Nous avons appris avec consternation la disparition, hier soir à la clinique Magori, de notre confrère Maman Abou, Directeur de publication du journal Le Républicain et PDG de la Nouvelle Imprimerie du Niger (NIN).

Grand journaliste, républicain dans l’âme, défenseur des droits humains, Maman Abou vient de tirer sa révérence après un très rude combat contre la maladie. Victime d’un AVC (accident cardio vasculaire) qui l’a presque paralysé, Maman a résisté jusqu’au bout en assumant ses responsabilités de Directeur d’entreprise et Directeur de publication du Républicain.

Président de la Commission crimes et abus à la Conférence nationale souveraine, membre fondateur de l’ANDDH, Maman Abou a surtout marqué la marche de notre processus démocratique à travers son journal Le Républicain qui a fait ses preuves dans la promotion de la bonne gouvernance, la défense des valeurs républicaines et de la démocratie.

Pour ses convictions, il a connu plusieurs fois les geôles sous la 5ème République notamment pour son combat à travers son journal qui s’est avéré être un véritable empêcheur de tourner en rond.

Maman Abou est également connu comme un grand militant du PNDS-Tarayya, principal parti au pouvoir au Niger. Mais ce républicain devant l’Eternel, même étant très proche du régime en place, son journal a toujours dénoncé la mal gouvernance, la gabegie et les antivaleurs. Pour lui, le Niger d’abord.

Maman Abou est aussi comme un altruiste, un être débonnaire qui a su aider à grandir pas mal de ses administrés, amis et connaissances. Ce genre de leaders qui savent renvoyer l’ascenseur aux autres.

La grandeur de Maman Abou, c’est aussi son ouverture au monde, son carnet d’adresses qui font de lui un véritable citoyen du monde. Il vient de tirer sa révérence. Il sera inhumé à  Tarka, son village natal à Belbedji dans la région de Zinder , apprend-on.

De Dieu nous venons, à Lui nous retournerons. Paix éternelle à son âme !

EMS

Niger Inter

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