Il fallait s’y attendre. En sursis depuis 2015, le mythique stade Général Seyni Kountché de Niamey ferme désormais ses portes. Cette décision pour le moins attendue de la Confédération africaine de football (CAF) est tombée le mardi 2 mars dernier, suite à un courrier adressé aux autorités sportives nigériennes.

 En effet, lors de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans, tenue en 2015, à Niamey, l’instance faitière du football continental, que présidait à l’époque Issa Hayatou avait attiré l’attention des autorités en charge du sport au Niger sur l’état désastreux du stade Général Seyni Kountché qui ne répondait plus aux exigences de ladite instance.

Toutefois, la CAF a carrément fermé les yeux pour que cette compétition ait lieu. Six ans après, l’administration du stade et sa tutelle n’ont rien fait. Selon nos informations, même en pleine pandémie du Covid-19, un rappel à l’ordre avait été adressé par l’instance continental, encore silence total. En agissant le 2 mars dernier, la CAF voit un manque de responsabilité ou tout simplement une négligence avérée.

Plus rien aux normes

Dans son courrier, la CAF relève plusieurs insuffisances au niveau du stade Général Seyni Kountché de Niamey qui est le stade officiel qu’elle reconnait. Parmi les griefs de la CAF : une pelouse vétuste, impraticable et qui ne répond plus aux normes internationales ; vestiaires non plus aux normes ; manque d’une salle de conférence ; manque de sièges tout autour des gradins du stade soit près de 29.000 places ; manque d’un bureau responsable sécurité ; bancs de touche également pas aux normes etc.

C’est tout un chapelet de problèmes que la CAF a énuméré. En décidant de suspendre le stade Général Seyni Kountché de toutes les compétitions nationales et même internationales, la CAF vient d’administrer une belle gifle à notre pays.

 C’est une véritable catastrophe nationale. Conséquence, le match Niger-Côte d’Ivoire, comptant pour la 5ème et avant-dernière de la phase de poule des éliminatoires de la CAN Cameroun 2021, prévu le 26 mars prochain, n’aura pas lieu à Niamey.

Selon certaines indiscrétions, en raison de cette fermeture, ce match, très capital pour le Mena, pourrait être délocalisé au stade de Kégué de Lomé au Togo. Une véritable problématique pour la FENIFOOT qui  doit assurer l’hébergement et la restauration des deux équipes (Niger et Côte-d’Ivoire), la location par la FENIFOOT du stade de Kégué, les billets d’avions du quatuor arbitral du match. Bref ! Un gros investissement en perspective.

Du côté du ministère des Sports et de la Direction générale du stade Seyni Kountché, c’est un « silence radio ». Certaines sources auraient confirmé que les fonds destinés  aux démarrage des travaux seraient disponibles mais bloqués pour des raisons inconnues.

A l’exception peut-être d’une intervention du Président de la FENIFOOT auprès des dirigeants de la CAF, il serait difficile de rouvrir le stade Seyni Kountché. Et combien de temps durera cette fermeture ? Le stade du 4 août de Ouagadougou au Burkina Faso est également suspendu par la CAF même s’il vient d’avoir un sursis jusqu’en juin du comité d’urgence de la CAF, apprend-on.

Ousmane Keita

Niger Inter

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