C’est dans la douleur que le Mena national a précipitamment quitté la 6ème édition du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN,) qui se déroule actuellement au Cameroun, après son élimination précoce, à l’issue de la phase de poules.

 Et pourtant, le Niger considère plutôt cette compétition, réservée exclusivement aux joueurs locaux, comme sa « chasse gardée » après trois participations sur les 6 éditions. Considéré par certains observateurs avertis du football continental comme le petit poucet de ce rendez-vous camerounais, le Mena, pourtant très bien préparé, ne leur a pas donné tort. Le onze nigérien, soutenu par tout un peuple, a finalement dit « Adieu » au CHAN 2021. Ils sont nombreux à avoir fondé l’espoir et sinon à avoir rêvé d’un exploit historique, mais hélas !

La faute à deux joueurs

Logé dans un groupe B complètement à leur portée, le Mena n’a pas su profiter de cette opportunité qui lui est pourtant offerte, par la seule faute de certains joueurs égoïstes et trop avares en passes. Cette contre-performance du Mena au CHAN 2021 reste inexplicable et impardonnable, car avant même son coup d’envoi, le Niger avait sa qualification en main. Mais le manque de patriotisme de certains joueurs avait eu le dessus sur les chances réelles de notre équipe nationale. Après deux matches nuls, respectivement face aux Chevaliers de la Méditerranéen de la Lybie (0-0) et les Diables Rouges du Congo Brazzaville (1-1), le Niger a volontairement laissé toutes ses chances de qualifications aux ¼ de finales entre les pieds face aux Léopards de la RDC (1-2) alors même que l’équipe adverse est vidée de presque 8 de ces joueurs, testés positifs à la Covid-19 dont son sélectionneur Florent Ibengué.

Les responsabilités sont claires par rapport à cette élimination précoce. D’abord le staff technique, qui a aligné un duo d’attaque amorphe, maladroit et très égoïste face à la RDC. Un duo totalement décrié et critiqué tant par les Nigériens que par plusieurs spécialistes du football africain présents au Cameroun. Il s’agit notamment d’Issa Ibrahim Djibrilla (Sahel SC) et Halidou Garba (AS Garde nationale). Outre leurs égoïsmes, ils ont été transparents et sans aucun repère.  Le premier a montré ses limites, lors du match contre le Congo qu’il a refusé de disputer avec ses coéquipiers. Selon nos sources, certains recruteurs lui auraient soufflé dans l’oreille qu’au cas où il marquerait un but, il sera alors recruté par un club européen. À lui seul, il a raté trois occasions nettes de buts. Le second, Halidou Garba dit Inzaghi, a tout simplement épuisé ses cartouches au sein du Mena, sinon comment comprendre qu’un attaquant manque quatre occasions, nez à nez avec le portier de la RDC ?

Plusieurs Nigériens portent la responsabilité de cet échec au compte du staff, coiffé par Harouna Doula, qui a préféré ces deux joueurs tant décriés à d’autres plus valables, tels Issa Moussa Mossi dit Chinois, le seul buteur nigérien à ce CHAN à avoir marqué deux buts, ou encore le très talentueux Abdoul Kader Amadou Djibo Wonkoye, resté sur le banc sur les trois matches.

Questions : Pourquoi Doula a-t-il fait confiance à cette attaque moribonde et amorphe ? Pourquoi un portier inconstant, distrait et toujours hors de sa cage, comme Djadja, alors que Lama et Toldo, meilleurs que lui, sont sur le banc ? Le Niger ne mérite pas cette élimination, loin de là.

Pour l’instant, la FENIFOOT et son Président, le colonel-major Pelé, restent bouches cousues. Aucun mot, aucune réaction. Mais selon nos sources, Pelé et Doula se sont entendus sur une qualification au moins pour les ¼ de finales. Alors, face à cette donne, Harouna Doula va-t-il rendre le tablier ou continuer l’aventure avec le Mena ? Wait and see !

Ousmane Keita

Envoyé Spécial au Cameroun

 

Niger Inter

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