Dans la gestion de la pandémie du coronavirus, les autorités ont pris des mesures pour prévenir la propagation de la maladie dans le pays à l’instar de tous les pays du monde, qui chacun selon ses capacités et ses moyens essaie de lutter contre le covid-19 qui s’avère être sans vaccin. Mais de plus en plus nous assistons à des actes de vandalisme qui dépasse l’entendement notamment dans la capitale Niamey.

Rappelons que dans les autres régions du Niger comme Zinder (Mirriah), Tahoua (Illéla) et Maradi (Serkin Haoussa) les vandales ont été inculpés et placés dans les maisons d’arrêt. A Illéla, 19 présumés fauteurs de troubles dont un ancien maire sont pensionnaires de la prison civile de Tahoua. A Zinder et Maradi, les insurgés sont également éparpillés dans les différentes prisons de ces localités.

A Niamey la capitale où un couvre-feu nocturne est instauré, depuis presque une semaine l’on assiste à une sorte de guérilla urbaine où les vandales s’attaquent aux biens publics et privés en brûlant des pneus sur les voies publiques bravant ainsi les forces de défense et de sécurité.  A Goudel, Boukoki, Niamey 2000, Banifandou, pour ne citer que ces quartiers, l’insurrection est criarde et amène plus d’un patriote à se demander pourquoi cette folie pour détruire les biens publics ? A qui profite ce crime, se demandent les internautes via les réseaux sociaux ?

Aucune cause ne saurait justifier ce déferlement de la violence alors que l’on peut s’opposer ou contester à travers des moyens pacifiques. L’état de droit a ses exigences : tous les citoyens sont sous l’empire des mêmes lois. Ceux qui cassent doivent donc payer. C’est aussi cela la responsabilité.

Nous ne le disons jamais assez que dans notre pays où tout est prioritaire, il serait hasardeux de penser que le déferlement de la violence en vogue serait la panacée. Un simple survol de notre récente histoire politique pourrait convaincre ceux qui ont tendance à céder au chant des sirènes des pyromanes. Ces offres en apparence séduisantes, mais pouvant se retourner contre ceux qui l’acceptent. Il faut se méfier du danger de l’insurrection.

Les manipulateurs narcissiques savent prendre des risques mesurés. Ils vont toujours utiliser les autres pour atteindre leurs objectifs. Dès qu’il y a danger ils ne sont pas là. Combien de fois quelques-uns ont tenté de mobiliser des jeunes à Niamey pour créer le chaos puisqu’ils considèrent que sans désordre leur cause ne sera pas entendue ?

Ce qui se passe à Niamey doit cesser. L’Etat doit l’arrêter. Défier l’autorité de l’Etat est une antivaleur qu’il faut combattre. L’âge des fauteurs de troubles varie souvent entre 10 à 19 ans, apprend-on. Cela traduit bien tout le malaise et l’inconscience de ces jeunes manipulés ou désespérés. Mais la loi c’est la loi : eux ou leurs parents doivent répondre de leurs forfaitures.

 

Ce n’est le droit de personne de blesser des agents des forces de sécurité en mission, d’incendier des bâtiments et véhicules publics, de caillasser des biens privés et de dégrader des voies publiques construites à coup de milliards de francs CFA.

En un mot comme en mille, les manipulateurs narcissiques savent toujours rester dans leur zone de confort pour nuire. Ils s’accrochent mais ils n’aiment pas leur peuple. Ils aiment bien attiser le feu mais il ne faut pas compter sur eux pour vous assister en cas de revers de la médaille.

EMS

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