutte contre le COVID-19 voit de la lumière à l’horizon, et la Chine accompagnera toujours le Niger pour surmonter cette épreuve avec un esprit solidaire. En cette ère de mondialisation, une telle urgence majeure ne sera pas la dernière. Les divers problèmes de sécurité traditionnels et non traditionnels nous font face devant de nouveaux défis. Face à ces défis, il nous faut renforcer la solidrité et la coopération de la communauté international, au lieu de stigmatiser les efforts des autres pays, il nous faut prendre la responsabilité qui incombe à chaque pays, au lieu de rejetter sa propre faute aux autres, il nous faut concentrer les efforts de toute la planète, au lieu d’agir des motifs égoïstes. L’avenir dépend des décisions que nous prenons aujourd’hui.

 S.E.M. ZHANG Lijun, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Populaire de Chine au Niger

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