L’Enquête Nationale sur les principaux facteurs déterminants des niveaux actuels de la Fécondité et de la Mortalité des enfants de moins de cinq ans au Niger a été initiée, à la demande du Gouvernement du Niger. L’objectif principal de cette enquête est de permettre de déterminer le niveau réel et actuel de la fécondité et de la mortalité des enfants de moins de cinq (5) ans et leurs causes profondes au Niger, notamment les facteurs directs et indirects qui expliquent les niveaux actuels et les tendances de ces phénomènes démographiques.

Pour mieux orienter et faciliter les travaux de l’ENAFEME Niger 2021, un Comité de Pilotage (CP) a été mis en place, par arrêté de la Ministre du Plan, le 3 février 2021. Le Comité de pilotage est présidé par le Secrétaire Général du Ministère du Plan et est composé des représentants des différents Ministères et ceux des partenaires techniques et financiers, concernés par les questions de la fécondité et de la mortalité des enfants de moins de cinq (5).

Selon, les principaux résultats préliminaires de l’ENAFEME Niger 2021, le Niger a amorcé sa transition démographique. Ces résultats révèlent une forte baisse de la fécondité en 2021. Ainsi l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF), qui mesure le nombre moyen d’enfants qu’une femme a, au cours de sa vie génésique, est passé de 7,4 en 1992, à 6,2 en 2021, en étant resté stable, pendant près de 30 ans, notamment à 7,5 en 1998, à 7,1 en 2006, et à 7,6 en 2012. C’est une très grande avancée, majeure, réalisée par le Niger, et qu’il convient de souligner.

Cette importante baisse, révèle les immenses efforts, et les impacts positifs des politiques économiques, des plans et programmes de développement, élaborés et mis en œuvre, ces 10 dernières années, par le Gouvernement, avec l’assistance de ses Partenaires au développement, notamment les nombreux investissements réalisés, particulièrement, dans les secteurs sociaux essentiels de base.

Les résultats préliminaires de l’ENAFEME Niger 2021 montrent, aussi, une baisse continue, de la mortalité des enfants de moins de cinq (5) ans. Ainsi celle des enfants âgés de 0 à 5 ans est passée de 318 ‰ en 1992, à 274 ‰ en 1998, à 198 ‰ en 2006, à 127 ‰ en 2012, puis à 123 ‰ n 2021. Celle des enfants âgés de 1 à 4 ans a, elle aussi, baissé. Elle est passée de 223 ‰ en 1992, à 172 ‰ en 1998, à 126 ‰ en 2006, à 81 ‰ en 2012, puis à 55 ‰ en 2021. Ces résultats sont le fruit de la mobilisation et de la détermination du Gouvernement, et de l’appui de ses différents partenaires. Il faut, cependant, relever que la mortalité infantile, celle des enfants de moins d’un (1) an, après avoir fortement baissé entre 1992 à 2012, a connu une hausse entre 2012 et 2021. Elle est passée de 123 ‰ en 1992 et 1998, à 81 ‰ en 2006, à 51 ‰ en 2012, puis à 73 ‰ en 2021.

Pour les soins prénatals, en 2021, presque quatre femmes sur dix (37%) ont effectué, au moins, les 4 visites prénatales recommandées. Cette proportion était de 33% en 2012, 15% en 2006, 11% en 1998 et 8% en 1992.

Il ressort également une nette amélioration des conditions d’accouchement. 14,9% des naissances ont été assistées par un prestataire formé en 1992, 17,6% en 1998, 17,7% en 2006, 29,3% en 2012 et enfin 44% en 2021.

Source : INS

Niger Inter

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