Le Niger s’achemine progressivement vers la tenue des élections générales de 2020-2021 dont la présidentielle premier tour est prévu pour le 27 décembre prochain. Au niveau des états-majors des partis politiques et les comités de soutien aux candidats indépendants, c’est l’effervescence. Les congrès d’investiture des candidats à la présidentielle s’enchainent. A la date d’aujourd’hui, 2 novembre 2020, coïncidant avec la clôture de dépôt des candidatures pour les élections législatives, couplées au premier tour de la présidentielle, « plus d’une trentaine de candidats  se sont déclarés », apprend-on.

Une pléthore de candidatures pour une population d’à peine 20 millions d’habitants. Pour des nombreux analystes politiques, ce nombre pléthorique de candidatures est un gâchis pour le paysage politique nigérien qui compte déjà quelques 150 partis politiques. Aussi, une perte d’énergie pour bon nombre de ces partis, surtout ceux qui ne peuvent mobiliser un millier de personnes, sauf à l’occasion d’un congrès.  Alors, pourquoi toutes ces candidatures ?

La réponse se trouve dans « le marchandage politique » dont nos politiciens sont habitués après l’élection d’un nouveau président de la République. Chacun accourt pour se faire une place au soleil. Le président élu et son état-major sont submergés par des sollicitations venant des candidats malheureux dans la perspective de la composition d’une alliance politique qui aura à exercer le pouvoir d’Etat.

Une fois qu’ils sont acceptés dans l’alliance politique et promus à des postes de responsabilité, ils se lancent alors dans la course au gain facile, une manière pour eux de reconstituer le « capital » investi pendant le processus électoral. Pire, au lieu d’accompagner le président élu à mettre en œuvre son programme  de gouvernance sur la base duquel le peuple l’a élu, la plus part d’entre eux se mettent de travers et obstruent l’action du gouvernement.  C’est malheureusement cette pratique de « marchandage » dans la formation d’alliance politique pour gouverner qui empêche au président élu de mettre en œuvre son programme de société et d’exercer pleinement le pouvoir d’Etat que le peuple lui a confié.

A l’épreuve des faits, la pléthore des partis polémiques ne rime pas avec bonne gouvernance. Bien au contraire. Elle aggrave la situation du pays en faisant la promotion des antivaleurs comme la corruption, le trafic d’influence, le népotisme et l’impunité. A notre humble avis, il est certes légitime de créer un parti politique du moment où le Niger a opté pour le multipartisme intégral. Il n’y a rien à redire. Mais il incombe à l’Etat par le biais du ministère de l’intérieur d’appliquer rigoureusement la charte des partis politiques. Et dans ce sens, il urge que les recommandations de la Cour des comptes soient mises en œuvre par le ministère de tutelle pour une saine gestion des partis politiques au Niger.

PS : lire ci-dessous la liste des candidats annoncés pour la présidentielle.

Oumar Issoufa

 

Liste des candidats enregistrés  

Selon une publication du Journal La Roue de l’histoire, la liste des candidats à l’élection présidentielle de 2020 se présente ainsi qu’il suit :

–          1. M. Ousmane Idi Ango, investi par l’Alliance pour la Démocratie et la République (ADR-Mahita) ;

–          2. M. Moussa Barazé, investi par l’Alliance Nigérienne pour la Démocratie et le Progrès (ANDP-Zaman Lahiya);

–          3. M. Omar Hamidou Tchiana, investi par l’Alliance des Mouvements pour l’Emergence du Niger (AMEN-AMIN);

–          4. M. Salou Gobi, investi par la Convention Nationale pour la République (CNR-Gayya)

–          5. M. Ibrahim Gado, investi par le Conseil Républicain pour le Progrès et la Démocratie (CRPD-SULHU);

–          6. M. Mohamed Oumarou Idé, investi par le Front d’Action pour un Niger Nouveau (FANN-Kama kanka);

–          7. M. Seïni Oumarou, investi par le Mouvement National pour la Société de Développement (MNSD-Nassara)

–          8. M. Tahirou Guimba, investi par le Mouvement Démocratique pour le Développement et la Défense des Libertés (MODDEL-Ma’aykata)

–          9. M. Hama Amadou, investi par le Mouvement Démocratique Nigérien pour une Fédération Africaine (MODEN FA Lumana Africa);

–          10. M. Adal Roubeid, investi par le Mouvement Démocratique pour le Renouveau (MDR TARNA);

–          11. M. Ibrahim Yacouba, investi par le Mouvement Patriotique Nigérien (MPN Kishin Kassa) ;

–          12. M. Albadé Abouba, investi par le Mouvement Patriotique pour la République (MPR-Jamhuriya) ;

–          13. M. Souleymane Abdallah, investi par le parti ’’Niger En Avant’’ (NIGERENA)

–          14. M. Abdoul Kadri Oumarou Alfa, investi par la coalition GAYYA ZABBE;

–          15. M. Mahaman Hamissou Moumouni, investi par le Parti pour la Justice et le Développement (PJD-Hakika);

–          16. M. Salou Djibo, investi par le parti “Paix, Justice, Progrès (PJP-Génération Doubara)

–          17. M. Souley Garba, investi par le Parti Nigérien pour le Changement (PNC- Mu Lura);

–          18. M. Intincar Alassan, investi par le Parti Nigérien pour la Paix et le Développement (PND AKAL KASSA)

–          19. M. Bazoum Mohamed, investi par le Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS Tarayya);

–          20. M. Abdoulaye Amadou Traoré, investi par le Parti du Progrès pour un Niger Uni (PPNU SAWYI);

–          21. M. Hamidou Mamadou Abdou, investi par le Rassemblement National Africain (RANAA) ;

–          22. M. Ousmane Elhadji Alou Malam Souley, investi par le Rassemblement des Démocrates (RD/Tchéton kasa)

–          23. M. Mahamane Ousmane, investi par le Renouveau Démocratique et Républicain (RDR Tchanji) ;

–          24. M. Mounkaila Issa, investi par le Rassemblement Nigérien pour la Démocratie et la Paix (RNDP- Anneima Bani zoumbou) ;

–          25. M. Alma Oumarou investi par le Rassemblement pour la Paix et le Progrès (RPP-Farilla) ;

–          26. M. Kané Kadaouré Habibou, investi par la Synergie des Démocrates pour la République (SDR-Sabuwa) ;

–          27. M. Djibril Baré, investi par l’Union des Forces Populaires pour la Démocratie et le Progrès (UDFP SAWABA) ;

–          28. M. Amadou Boubacar Cissé, investi par l’Union pour la Démocratie et la République (UDR TABBAT) ;

–          29. M. Salim Salim Zanguina, investi par le Front d’Organisation Responsable Citoyen et Engagé (FORCE NIGER).

–          30. Cheikh Boureima Abdou Daouda, investi par l’Union Démocratique des Socialistes de la Renaissance(UDSR) MARTABA,

–          31. Issoufou Amadou Seydou, candidat Indépendant

– 32 Cheikh Boureima Abdou Daouda, candidat du parti UDSR-Martaba

– 33 Idrissa Issoufou, candidat du MDC

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